‹ Clinique et thérapeutique infantilesChapitre 53 sur 55 · ESTOMAC · texte numérisé non relu

ESTOMAC

entrer la rougeole, la roséole infantile, la roséole essentielle les roséoles infectieuses, les roséoles médicamenteuses et pudiques. 11 est bon de connnaUre cette division pour éviter des erreurs de diagnostic et de traitement. Celui-ci se confond le plus souvent avec celui de la cause, ou de l’affection dont la lésion cutanee nest au’un symptôme. Le peu d’intensité delà lésion locale ne donnelieu à aucune indication thérapeutique spéciale.

Erythème scarlatinoïde. — On peut lui appliquer les mêmes conceptions que pour la variété précédente.

Estomac (Maladies de 1’). - Voir Dyspepsies, Embarras gastrique, Melæna).

Dilatation de l’estomac. — Elle n’est pas rare chez les enfants; on l’observe surtout entre trois et dix ans. Nous en avons vu des cas chez des enfants de douze a dix-huit mois- ceux-ci étaient élevés au biberon. Moncorvo a également signalé la dilatation stomacale chez les enfants, et il incrimine surtout le rachitisme, l’impaludisme chronique, la syphilis héréditaire.

Parmi les causes les plus fréquentes, nous signalerons surtout la suralimentation, le gavage, une nourriture mal appropriée; en un mot, une mauvaise hygiene ah-

On larecherchera chaque fois que l’enfant présente des signes degastro-entérite,des digestions difficiles, du ballonnement du ventre, de la constipation, desselles fetides.

On sera également obligé souvent de combattre simultanément des troubles réQexes tels que ; trouble de la nutrition, affections cardio-pulmonaires (palpitations,

dyspnées), les phénomènes nerveux (terreurs nocturnes).

Cette dilatation soignée à temps est guérissable, et probablement, plus facilement que chez l’adulte. Quand elle est traitée, on voit disparaître tous les phenomenes réflexes, et l’état général se modifie rapidement.

estomac

Pour cela, on changera le régime ; l’enfant sera soumis à une diète légère sévère ; on pourra appliquer en nartie le régime sec des adultes, si l’âge le perme .

^ On s’opposera, s’il y a lieu, aux fermentations pstriques par les antiseptiques intestinaux (naphtol, ben-

^°S^ü^^iste de\’atonie musculaire, on la traitera par les amers et par la strychnine. Les massages 1 hydrothérapie, l’électrisation, le repos gastrique et le sejoui à la Lmpagne aideront à la S'iérison Pour plus de détails, voir article Dyspepsie. On a enfin retire dans certains cas de bons effets du lavage de 1 estomac. Nous dirons quelques mots sur ce mode de traitement app

cable à d’autres affections gastriques.

Lavages de l’estomac. - Cette pratique s est vulgarisée ces dernières années (Faucher, Debove . Les kvages ont été employés contre les dyspepsies (Loret) dans les entérites cholériformes à prédominance gastrique (Epstein). dans les empoisonnements accidentels ou tnernpeutiques, opium par exemple, dans les chro^

niques, dans les vomissements, dans la dilatation de l’estomac. Ces lavages ne présentent pas d accidents même chez les jeunes enfants. A ce propos, Epstem signale mille cas de lavages chez des nourrissons, sans un seul accident. L’eau des lavages se composera d eau pure, d’eau salée légèrement et d’eau avec quelques nouttes de thymol et surtout d’eau de Vichy.

Chez les jeunes enfants, on se servira «^plement d’une sonde uréthrale en caoutchouc rouge n° 20 ou 2. ou avec le plus petit numéro de la sonde de Debove.

Les lavages ont donné de bons résultats dans les affections signalées plus haut; ils devront être employés dans les cas graves, car ils agissent en debarrassant l’estomac d’aliments inutiles et des produits fermentes et en lui rendant sa tonicité musculaire.

Faciale (Hémiplégie). — La paralysie faciale peut être observée chez l’enfant coihme chez l’adulte. C’est ainsi qu’on a signalé des paralysies dues à un ganglion hypertrophié comprimant le nerf à sa sortie du crâne, des paralysies à frigoré, des paralysies diphtéritiques, etc. Elles ne présentent rien de particulier pour le traitement.

