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ADYNAMIE

Bonnes, d’Enghien, de Saint-Honoré. Plus tard on aura recours aux arsenicaux (La Bourboule) et à la liqueur de Fowler (1 à 5 gouttes par jour). De plus, on fera de la révulsion en avant et en arrière de la poitrine.

Mais cette médication serait insuffisante si on ne met pas l’enfant dans de bonnes conditions hygiéniques. L’alimentation sera fortifiante; le grand air, les bains, une saison au Mont-Dore, à Larey ou à la Bourboule seront d’excellents adjuvants pour amener une guérison parfaite.

Les résultats de cette médication se font, avons-nous dit, souvent attendre; mais il ne faut point perdre patience et en soignant attentivement ces petits malades, on obtient des cures merveilleuses et on les met souvent à l’abri de poussées nouvelles. Nous croyons utile d’ajouter, au point de vue prophylactique, qu’il faut surveiller attentivement les enfants atteints de bronchite, de coqueluche, de rougeole, etc. En effet, avec

quelques soins, quelques précautions hygiéniques

pendant ces affections, on peut sinon éviter, du moins fortement atténuer une lésion longue à guérir et toujours fatigante pour l’enfant.

Potions.

A' Teinture de Belladone.. IV à X gouttes

Alcoolaturede racine d’aconit V à X —

Teinture d’eucalyptus. XV à XXV —

Sirop de polygala. 30 grammes

Eau distillée. dOU —

Une cuillerée proportionnée à l’âge toutes les trois heures.

lodure de potassium. 6 grammes

Chlorure de sodium,.. 2 —

Eau distillé. 120 —

Matin et soir une cuillerée à dessert dans une tasse de lait ou de potage gras.

Adynamie. — -Nous ne parlerons pas ici du traite-

.LBUMINUBIE

ment de l’adynamie qui est signalé dans les affections où cet état se produit. Nous insisterons simplement sur un point un peu particulier à la pathologie infantile.

L’enfant réagit généralement fort bien dans les maladies infectieuses, mais il faut savoir que l’apparition des phénomènes adynamiques sont toujours fort graves chez lui. L’adynamie, dans ce cas, a une marche rapide; il est donc bon d’être averti, afin de pouvoir faire une médication préventive, et d’agir vigoureusement dès les premiers symptômes. L’alcool, les préparations de quinquina, d’ammoniaque, les stimulants en un mot, les injections d’éther etc., sont les moyens habituels. En règle générale, il faudra toujours être sobre des préparations déprimantes dans les maladies infectieuses chez l’enfant.

Albuminurie. — La présence de l’albumine dans l’urine est souvent méconnue chez l’enfant ; nous nous occuperons ici uniquement du traitement de ce syndrome. L’albuminurie peut exister chez le nouveau-né. Elle serait assez fréquente (d’Espine et Picot), mais elle n’indique nullement une lésion grave des reins. MM. Leroux et Capitan ont observé un assez grand nombre d’enfants albuminuriques aux Enfants-Assistés.

Ils n’ont pu en déterminer la cause ; ils ont de plus constaté que la santé ne se ressentait nullement de cet état. Néanmoins, il faut être averti de la possibilité de ces albuminuries insidieuses, et recourir au cathétérisme pour recueillir l’urine des enfants au maillot chaque fois qu’on a quelques doutes, car il peut en résulter des indications thérapeutiques importantes.

Parmi les albuminuries les plus fréquentes chez l’enfant, il faut signaler l’albuminurie scarlatineuse. C’est elle que le médecin sera appelé à soigner le plus souvent.

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