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CHLOROSE

L’atonie stomacale et la flatulence seront modifiées parles infusions de menthe et de badiane.

Les eaux minérales ferrugineuses d’Orezza, de Spa, de Bussang, de Forges, de Gondillac, de Renlaigue, seront des plus précieuses contre Fanémie et les troubles digestifs (dyspepsie, gastralgie, pyrosis). On les ordonnera toujours simultanément avec les préparations ferrugineuses.

Dans les cas graves, ou bien lorsque l’évolution de la maladie est chronique ou à récidives fréquentes, il ne faut pas se contenter du traitement sur place : on enverra les malades à Forges-les-Eaux, à Bussang, à Spa (Comby) ou bien à Luxeuil, à Bigorre (J. Simon). Nous avons employé avec grand succès contre ces cas graves les bains d’air oxygéné comprimé (Leval, Moutard-Martin, Blague), inhalation d’ozone (Derecq).

Enfin, on aura recours pendant tout le traitement à d’autres adjuvants très indiqués; exercice modéré, séjour à la campagne, vie en plein air ; hydrothérapie, lotions froides, douches, massages, bains sulfureux, frictions sèches, etc...

On se méfiera, chez les nerveux, du séjour aux bords de la mer et on conseillera de préférence une saison aux stations indiquées plus haut.

Laplupartdesauteurs(J. Simon, Hayem, Gomby) proscrivent dans la chlorose les vins et toniques (quinquina, gentiane) etl’usage de tout liquide alcoolique en général.

Non s croyons que leur administrât! on est indiquée dan s quelques cas (cas graves, chroniques) ; nous associons alors l’alcool, à dose modérée, aux ferrugineux, qui

sont toujours la base du traitement de toute chlorose.

Potion tonique.

Tartrate ferrioo-potassique- 4 grammes.

Sirop d’écor. d’oranges amères. 30 —

Eau chloroformée. "ISO —

Matin et soir une cuillerée à bouche.

CHOLÉRA INFANTILE

■!f Teinture de cannelle.

Extrait de quinquina..

Acétate d’ammoniaque.

Sirop d’e'cor. d’oranges amères

Vin de Marsala.

Deux à trois cuillerées à bouche par jour.

Sulfate de fer puriQé. 8 grammes.

Sulfate de manganèse. 2 —

Sous-carbonate de soude... 10 —

Miel et gomme.. q. s. —

F. S. A. 80 pilules.

Deux à quatre par jour.

Teinture d’aloès composée... 10 grammes.

— de valériane. 20 —

— de castoréum. X gouttes.

— de mars tartarisée. XXX —

A prendre de X à XXX gouttes par jour.

ÿ Fer réduit par l’hydrogène. |

Poudre de colombe.. | ââ OslOOo

Extrait de taraxacum... )

Pour pilule ; une à trois par jour.

Choléra infantile. — Nous commencerons cet article en donnant quelques conseils sur les mesures prophylactiques de cette grave maladie. On doit, en effet, s’ingénier à la prévenir, car quelques précautions suffisent parfois.

A l’exemple de Baginski, nous pensons que le traitement prophylactique est de toute importance. Pour cela, on conseillera d’entourer le nourrisson de soins hygiéniques, on conseillera l’emploi de laits stérilisés ou houillis tout au moins ; les biberons seront maintenus très propres,- aseptiques si possible ; l’alimentation sera surveillée de près. Comme nous, Baginski condamne le sevrage pendant les saisons chaudes.

Dès les premiers symptômes d’infection intestinale, on doit considérer la situation comme grave, et on la

6 grammes.

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traitera comme telle. Dès le début, l’enfant sera préservé contre le refroidissement (enveloppement ouaté, bains sinapisés, etc...).

Traitement proprement dit ■: 1» Régime. — L’enfant sera remis au sein, s’il est au biberon, chaque fois que cela sera possible. La diète lactée est le régime qui convient le mieux.

On éloignera les tétées et on diminuera la quantité de lait.

Le plus souvent, le lait sera coupé avec de l’eau bouillie, additionnée d’eau de ’^^ichy, de Vais ou de l’eau de chaux.

Certains auteurs prescrivent une diète absolue pendant deux ou trois jours (d’Espine et Picot, Critzman); ils proscrivent le lait, qu’ils remplacent par quelques gorgées de bouillon de poulet, d’eau albumineuse glacée (Epstein). Nous pensons avec J. Simon que le lait donné à petites doses est très utile et qu’il faut éviter de donner trop de boissons, mais celles-ci sont nécessaires ainsi que le lait. En effet, il faut soutenir les forces de l’enfant et remédier à la perte de liquide ' occasionnée par le flux diarrhéique. Cependant, [les vomissements sont une contre-indication à l’administration des liquides. En résumé, la diète lactée et les boissons légèrement alcoolisées, thé au rhum, etc., seront la base principale de l’alimentation pendant la durée de l’affection.

2» Diminuer et arrêter la diarrhée constitue la seconde indication thérapeutique.