Signalons surtout ici l’hémiplégie faciale du nouveauné; quelquefois, on a pu l’attribuer à la compression de nerfs faite par la cuiller du forceps ; quelquefois, on a pu la constater sans aucune intervention d’instrument.

Le pronostic en est favorable; elle dure quelques jours ou quelques semaines. Si la guérison tarde à venir, on peut recourir aux révulsions (vésicatoires, sangsues sur la région mastoïdienne).

Plus tard on fera intervenir avec prudence l’électricité galvanique.

Dans les auti’es cas de paralysies, on examinera toujours l’apophyse mastoïde et le rocher; on traitera l’hypertrophie ganglionnaire si elle existe ; enfin on pensera en dernier lieu à la syphilis qui a été incriminée dans quelques cas.

Faux-croup. — (Voir Laryngite striduleuse.)

PIÈVEE

Feux de dents. — (Voir Dentition, Peau.)

Fièvre. — La fièvre chez l’enfant présente des particularités intéressantes et utiles pour les indications thérapeutiques. En dehors de sa physionomie propre, se manifestant souvent dans les affections les plus hénignes ; début brusque, frissons rares, convulsions fréquentes, hyperthermie rapide et considérable, marche irrégulière, etc., elle a une importance particulière. En effet, elle s’accompagne rapidement des troubles nutritifs, d’abattement et de tendance au collapsus succédant brusquement à l’exagération des troubles nerveux.

La fièvre, et mieux l’hyperthermie, donne donc lieu chez l’enfant à des indications thérapeutiques spéciales. On cherchera avant tout à combattre : 1“ l’hyperthermie et les combustions fébriles qui en sont la conséquence.

Pour cela, on aura recours aux antipyrétiques. Signalons ceux qui sont le plus souvent employés chez l’enfant, et qui ont donné les meilleurs résultats : sulfate de quinine, antipyrine, exalgine, thalline, phénacétine, seuls ou associés entre eux.

Nous ajouterons que, si on doit avoir recours à la médication antithermique, on doit agir avec prudence, car tous les antipyrétiques (à part la quinine à doses fractionnées) ont une action dépressive; or, nous savons que c’est un écueil sérieux à éviter et que la tendance au collapsus est parfois imminente et rapide dans les maladies fébriles de l’enfant.

On a encore signalé comme antithermiques l’acide phénique, le phénate de soude, dont l’action est bien irrégulière. L’acide salicyliq'ue, le salicylate de soude, n’ont pas une action constante et présentent les mêmes inconvénients que ceux signalés plus haut, surtout quand l’usage en est prolongé.

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On pourra essayer avant ou simultanément les bains tièdes, les enveloppements humides, et même, dans les cas graves, la réfrigération par l’eau froide.

2° La deuxième indication thérapeutique est de calmer l’excitation cérébrale et de combattre l’épuisement nerveux. La médication antithermique y réussit souvent, mais dans les cas intenses on aura recours dès le début aux antinervins et antispasmodiques.

3° S’opposer à la dénutrition, maintenir et relever les forces du petit malade; ce dernier point a été et sera traité dans la plupart des maladies infectieuses; nous y renvoyons le lecteur.

En résumé, il peut y avoir souvent chez l’enfant de grandes élévations de température dans les affections les plus bénignes; on devra toujours y songer et, dans presque tous les cas, l’hyperthermie doit être combattue. Nous y réussissons grâce à l’emploi des antipyrétiques auxquels nous associons toujours des excitants (sulfate de quinine, café, caféine) et les toniques.

Potions antithermiques :

■iL Chlorhydrate de quinine.. à i gramme.

Sirop de réglisse. 20 grammes.

Eau gommeuse.. 60 —

A donner en vingt-quatre heures.

% Phénacétine. 0s'',20 à fls^GO.

Sirop de fleurs d’oranger.30 grammes.

Eau distillée..'. 100 —

A donner dans la journée.

^ Antipyrine. OfjaO à Os',60.

Sirop dé framboise.. 20 grammes.

Eau distillée.. 60 —

Par vingt-quatre heures.

(Lavement.)

Sulfate de quinine........... O*',50 à O^^OO.

