Allaitement au lait de femme
Ce mode d’alimentation est le seul qui convienne véritablement à l’enfant ; notre devoir est donc de conseiller l’allaitement maternel dans la majorité des cas, mais il existe parfois des difficultés ; celles-ci sont de trois ordres, contre-
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indications pour raison médicale, impossibilité pour raison anatomique, impossibilité pour raisons sociales.
Contre-indications. — L’allaitement par la mère doit être interdit dans tous les cas de tuberculose pulmonaire, même si les lésions sont peu accusées ou si elles sont guéries, chez les femmes atteintes de mal de Bright ancien, de cardiopathies ayant présenté des troubles de compensation, d’épilepsie, de folie, de cachexie, d’anémie aiguë.
A côté de cës contre-indications absolues, il peut y avoir des contre-indications relatives basées sur l’état général de
fixes.
Imjtossibilité anatomique. — Certains mamelons ombiliqués ne permettent pas l'allaitement, tous les efforts faits pour les rendre plus saillants, tractions manuelles ou instrumentales, ne font qu’augmenter la rétraction du bout du sein. Il 11e faut renoncer à l’allaitement dans ce cas qu’après avoir épuisé tous les moyens dont nous disposons soit pour vaincre la défectuosité anatomique, soit pour faire téter l’enfant au moyen d’un bout de sein. Certaines opérations chirurgicales ayant intéressé les glandes mammaires, et particulièrement les incisions pour abcès multiples, ont pu déterminer de l’atrophie des glandes.
Impossibilité sociale. — Les femmes obligées de gagner leur vie doivent le plus souvent renoncer à nourrir leur enfant si elles n’onl pas de foyer.
Indication absolue à l’allaitement maternel ou contreindication à l’allaitement mercenaire. — La syphilis est une contre-indication absolue à l’allaitement du nouveau-né par une nourrice, que la syphilis soit certaine, lésions spécifiques de l’enfant, ou probable, aveu d’un des générateurs, stigmates reconnus ou même soupçonnés par les antécédents obstétricaux, expulsions répétées de fœtus mort et macéré, disproportion entre le poids du fœtus et le poids du placenta. L’allaitement maternel est toujours indiqué dans ces cas, à son défaut c’est à l’allaitement artificiel qu’il
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faut s'adresser. Si la famille voulait prendre une
nourrice
malgré la défense du médecin, celui-ci devrait se retirer.
Montée laiteuse. — Habituellement la montée laiteuse véritable se produit dans le courant de la troisième journée, c’est-à-dire quarante-huit heures après l'accouchement ; avant cette date les glandes mammaires renferment bien un peu de liquide, le colostrum, dont la sécrétion commence souvent pendant la grossesse. La montée laiteuse proprement dite est caractérisée par une lluxion mammaire qui se manifeste par une induration et une tension de la totalité du sein. Au moment de ces phénomènes congestifs le pouls est d’ordinaire accéléré, la température peut s’élever de quelques dixièmes de degré ; la nouvelle accouchée accuse parfois des bouffées de chaleur, delà céphalalgie et une certaine gêne dans la région thoracique pouvant s’étendre jusqu’au creux axillaire et même dans la région dorsale. Ces phénomènes sont d’ordinaire très passagers et durent de vingt-quatre à quarante-huit heures; ils ne réclament un traitement que s’ils sont très accusés et douloureux : l’application de compresses humides chaudes et une légère compression suffisent à les calmer. Si la femme ne doit pas nourrir, les seins sont recouverts d’abord d’une lame de coton hydrophile stérilisé, puis d’une épaisse couche de coton cardé qui permet d’appliquer une compression énergique an moyen de bandes de crépon de laine. La montée laiteuse est parfois retardée de plusieurs jours sans cause apparente; dans certains cas elle se fait lentement et progressivement. Elle est d’ordinaire d’autant plus rapide que
la femme a déjà fait une on plusieurs nourritures.
Précautions à prendre au cours de l’allaitement au sein.
— Qu’il s’agisse d’allaitement maternel, allaitement physiologique, ou d’allaitement mercenaire, les règles générales sont les mêmes tant en ce qui concerne la nourrice qu’en ce qui touche le nourrisson.
Avant et après chaque tétée les bouts de sein seront lavés avec un tampon d’ouate hydrophile trempé dans une soin-
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lion de borate de soude. Le moyen le plus pratique est de préparer tous les matins un petit récipient couvert, sucrier, beurrier, pot à confitures, qui aura été bouilli une première fois et qu’on fera bouillir ensuite une fois par semaine, on le remplit d'une solution de borate de soude à 40 p. 1.000 et on y place une vingtaine de boulettes de coton hydrophile stéril isé de la grosseur d’une petite noix. 11 faudra avoir la précaution de bien se laver les mains avant de préparer les tampons de coton et avant de toucher au mamelon.
