ALLAITEMENT
Normalement un seul lait convient à l’enfant et particulièrement à l’enfant nouveau-né, c’est le lait de sa mère dont la constitution chimique correspond à ses besoins naturels. Malgré les efforts faits par le corps médical et même par les pouvoirs publics, ce mode d’alimentation phvsiolo-
THÉRAPEUTIQUE OBSTÉTRICALE
gique n’est pas généralisé; un trop grand nombre de femmes, qui pourraient nourrir, se soustraient encore à ce devoir. Les autres modes d’allaitement sont Y allaitement par la nourrice au sein, Y allaitement artificiel ou alimentation au moyen d’un lait d’animal, enfin Y allaitement mixte dans lequel l’allaitement naturel est associé à l’allaitement artificiel.
L’allaitement par la nourrice a comme avantage de fournir au nouveau-né un lait qu'il puise directement à sa source cl qui par conséquent est pur et à la température convenable ; mais, au point de vue social, on peut lui reprocher, s’il s’agit d’une nourrice sur lieu de priver son propre enfant non seulement du lait qui lui appartient, et encore des soins de sa mère, et, dans le cas où la nourrice emporte chez elle le nourrisson, d’enlever l’enfant à la sollicitude maternelle.
Quant à l’allaitement artificiel, le gros reproche qu’il faut lui adresser, c’est de donner à l’enfant un lait qui n’est pas fait pour lui, car sa constitution chimique diffère notablement de celle du lait de femme. Dans la plupart des cas, ce lait, en dehors des altérations auxquelles il est exposé, subit des modifications qui ne sont pas négligeables, ébullition, stérilisation, coupage.
Ce n’est donc plus un produit vivant qu’on donne au nourrisson, mais un lait mort.
Au point de vue pratique l'étude de l’allaitement doit donc être divisé en trois chapitres, l’allaitement au lait de femme ou allaitement naturel, l’allaitement au lait d’animal ou allaitement artificiel, et enfin l’allaitement mixte.