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BRONCHO-PNEUMONIE

ment sa position dans le lit. Ces précautions ont pour but d’assurer l’hématose et de prévenir l’atélectasie; elles sont d’une grande importance chez les jeunes enfants. D’Espine et Picot conseillent de maintenir humide l’atmosphère de la chambre (vaporisation) ; — Nous avons soin d’appliquer dès le début les bottes d’ouate avec taffetas chiffon, et, dans les cas graves, de faire saupoudrer l’ouate de farine de moutarde.

2“ Traitement de la lésion proprement dite. — Certains auteurs (Laveran) préconisent au début des vomitifs répétés coup sur coup. D’Espine et Picot ordonnent également de l’ipéca (Os’’,30 à Os^SO). Mais, comme nous, ils proscrivent l’émétique. Nous croyons également que les vomitifs sont quelquefois indiqués; mais nous nous montrons toujours très réservés dans leur administration dès que le diagnostic de broncho-pneumonie est certain.

Quoi qu’il en soit, nous avons même employé, dans certains cas spéciaux, le tartre stihië. Mais, dans tous ces cas, il faut surveiller attentivement la médication vomitive, et lui adjoindre des stimulants pour combattre et prévenir leur action déprimante. J. Simon proscrit les vomitifs dans la période grave du début; cet auteur dit en effet qu’ils sont sans action, qu’ils risquent de donner la diarrhée et précipitent les phénomènes adynamiques. Ajoutons cependant que, comme J. Simon, nous avons recours aux vomitifs lorsque la sécrétion bronchique est moins compacte et plus humide. Ils agissent alors en désobstruant les poumons et en débarrassant le tube digestif des crachats que les enfants avalent. Nous nous sommes toujours bien trouvés des vomitifs dans ces conditions, surtout lorsque la bronchite capillaire a une tendance à la forme catarrhale.

On agira de plus sur les sécrétions bronchiques par les médicaments expectorants et les balsamiques : kermès 0*^,5 à 08‘',10, suivant l’âge; liqueur ammonia-

beo'noho-pneumonie

cale anisée (5 à 2S gouttes), benzoate de soude (1 à 3s>'), chlorhydrate d’ammoniaque (Osf.SO à Is*).

La toux quinteuse et fatigante de la broncho-pneumonie sera combattue par l’eau de laurier-cerise, qui agit très bien chez les jeunes enfants; par l’aconit (alcoolature de racine), la teinture de belladone. L’opium et ses alcaloïdes ne devront pas être employés ici, car, outre leur administration difficile, ils ont une action trop déprimante et hyposthénisante. Or, nous savons que l’adynamie est rapide et grave dans la broncho-pneumonie.

Nous avons employé souvent et avec succès le chloral et des potions avec de l’eau chloroformée.

La dyspnée est parfois extrême dans cette affection, sans être en corrélation avec le degré des lésions. Elle sera alors combattue par les antispasmodiques, par la révulsion générale : bottes sinapisées, sinapismes promenéssurlesmembresinférieurs, bainsdemoutarde.

On agira également contre la lésion par les révulsions locales. J. Simon préconise les petits vésicatoires appliqués un peu partout sur la poitrine et laissés trois à quatre heures. Leur action est toujours lente et ils ont l’inconvénient d’agiter et de. faire souffrir l’enfant. Cependant leur utilité est incontestable lorsqu’il y a de l’hépatisation (Blache) et lorsque les autres moyens sont restés sans effet. On peut également employer les ventouses sèches (Cadet de Gassicoukt).

Pour nous, la meilleure révulsion s’obtient par les petits cataplasmes sinapisés (une partie de farine de moutarde pour quatre parties de farine de lin). Nous les faisons appliquer en avant et en arrière de la poitrine toutes les quatre à six heures, et en les laissant en place vingt à qnarante minutes.

L’action de ces petits cataplasmes nous a suffi dans la majorité des cas.

Parfois, on sera obligé de généraliser la révnl-

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