Acide tartrique. q. s.

Laudanum. I à II gouttes.

Eau. 60 grammes.

Suppositoire :

Sulfate de quinine........ Oeqao à flsqSO.

Beurre de cacao. q. s.

F. S. A. pour un suppositoire.

Fièvres éruptives. — (Voir Rougeole, Scarlatine, Variole.)

Fièvre de croissance. — Elle est une des manifestations fréquentes des maladies de croissance. (Voir Ostéalgie, Palpitations, Hypertrophie du cœur. Céphalalgie, Dyspepsie, etc.)

La prophylaxie sera ici très importante et se trouve obtenue par l’hygiène, une bonne alimentation; le grand air, les exercices physiques, la gymnastique, l’hydrothérapie, les ferrugineux, les phosphates, etc.

Quant à la fièvre de croissance elle-même, elle est considérée aujourd’hui comme une ostéite juxtaépiphysaire très atténuée (Jalagdier, Bouilly). Partant de cette conception, on conseillera, pendant la phase aiguë, le repos au lit, ou étendu; on évitera les fatigues de toutes sortes; on appliquera une thérapeutique locale : révulsions, teinture d’iode, etc., frictions sèches ou avec de l’alcool camphré, essence de térébenthine. Enfin on s’occupera activement de relever l’état général par la nutrition.

Fièvres intermittentes. — L’impaludisme des enfants n’est pas fréquent dans nos climats tempérés; néanmoins il est loin d’être rare (West, d’Espine et Picot). Baginski et Moncorvo disent que la fièvre intermittente est même fréquente chez l’enfant.

On peut observer chez lui toutes les variétés cliniques signalées chez l’adulte, et cependant la plupart des médecins d’enfants insistent sur la difficulté du diagnostic. Cela est absolument vrai, et souvent il nous est

arrivé de ne faire le diagnostic qu’après Fessai du sulfate de quinine ou par la constatation de la splénomégalie. La cause de cette difficulté de diagnostic réside dans les quelques particularités suivantes et qu’il faut connaître. Le début est toujours insidieux, le frisson est rare, la période de réaction est longue et intense, la périodicité est irrégulière, l’abattement est grand dès le début, l’état général reste tout le temps mauvais, la crise manque souvent et n’est jamais marquée. En un mot, nous avons toujours constaté, dans les fièvres intermittentes de l’enfant une polymorphie étonnante, ce qui explique la difficulté de diagnostic.

Ces détails sont donc intéressants à connaître; ajoutons que le pronostic doit toujours être très réservé. En effet, à l’abattement rapide, nous ajouterons le caractère grave des accès, leur répétition fréquente (Blache, West), la facilité de l’apparition de Informe chronique et de la cachexie (d’Espine et Picot), les lésions du foie, du tube digestif, de la rate (J. Simon).

Le traitement sera constitué par la quinine et les toniques. Ici, on doit agir vite ; aussi, avec la majorité des auteurs (Bretonneau, West, J. Simon, etc.), nous conseillons les doses massives, à l’encontre des doses fractionnées et progressives que nous préconisons toujours dans la thérapeutique infantile.

Au-dessous de un an, on donnera donc de 0s'',I0 à 0”'',20 à prendre en une ou deux fois dans une heure. Comme le dit Bretonneau, la quinine doit être donnée le plus près possible de l’accès passé et le plus loin possible de l’accès à venir. Après un an, on augmentera de 0s',0S par année (d’Espine et Picot). Si les accès reviennent, on donnera de petites doses de quinine échelonnées, sans dépasser Os^Oo d’heure en heure.

Si l’enfant a trop de répugnance, ou s’il existe des vomissements, on aura recours, pour masquer le goût

de la quinine, à une potion avec sirop de réglisse, ou simplement on fera mâcher du bois de réglisse avant de donner la potion contenant la quinine (Goüel). Enfin, on recourra aux lavements et même aux injections sous-cutanées. Dans ce dernier cas, nous préférons le chlorhydrate de quinine au sulfate.

Lorsqu’on a empêché les accès, ou du moins éloigné leur répétition, il ne faut pas s’arrêter d’administrer la quinine. Nous conseillons de prolonger son administration pendant quelques, jours, trois, quatre ou cinq, en espaçant les doses sans les diminuer.

