BAINS
1° La durée ne devra pas dépasser plus de six à dix minutes chez les petits enfants ;
2» Au début, la température du bain sera de 2S» à 30° et sera abaissée graduellement jusqu’à la température de l’eau ordinaire sans aller au-dessous de 24° (Blachb) ;
3° Ils devront être répétés chaque fois que les symptômes alarmants réapparaissent (température élevée, délire, convulsions, etc.) ;
4° Surveillance attentive de l’enfant pendant et après les bains ; donner de l’alcool s’il y a tendance aux lipothymies; frictions avec des linges chauds pour assurer la réaction, etc.
G. Bains chauds. — Indications moins nombreuses et basées sur l’action déprimante etanémiantede cesbains. La température en sera élevée graduellementjusqu’à36o.
Bains composés ou médicamenteux. — Ces bains agissent par leur température et par les propriétés des corps qui y sont dissous. Nous signalerons simplement les principaux bains employés chez les enfants et les indications qu’ils comportent.
1° Bains composés (corps organiques).
Bains d’amidon ou de son, très employés contre les irritations de la peau si fréquentes chez les enfants.
Bains de tilleul et de feuilles d’oranger. — Ce sont des bains calmants et qui rendent des services contre l’insomnie.
Bains de gélatine. — Ils ont une action tonique très marquée (Blache père).
Bains de thym ou d’essence de thym (2 à 6 grammes). — Action tonique et stimulante.
Bains de Pennés (à demi ou quart de dose). — Ces bains sont également utiles chez les enfants faibles et débilités, scrofuleux, rachitiques.
Bains sinapisés. — Ces bains ont une action révulsive des plus nettes. On emploiera SOO grammes environ
BALANITE
de farine de moutarde pour un bain. Ces bains sont indiqués, dans l’asphyxie du croup, des broncho-pneumonies, etc., dans les états adynamiques qui accompagnent les diarrhées vertes, le choléra infantile, le typhus hémorrhagique, les fièvres typhoïdes graves, dans l’athrepsie, etc.
L’enfant sera retiré du bain dès que la rubéfaction de la peau se produit.
Bams de vinchaud au 1/3 ou au 1/6). — On emploiera pour celui-qi des gros vins ; leur action excitante les fait employer dans l’adynamie, l’atonie, les convalescences pénibles (Blague père, J. Simon).
2“ Bains composés (sels inorganiques).
Bains sublimés. (Voir article Mercure et Syphilis.)
Bains alcalins : ne trouvent pas d’indication plus spéciale chez l’enfant que chez l’adulte.
Bains sulfureux. — Ces bains sont très utiles dans les paralysies infantiles, dans la paralysie diphtéritique, dans le rachitisme (Parrot), dans la scrofule, dans la chorée, dans la chloro-anémie (Blache père), dans les affections rhumatismales chroniques (J. Simon).
Bains salés artificiels. —Bains de mer. Bains d’eauxmères. Bains de Salins et Salies-de-Béarn.
Leurs indications sont nombreuses ; on les a employés avec succès chez les enfants faibles, débiles, atteints de faiblesse congénitale, de paralysie infantile. Ils sont souvent employés chez les enfants scrofuleux, chez les rachitiques, etc. .
Terminons en disant qu’on a également employé avec succès chez les enfants les bains d’air chaud, les bains d’air comprimé dans la coqueluche et l’asthme (Blache), les bains de vapeur, les bains de sable, etc.
(Voir pour plus de détails les livres spéciaux.)
Balanite. — Cette affection est assez fréquente chez
bégaiement
les enfants; elle résulte de l’accumulation du smegma sous le prépuce très développé à cet âge, des tiraillements provoqués par l’helminthiase, par les habitudes d’onanisme, par les manques de soins P™?''®*®;
Le plus souvent, quelques précautions hygiéniques jt de propreté suffisent. Des bains et des pansements ave? de^s compresses imbibées d’eau blanche ou d eau boriquée seront indiqués lorsqu’on aura debarrasse le
sillon balano-préputial. , .-u des
Si le gonflement est très développe, s il existe^ des troubles de la miction ou du
saire de faire des injections tiedes entre le »land et le nrépuce avec des solutions alcoolisées, astrinoCntes, KrlquL, ou avec des solutions faibles de nitrate
d’argent d’Extrait de Saturne. ^ ,
Cette inflammation ne doit jamais etre négligée, elle est quelquefois l’origine d’habitudes donanisrne. Enfin, si l’affection récidive souvent, il est bon de piatiquer la circoncision.
Bégaiement. — Nous ne nous occuperons pas ici de l’aphasie congénitale et de l’aphasie proprement
dite qui peuvent exister chez renfant.
Le bégaiement et le zézaiement seuls nous intéressent dans ce chapitre. Ces deux affections sont des anomalies motrices guérissables lorsqu’elles sont traitées a une époque où l’enfant commence à articuler les premiers mots. On obtient ainsi des cures merveilleuses et souvent sans difficulté; il suffit d’en être averti.
Le zézaiement consiste dans la difficulté de certains mots, et mieux, certaines lettres. Quant au bégaiement, il est provoqué par des convulsion et une véritable ataxie des muscles de 1®,. ’ ^ ,
accompagné d’une expiration irregulière. Ces troubles sont congénitaux, héréditaires ou acquis.