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BAIN

mais celles-ci ne sont pas suffisantes et on est obligé de recourir aux bains, car les physiologistes montrent que faction des bains simples, des bains de propreté si on veut, ont une action bienfaisante sur la circulation, les sécrétions et la fonction cutanée. Ces bains régularisent la température, ils amènent une diurèse plus abondante et permettent à la peau de fonctionner en la débarrassant de toutes les impuretés qui la recouvrent. L’enfant étant en continuelle voie de croissance, il faut que tous ses organes fonctionnent bien; on comprend dès lors fimportance qu’il y a pour lui d’user largement de la balnéation qui répond à deux indications principales : l’une hygiénique, l’autre physiologique.

L’enfant peut être baigné tous les jours et-nous le conseillons pendant la première année au moins. L’eau des bains devra être à une température de 30° à 34° pendant la première année ; cette température pourra être baissée ensuite à 24 ou 30 degrés centigrades (Baginski).

Ces bains quotidiens ne devront jamais durer plus de trois à cinq minutes pendant la première année (Blache). A partir de la deuxième et de la troisième, deux à trois bains par semaine suffisent largement. A cette époque, les bains de propreté seront toujours donnés au savon. Baginski conseille d’abaisser progressivement, mais prudemment, la température des bains à mesure que l’enfant avance en âge ; fauteur a pour but d’endurcir ainsi l’organisme de l’enfant.

Des bains en thérapeutique. — Les bains jouent également un grand rôle dans la thérapeutique infantile. Ils répondent en effet à des indications nombreuses : hyperthermie, troubles nerveux, anurie, fonctions cutanées, adynamie, scrofule, rachitisme, etc.

Ces bains peuvent être divisés en deux catégories :

1° Bains simples agissant par leui’ tempéi’ature (bains froids, tièdes, chauds) ;

2° Bains composés ou médicamenteux, à action et à indication variables avec leur composition.

A. Bains froids. — Ils sont excellents, au point de vue hygiénique, par leur action tonique qui, selon leur durée, peut être sédative ou excitante. Nous croyons, comme d’Espine et Picot, comme Baginski, qu’il est bon d’accoutumer de bonne heure les enfants à leur usage. Ces bains, chez eux, seront de très courte durée, et on devra toujours assurer une réaction immédiate.

Depuis un certain nombre d’années, l’usage des bains froids a été introduit dans la thérapeutique infantile. Comme chez l’adulte, ils ont été employés contre l’hyperthermie exagérée de la plupart des pyrexies. Cet usage a donné un grand nombre de succès (Dieulafoy) ; c’est également notre avis ; mais nous pensons que les bains froids ont des indications précises et qu’ils exigent de grandes précautions. Il ne faut pas être trop timoré, et il faut savoir que les affections pulmonaires concomitantes ne sont pas des contre-indications.

Nous croyons que le médecin doit surveiller presque toujours lui-même les bains qu’il ordonne chez les enfants, surtout lorsqu’il s’agit de bains froids.

Nous ne voulons point entrer ici dans les détails. Nous résumons simplement nos opinions et celles des auteurs : les bains froids donnent d’excellents résultats, mais ils doivent être donnés prudemment ; il faut en surveiller l’action et toujours se méfier de la rapidité très grande avec laquelle apparaissent chez l’enfant les phénomènes de dépression, de collapsus.

En résumé, on se basera sur la force de résistance de l’enfant quand il s’agira d’appliquer les bains froids.

D’ailleurs, on aura toujours essayé auparavant les affusions froides avec frictions et les enveloppements

lAINS

humides. Très souvent, ceux-ci suffisent à faire disparaître les symptômes inquiétants.

B. Bains tièdes. — Les bains froids sont surtout indiqués dans les cas graves. Les bains tièdes, au contraire, ont des indications fréquentes chez l’enfant ; ils présentent chez ce dernier un grand pouvoir antithermique. Leur température habituelle est de 28° à 30“ et même 32“.

Les bains tièdes sont antipyrétiques, mais ils ont également une autre grande qualité : ce sont des bains calmants. D’où indications nombreuses dans la broncho-pneumonie, dans les pneumonies, dans les fièvres éruptives, surtout au début, etdanslafièvre typhoïde, etc. Leur emploi nous a donné de grands succès comme à. bien d’autres dans la thérapeutique infantile.

Ici encore nous croyons devoir ajouter qu’il ne faut pas les employer indistinctement chaque fois qu’il y a de la fièvre. Quoique les indications en soient plus nombreuses que pour les bains froids, il y a, croyons-nous, intérêt à en régler l’emploi. Les indications principales des bains tièdes sont pour nous : élévation excessive de la température, sa persistance, intensité des troubles cérébraux, insomnie, retard d’éruption morbilleuse (Güersant et Blache), éruptions anormales.

Dans ces cas, on n’a que des bienfaits à retirer de la balnéation et nous ne saurions mieux faire que de les recommander et de combattre les craintes mal fondées de quelques praticiens. Malheureusement, leur application dans la pratique journalière est et sera encore longtemps des plus difficiles, et il faudra souvent toute l’autorité du médecin consultant pour les faire accepter.

Nous ne pouvons ici entrer dans le détail de leur application, et nous nous contenterons de résumer les points de leur bonne application :

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