Comme J. Simon, nous insisterons sur les quelques détails suivants ; il est préférable de les donner au moment des repas; dans les cas graves, de pousser les doses jusqu’à la torpeur quinique. On doit, dit cet auteur, insister auprès des parents pour obtenir de recommencer le sulfate de quinine à la première alerte ; il n’y a pas d’abus à craindre ; c’est le seul et le meilleur remède, et on est obligé d’y avoir recours souvent, à cause des récidives ici très fréquentes.

Dans quelques cas rares, on n’a pas obtenu de résultats avec la quinine: on essayera alors la teinture d’eucalyptus (la à 60 gouttes), l’arsenic, le salicylate et le benzoate de soude, l’antipyrine. Mais ces médicaments ne semblent pas avoir donné des résultats aux médecins qui y ont eu recours (Baginski).

Pendant toute la période des accès, on s’occupera de relever les forces du malade, plus tard de combattre l’anémie par les ferrugineux, le quinquina, l’arsenic.

On éloignera l’enfant des milieux paludiques. Nous conseillons une bonne hygiène alimentaire, le changement d’air, le séjour à la campagne, au bord de la mer; dans quelques cas, on fera intervenir les massages, la gymnastique, une hydrothérapie prudente. Enfin, on évitera toute cause débilitante (purgatifs, bains chauds).

FIÈVEE TYPHOÏDE

Malgré ces soins et ces précautions, il n’est pas rare de voir des récidives fréquentes, et, parfois, la forme chronique s’établir. La moindre cause suffit (écart de régime, angine, bronchite, etc.); on les évitera donc avec soin, et, à la première menace, on administrera la quinine qui estici un médicament spécifique et tonique. On essayera de plus de combattre la chronicité et la cachexie par l’emploi de l’arsenic, des phosphates et des ferrugineux longtemps continués.

Les préparations de quinquina ont ici leurs indications; on y aura recours. On insistera de plus sur l^hygiène en général.

Fièvre ortiée. — (Voir Urticaire, Peau.)

Fièvre synoque. — (Voir Embarras gastrique.)

Fièvre typhoïde. — Cette maladie est due à une infection et à une intoxication complexe par le bacille d’Eberth. Chez l’enfant, on doit toujours espérer la guérison, même dans les cas graves. Chez le nouveauné et le nourrisson, le pronostic de cette affection est grave; dans la deuxième enfance, la terminaison fatale est exceptionnelle.

Prophylaxie. — Les connaissances étiologiques de cette maladie montrent l’importance des mesures prophylactiques. Nous insistons sur la nécessité d’habiter des chambres saines, bien aérées et peu encombrées. On entourera les enfants de soins hygiéniques particuliers quand ils arrivent dans des milieux où la fièvre typhoïde est endémique. L’influence de l’eau potable est aujourd’hui incontestable; on devra donc prendre les précautions nécessaires pour en assurer la pureté ou du moins l’innocuité.

La désinfection des déjections, des vases, des objets

'lÈVEE TYPHOÏDE

de lingerie, a une importance capitale et a montré les bienfaits qu’on peut en attendre.

Enfin, quoique la maladie soit peu contagieuse, nous croyons, avec J. Simon, qu’il est préférable d’isoler le malade.

Traitement proprement dit. — Il comprend le régime, la médication dans les cas légers et graves, le traitement des complications et les soins dont on doit entourer l’enfant au moment de la convalescence.

Régime. — On doit nourrir et fortifier l’enfant de bonne heure. En effet, il est de notoriété que les enfants ne supportent pas bien une diète rigoureuse ni une médication spoliatrice. On n’interviendra donc que lorsque cela sera nécessaire, et l’expectation, accompagnée d’une bonne hygiène, suffira dans un grand nombre de cas.

Pour soutenir les forces de l’enfant on aura recours au lait, au bouillon, etc., et on proscrira énergiquement toute alimentation solide pendant la, période de la fièvre. Plus tard, et lorsque la température vespérale n’a pas dépassé 37“ depuis trois ou quatre jours, on fera intervenir dans l’alimentation les œufs, les potages, les poissons, la volaille réduits en pulpes.