Nous dirons tout de suite qu’on peut et qu’on doit, même chez les jeunes enfants, employer l’opium (Cadetde Gassicourt.Widerhofer,Blache). « Eauted’une goutte de laudanum, a dit fortjudicieusement J. Simon, on voit quelquefois persister des diarrhées graves. » On donnera, dans une potion de vingt-quatre heures

CHOLÉRA INFANTILE

et en les fractionnant, une à quatre gouttes de laudanum de Sydenham, suivant l’âge, et mieux, de l’élixir parégorique (5 à 30 gouttes). On pourra associer à l’opium, soit du bismuth (Os^SO à 1 gramme), soit de l’extrait de ratanhia (0g‘’,S0 à 1 gramme) de l’extrait de kola (0«’,50 à 1 gramme). Hénoch a préconisé d’administrer en même temps 1 à 2 gouttes d’acide chlorhydrique. On a employé également avec succès contre la diarrhée du nitrate d’argent (Os'jOl à 0’5'',03), dans une potion de 60 grammes (Rilliet et Barthez), des lavements d’ipéca (G houppe) , des lavements de nitrate d’argent (O^^OS à Os’,10) deux fois par jour; le chloral en lavements agit également sur la diarrhée et arrête les vomissements. 11 en serait de même du vin d’ipéca (Peiller). Le tanin (0®’,01 à O^LOS) a été utile dans quelques cas.

3» Médication aiitaymotique et antisepsie intestinale. — Contre l’infection intestinale on peut employer le calomel (0 sg 03 à 0«‘',10 (Widerhofer). Ce médicament ne sera pas continué s’il ne donne pas de résultats immédiats, et on le prescrira toujours à petites doses; l’acide chlorhydrique peut être aussi employé (Comby), 08'',o0 dans une potion de 60 grammes. Hayem, Lesage, Grancher, ont vanté l’acide lactique, 1 à 2 grammes; en effet, ce médicament donne parfois d’excellents résultats.

On cherchera aussi à assurer l’antisepsie intestinale avec le salicylate de bismuth, le naphtol, et mieux, le bétol et le benzonaphtol, qui sont d’une administration plus facile à cause de leur insipidité.

Dans certains cas graves, on pourra avoir recours aux lavages de l’estomac (Epstein) et aux irrigations du gros intestin avec de l’eau bouillie ou de l’eau boriquée tiède (Critzmann). Certains auteurs ont enfin préconisé les antiseptiques suivants : créosote (1 à 2 gouttes);

CHOLÉRA INFANTILE

acide phénique (08%03 à Os^OS) ; benzoate de soude (2 à 4 grammes); résorcine (0gf,10 à 0g‘',40). Tous ces antiseptiques peuvent et doivent être essayés; mais il ne faut pas trop compter sur eux à cause de leur très faible absorption par la muqueuse intestinale malade.

40 Dès le début de la maladie le médecin devra combattre énergiquement le collapsus et essayer de relever les forces du petit malade.

L’algidité sera traitée par l’enveloppement ouaté, les bains sinapisés, les frictions sèches sur le corps et surtout sur Tabdomen. L’usage de l’alcool est ici des plus indiqués; on ordonnera des potions avec de Teau-de-vie, du rhum; le café, le thé, seront également très utiles. Nous avons employé avec succès les vins de Malaga, de Porto, de Champagne.

D’Espine et Picot ordonnent volontiers contre ces phénomènes de collapsus : la liqueur ammoniacale anisée, l’alcool camphré, le musc, l’élixir de Garus. En somme, on devra user largement de l’alcool et des stimulants pour relever les forces du malade, et dans les cas graves on aura recours aux injections sous-cutanées d’éther et de caféine.

50 La convalescence est toujours pénible et longue; les rechutes sont fréquentes. On surveillera donc avec grand soin l’alimentation de l’enfant; celui-ci sera placé dans de bonnes conditions d’hygiène et on appliquera avec rigueur le traitement prophylactique signalé au début de cet article.

Voici quelques formules que nous avons l’habitude de prescrire :

^ Mercure à la craie. O'^OS.

Calomel... Os^Ol.

A donner toutes les trois ou quatre heures dans une petite quantité^^uT^, ^ ,

OHOEÉE 101

22 Laudanum de Sydenham....... V gouttes.

Magnésie anglaise. 1 gramme.

Eau distillée de fleurs d’oranger. S grammes.

Sirop de gomme... 30 —

Infusion de fenouil.......--. 90 —

Par cuillerée à café d’heure en heure.

?£ Extrait aqueux de Colombo..... i grammes.

Sirop de gomme. IS —

Eau distillée de cerises noires.. 60 —

Par cuillerée à café de demi-heure en demi-heure.

Extrait de ratanhia. 2 grammes.

Eau de Rabel. V gouttes.

Eau de laurier-cerise... 1 gramme.

Sirop d’œillets. 30 grammes.

Eau distillée. 100 —

Par cuillerée à dessert d’heure en heure.

■)f Rhum vieux. 30 grammes.

Sirop de cachou. 20 —

Eau bouillie'. 100 —

Une cuillerée à dessert toutes les deux heures.

Chorée. — Maladie exceptionnelle avant la sixième année; elle est pins fréquente chez les filles que chez les garçons. Le pronostic doit en être réservé à cause de sa longue durée, ses tendances aux récidives et son inQuence sur la santé et l’intelligence.

Les essais thérapeutiques contre cette affection sont très nombreux; cela s’explique en partie par l’obscurité dont sont entourée, l’étiologie et la pathogénie de cette maladie : il n’y a pas de traitement spécifique, et tel traitement qui réussit chez un sujet est inutile et parfois nuisible chez un autre.

Nous allons donc résumer ici les principaux moyens employés.

Les indications varient avec le degré d’intensité. Dans la majorité des cas, nous nous contentons de soumettre

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