FŒTUS (EXCÈS DE VOLUME DU
T. — Excès de volume total.
Ln fœtus vivant et bien constitué est considéré comme ayant un volume supérieur a la normale lorsqu’il pèse plus de neuf livres. On rencontre cet excès de volume le plus sou-
THÉRAPEUTIQUE OBSTÉTRICALE
n eut chez des femmes ayant dépassé quarante ans ou chez des femmes obèses ayant pris peu d’exercice pendant Ja durée de la grossesse. La stature du père a également une grande importance au point de vue pathogénique.
Vu volume exagéré du fœtus correspondent une quantité de liquide amniotique plus abondante et un placenta plus volumineux. Yussi le développement abdominal est-il d’ordinaire très considérable, il n’est pas rare de constater des hauteurs utérines de 0 m. 40 et plus. Le palper, parfois fort difficile à pratiquer à cause de l’épaisseur de la couche graisseuse, permet de reconnaître la présence d’un seul fœtus et d’éliminer la grossesse gémellaire et l’hydramnios.
L accouchement présente souvent des difficultés; Ja dilatation peut traîner en longueur, surtout si la poche des eaux se rompt d’une façon prématurée ou précoce et si le fœtus reste au-dessus du détroit supérieur. La tête fœtale s’engageant peut être retenue dans l’excavation par le diamètre exagéré des épaules, la même difficulté se rencontre si, après bien des efforts, l’extrémité céphalique a été entraînée hors de la vulve. Ce sont en effet presque toujours les épaules <[iii créent la dystocie chez les fœtus volumineux.
La longueur de travail, les difficultés non seulement de l’accouchement, mais encore des interventions constituent des éléments de pronostic grave pour le fœtus, qui succombe souvent, et pour la mère chez laquelle ou constate le plus habituellement des traumatismes importants : éclatement du vagin, rupture du périnée, compliquée parfois de déchirure ano-rectale.
Dans la pratique le traitement prophylactique est rarement appliqué lors d'un premier accouchement, si le bassin est normal, souvent même il s’agit de femmes de taille audessus de la moyenne. Ce ne sont que les difficultés rencontrées au cours de l'accouchement précédent et sa terminaison malheureuse qui (‘ont mettre en œuvre la thérapeutique idéale.
Traitement. — Deux cas sont à considérer en clinique.
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qui commandent une conduite bien différente : tantôt il s’agit d’une dystocie prévue par la marche des accouchements précédents et nécessitant un traitement prophylactique, tantôt au contraire les difficultés n’éclatent que pendant l’expulsion, aussi un traitement curatif lui est-il applicable.
Traitement prophylactique .— Lorsqu’au cours de plusieurs accouchements antérieurs l’excès de volume de reniant a exigé une intervention mutilatrice, il est prudent de provoquer l’accouchement prématuré, en prenant comme guide le développement fœtal reconnu par le palper et par la mensuration de la hauteur utérine. Dès que celle-ci atteint 0 m. 35, il est indiqué d’intervenir.
Traitement curatif. — Si le fœtus vivant paraît bien développé et si le palper mensurateur démontre une disproportion manifeste entre son volume et les dimensions du bassin qui peuvent être normales, il faut soit pratiquer d’emblée l’opération césarienne, soit attendre, à la condition qu’il s’agisse d'une multipare, et recourir à la symphyséotomie ou à la pubiotomie si l’engagement ne se produit pas.
Lorsque le fœtus paraît atteint de malformations ou si sa vie est compromise par des tentatives opératoires, on pratiquera :
Dans la présentation du sommet, la basiotripsie suivie de la décollation, puis de l’abaissement du bras; si, après l’extraction de la tête, on éprouve des difficultés à engager les épaules, on pourra recourir à la section des clavicules.
Dans la présentation du siège : 1° l’éviscération abdominale et thoracique ; 2° l’abaissement des bras au besoin en fracturant l’humérus ; et 3° la basiotripsie sur la tête dernière.