Mais on agira avec la plus grande circonspection et, à la moindre élévation de température, on reprendra l’alimentation liquide. Gomme J. Simon, nous insistons sur la nécessité d’employer des bouillons bien dégraissés, sous peine de voir augmenter la diarrhée.

En résumé, il faut savoir que le succès de la médication dépend entièrement des soins dont on entoure le malade. , ^

Le médecin devra veiller également a ce que 1 entant soit placé dans une chambre spacieuse, bien aérée. Celle-ci sera ventilée de temps en temps, la température en sera douce (16 à 18°); on évitera le bruit et une

FIÉVBE TIPHOÏDE

lumiere trop vive. On veillera à ce que l’enfant soit maintenu dans un état de propreté rigoureuse; pour cek, on emploiera des lotions tièdes ou fraîches sur les differentes régions du corps.

Ces lotions auront de plus pour résultat de calmer la sensation pénible de la chaleur de la peau.

Traite.ment paopiîE.\rE.\T dit. — Dans les cas lé^-ers la simple expectation et les soins hygiéniques suffisent On peut cependant, au début de toute fièvre typhoïde ordonner un purgatif (huile de ricin, magnésie calomel).

La plupart des auteurs déconseillent les purgatifs lorsque la diarrhée e^t établie ; d’autres purgent dans tous les cas.

Si nous prenons pour type un cas de fièvre typho’ide d intensité moyenne, nous aurons, au point de vue thérapeutique, à combattre : l» Vinfection; 2» Vhyperthermie; 3» certains symptômes qui peuvent devenir plus ou rnoins prédominants suivant les cas; 4° les complications. Le traitement des cas graves sera subordonné à l’exagération d’une ou de plusieurs de ces manifestations.

Tr.wement de l’infection. — La thérapeutique ideale serait de supprimer l’agent pathogène en le détruisant ou en rendant le terrain inapte à sa ve'o-étation (Bouchard et Charcot). Jusqu’à présent, le médicament reste à trouver; ajoutons cependant qu’on a eu recours, avec un certain succès, à la médication antiseptique de l’intestin. On a préconisé le naphtol B le sahcylate de bismuth, le salol, le benzo-naphtol. On a egalement ordonné, mais sans grands résultats le calomel (Baginski), la naphtaline, le benzoate de soude l’iodoforme. ’

On s’appliquera à désinfecter le gros intestin; pour cela, on aura recours aux grands lavements froids, et

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mieux, tièdes. On se servira d’eau bouillie simple, ou additionnée d’acide borique. Nous employons de préférence l’eau de guimauve, l’eau de camomille. Ces lavements ont pour résultat de maintenir le rectum vide et propre, de diminuer les selles et d’empêcher les enfants de se salir. On peut même y ajouter quelques gouttes de laudanum si la diarrhée est trop intense.

Enfin, pour diminuer l’infection, on veillera pendant la maladie à assurer la liberté du ventre (petits purgatifsqu’on répétera de temps en temps), mais les lavements suffisent la plupart du temps. On devra veiller à ce que la bouche de l’enfant soit toujours d’une propreté rigoureuse (infections secondaires).

2“ Traite.uent antithermique. — Dans les cas très légers, les petites lotions indiquées au régime suffisent. On sait aujourd’hui que l’élévation de la température, sa durée, son intensité, augmentent les dangers; d’où la nécessité incontestable d’une médication antipyrétique.

Dans ce but, on a employé le sulfate de quinine, à IeCSO, suivant l’âge. D’Espine et Picot ne l’emploient que dans les cas malins et Jui reprochent les vomissements et les troubles digestifs qu’il faut éviter ici. On a préconisé encore le salicylate de soude (prudence à cause de la tendance au collapsus), l’antipyrine.

A notre avis, tous ces antipyrétiques ne doivent être employés que lorsque les indications en sont nettes, et non d’une façon banale dans tous les cas. Cela est surtout vrai pour l’enfant. (Baginski).

La température exagérée ou occasionnant des troubles sera également combattue par l’hydrothérapie. Ici encore nous ferons les mêmes remarques : pas d’exagération, mais y recourir lorsque cela est nécessaire, car on en retire de grands bienfaits. On commencera

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