Pendant le premier mois on applique sur chaque mamelon une petite rondelle de gaze stérilisée qu’on change à chaque tétée. La gaze sèche est préférable aux compresses humides, s'il n'existe pas de lésions, car ces dernières ont l'inconvénient de faire macérer les bouts de sein. Un certain nombre de complications, crevasses, fissures, lymphangites, etc., peuvent survenir au niveau des seins au cours de l’allaitement, habituellement dans les premiers jours, nous les décrivons a l’article Seins.
Régime et hygiène de la femme qui allaite. — Ne pas
changer le régime alimentaire habituel, a condition qu’il soit peu épicé, \iandes et légumes à chaque repas en exceptant le gibier, les asperges, l’ail, l'oignon, les choux, le cresson, les fruits acides, les fromages fermentés.
Eviter une quantité excessive de boissons; aux repas : eau rougie ou bière légère trois quarts de litre â un litre environ par jour; en dehors des repas : lait, eau, tisane rafraîchissante, citronnade, orangeade.
Supprimer le café, le thé fort et l’alcool.
Prendre de l’exercice tous les jours : promenade au grand air.
Éviter les fatigues, les émotions, les rapports sexuels trop fréquents. .
Surveiller le fonctionnement intestinal, recourir, si c’est nécessaire, aux laxatifs qui n'agissent pas sur les glandes inleslinales et aux lavements. On prescrira par exemple, le
THÉfcA P EUT I O U E O BSTKTR I C AI . E
soir avant de se coucher, une cuillerée à café de la poudre suivante dans un demi-verre d’eau :
Poudre de réglisse )
Poudre de feuille de séné à 1 al- àà 20 grammes.
cool '
Soufre I AA 10 -
Crème de tartre )
Ne pas prescrire, à moins de nécessité absolue, les médicaments suivants : alcool, arsenic, aspirine, belladone, brome, calomel, chloroforme, colchique, digitale, ergot de seigle, éther, iode, iodure de potassium, opium sous toutes ses formes, plomb, ricin, salicylate de soude, sullate de quinine pris à jeun, urotropine.
Menstruation et grossesse chez la femme qui allaite. — Certaines nourrices continuent à être réglées pendant l’allaitement sans perdre pour cela leurs qualités ; il arrive parfois cependant que pendant la durée de la menstruation les digestions de l’enfant soient moins bonnes, vomissements, diarrhée liquide ou verte, que les augmentations soient inférieures à la normale, que les quantités de lait sécrétées soient insuffisantes, mais ces phénomènes sont habituellement passagers.
Dans certains cas les règles sont moins abondantes, dans d’autres, au contraire, elles sont augmentées et même plus fréquentes au point que l’allaitement doit être supprimé.
La femme qui nourrit n’est pas à l’abri d’une grossesse nouvelle, même si la menstruation est suspendue. Il n’est pas rare de constater sous cette iniluence une diminution de la sécrétion lactée ou des modifications dans la constitution du lait, qui se traduisent chez le nourrisson par des troubles digestifs et particulièrement par des vomissements. Dès que la grossesse est reconnue, il y a avantage à cesser l’allaitement, mais d’une manière progressive, on mettra ainsi la femme à l’abri d’une fatigue exagérée.
Moyens destinés à augmenter la sécrétion lactée. — Les meilleurs moyens soûl encore les moyens mécaniques; si la
sécrétion est insuffisante l’enfant sera mis plus fréquemment au sein et même aux deux seins à chaque tétée, mais il devra toujours y avoir un intervalle de deux heures entre chacune d’elles.
Quant aux substances galactogènes, leur action est loin d’être certaine; on pourra prescrire quatre cuillerées à soupe par jour de la potion suivante dans un liquide quelconque : lait, tisane, eau :
Extrait aqueux de galéga .
Glycéro-phosphate de chaux Sirop de limon
ou
Extrait d’ortie blanche . .
Glycéro-phosphate de chaux Sirop de sucre
25 grammes,
L’opothérapie, basée sur les extraits de la glande mammaire ou du placenta, n’a pas encore fourni de preuves suffisantes pour <[ue nous conseillions son usage.
Allaitement mercenaire. — La direction de l'allaitement pratiqué à l’aide d’une nourrice est exactement la même que celle que nous avons indiquée pour l’allaitement maternel. Deux inconvénients sont à éviter, le premier c’est que le nouveau-né ne prenne une trop grande quantité de lait à chaque tétée, aussi ces dernières devront-elles être pesées avec soi u pour se mettre à l’abri des troubles de suralimentation ; le second c’est que la nourrice habituée à fournir à son enfant des quantités de lait toujours supérieures à celles qu elle donnera à son nourrisson ne voit sa sécrétion diminuer rapidement parce demi-sevrage. Pour éviter cet ennui, on peut soit conserver l’enfant de la nourrice pendant une ou deux semaines pour qu’il continue à alimenter la sécrétion lactée, soit faire tirer le lait du sein qui vient d’être tété au moyen d’un tire-lait ou à l’aide de la main, jusqu’à ce que le nourrisson prenne (10 à 70 grammes par tétée.
Les règles d’hygiène générale et de régime sont les mêmes que celles que nous avons conseillées pour la mère, avec
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cette différence cependant, c’est que la nourrice a besoin d’être surveillée pour qu elle ne mange pas et qu’elle ne boive pas d’une façon exagérée.
Nous renvoyons à l’article Nourrice pour tout ce qui la concerne particulièrement, choix, etc., mais nous tenons a répéter dès maintenant ce que nous avons dit plus haut, il y a une contre-indication absolue h l’allaitement mercenaire, c’est la syphilis certaine ou soupçonnée du nouveau-né.
Allaitement indirect au lait de femme. — Dans certaines circonstances l’allaitement direct au sein est impossible, malformations des mamelons, malformations buccales du nouveau-né, et cependant l’allaitement au lait de femme est indiqué d’abord parce que c'est celui qui convient le mieux à l'enfant, ensuite parce que son état de santé l’exige. La mère ou une nourrice peuvent pendant un certain temps tout au moins fournir la quantité de lait qui est nécessaire; ce lait sera tiré, puis versé dans un récipient stérilisé par l’ébullition, bouteille ou verre, et donné à l’enfant soit au moyen d’une tétine, les précautions à prendre sont les mêmes que celles que nous décrivons à propos de l’allaitement au biberon, soit au moyen d’une petite cuiller. S’agitil d’un biberon, celui-ci, rempli de la quantité de lait que doit prendre le nourrisson, sera placé dans un récipient plein d’eau chaude pour qu’il soit à une température de 37°.
Le lait est extrait des seins de différentes manières, certaines femmes peuvent le tirer directement avec la main, les bouts de sein et les mains chargées de la traite devront être lavés avec soin avant chaque manœuvre. Le plus souvent on se sert d’instruments construits pour cet usage, tire-lait ou téterelle aspiratrice ; un instrument nouveau, le succipompe de de Rohan, a été établi sur des bases physiologiques et semble donner des résultats satisfaisants. Réalisant une véritable tétée artificielle, on peut espérer grâce à lui entretenir plus longtemps la sécrétion lactée.
Alimentation du nouveau-né pendant le premier mois.
— Un grand nombre de troubles, qui surviennent pendant
RUDAUX.
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tuer arbutiouk OBSTÉTRICALE
l allaitement et même plus tardivement, ont pour point de départ des fautes commises dans le courant des premiers mois, aussi est-ce pendant cette période qu’il faut redoubler de précautions et éviter particulièrement la suralimentation.
Quel que soit le mode d’allaitement qui aura été choisi, sein ou biberon, il y a avantage à laisser la mère et l’enfant se reposer pendant la première journée. En cas décris de ce dernier, on pourra lui donner, deux ou trois fois au plus dans les vingt-quatre heures, une cuillerée à café d’eau bouillie.
La deuxième journée, l’enfant sera mis au sein toutes les trois heures, ce qui aura l’avantage de lui apprendre à faire des mouvements de succion avant que le sein ne soit trop tendu par la montée laiteuse, d’activer celle-ci et, enfin, de permettre au nouveau-né d’avaler un peu de colostrum. On ne l’y laissera pas plus de cinq minutes.
A partir de la troisième journée , il sera mis régulière inenl au sein toutes les Irais heures , il aura donc sept tétées dans les vingt-quatre heures, dont une seule la nuit :
lre tétée
heures du matin,
heures,
heure,
heures.
heures,
heures.
nuit (de 1 heure à 3
premi
ère
tétée est donnée ;
dernière aura lieu entre 9 et 10 heures du soir à cause du temps perdu dans le courant de la journée ; il y a avantage à ne pas dépasser dix heures comme limite de la dernière tétée du jour pour permettre à Ja mère de se reposer.
Dans la journée il est souvent nécessaire au début de réveiller l’enfant à l’heure fixée pour la tétée. Celle-ci ne devra jamais durer plus de dix à quinze minutes ; les tétées
T 1 1 ER A P E U Tl O l E OBSTÉTRICALE
du matin seront moins longues que celles du soir, le lait venant avec moins d’abondance à la lin de la journée. La durée du temps pendant lequel l’enfant doit rester au sein dépend de plusieurs circonstances, abondance de la sécrétion et avidité de l’enfant ; la balance est seule capable de donner des renseignements à ce sujet. Malheureusement on ne peut y avoir recours que dans la clientèle aisée où il est alors possible de fixer à peu près mathématiquement la quantité de lait de chaque tétée.
Elle sera :
Le 3e
jour
de 15 à 20 gr, par
tétée ou 105 à
140 gr.
de 20 à 25 —
de 25 à 30
de 30 à 35 —
(le 35 à 40 —
oo
de 40 à 50
oc
de 50 à 60 —
de 60
de 7 0 —
par 24 heures.
Pour la plupart des enfants 70 grammes par tétée, ce qui fait 490 grammes de lait dans les vingt-quatre heures, suf" fisent et permettent une augmentation journalière de 20 à 25 grammes. Si le poids de l’enfant restait stationnaire ou si l’augmentation n’était par jour quede quelques grammes, on pourra lui donner 80 grammes avant le quinzième jour, époque à laquelle il doit les prendre habituellement, et on atteindra 80 grammes au début du deuxième mois.
11 est bien entendu que les quantités de lait indiquées dans le tableau précédent et dans celui qui va sui\ re sont des moyennes, elles ont été établies en supposant un lait de constitution normale et un enfant pesant 5.250 grammes à 5.500 grammes à sa naissance. Ce dernier a-t-il un poids inférieur, il pourra être maintenu à 00 grammes par tétée pendant plus longtemps, son poids est-il au contraire au-dessus de 7 livres, des quantités de lait plus élevées sont souvent nécessaires. La valeur nutritive du lait est également
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très variable et influe sur les quantités qui sont nécessaires à l’entretien et à l'accroissement du nourrisson.
Dans les milieux où l’enfant ne peut être pesé, on devra se baser sur l’aspect général, l’état de la fontanelle antérieure et sur les caractères desselles. Un enfant, qui reçoit la quantité de lait suffisante pour son entretien et pour sa croissance, doit, pendant le premier mois, s’endormir après la tétée, avoir des selles jaunes et bien liées (trois en moyenne dans les vingt-quatre heures), présenter des fontanelles qui ne sont ni déprimées ni trop tendues. Il ne devra pas avoir de régurgitations après chaque tétée et encore moins rejeter une plus ou moins grande quantité de lait caillé une ou deux heures après ; si ces troubles digestifs se manifestaient, il faudrait s’assurer que l’enfant est bien réglé, et diminuer la durée de chaque tétée.
Alimentation pendant les autres mois.
Oe
Art
mois, 80 gr. par
tétée, 7
tétées, 360 gr. par 24 heures.
y a avantage à
ne jamais dépasser 150 grammes pa
tétée dans le courant de la première année; aussi dès le huitième mois y a-t-il intérêt à remplacer une des tétées indiquées dans le tableau précédent par une bouillie de farine préparée avec 150 grammes de lait sucré.
Augmentation du nouveau-né. — Pendant les premiers jours l’enfant diminue de poids, il évacue une quantité plus ou moins considérable de méconium avec lequel il avait
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été pesé le jour de sa naissance; il vit d’autre part aux dépens de lui-même. Sa diminution est en raison directe de son poids primitif, peu accusée chez les petits enfants, elle peut être de 400 à 500 grammes avec un nouveau-né de 4.000 à 4.500 grammes; aussi est-il impossible de fixer la date à laquelle ce dernier doit reprendre son poids de naissance, elle sera d’autant plus tardive que l’enfant sera plus volumineux et par conséquent qu’il aura plus diminué. Chez ces derniers ce n’est que vers le 15e ou 20u jour que l’enfant a repris son poids initial.
Les pesées quotidiennes, conseillées par beaucoup d’auteurs, donnent de mauvais résultats pratiques, car bien souvent le poids d’un jour est inférieur à celui de la veille ; il suffi t pour cela que lors de la première pesée l’intestin et la vessie n’aient pas fonctionné et que le lendemain au contraire l’enfant ait uriné et ait été à la garde-robe avant d’être placé sur la balance. La diminution de poids constatée bien qu’inexacte en réalité peut influer sur la nourrice qui s’alarme à tort, aussi est-il préférable de ne peser les enfants que tous les deux jours pendant les trois premiers mois, et ensuite deux fois et une fois par semaine. Les augmentations quotidiennes qui sont en moyenne de 25 grammes pendant les deux premiers mois, vont ensuite en diminuant.
Quantités moyennes d’augmentation :
Par jour. Par mois.
1er mois .
25 à 30 gr.
000 gr.
25 gr.
ra
partir du poids minimum.
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Tableau d’accroissement.
Naissance.
. 3.250 gr.