‹ Clinique et thérapeutique obstétricales du praticienChapitre 162 sur 268 · PENDANT LA GROSSESSE · texte numérisé non relu

PENDANT LA GROSSESSE

I. — Kyste de l’ovaire diagnostiqué dans les six premiers mois. — C’est la période qui permet de mettre en œuvre le traitement de choix idéal, c’est-à-dire Y ovariotomie, dont les résultats opératoires se sont améli orés dans les vingt-cinq derhièresannées à tel point que de 79,4 p. 100 de mortalité en 1886 (Rémy), on arrive seulement à l’heure actuelle à une mortalité de 2 p. 100. Quant à l’influence de l’opération sur la grossesse, elle est d’autant moins accentuée qu’on opère plus tôt; l’expulsion prématurée du fœtus est presque nulle dans les trois ou quatre premiers mois; elle est au contraire plus

THÉRAPEUTIQUE obstétricale

frequente, si L’intervention est faite dans les trois derniers, une fois sur deux en moyenne (Audebert).

II. — Kyste de /’ ovaire diagnostiqué dans les trois derniers mois. — Pour Les raisons que nous venons d’exposer, il paraît plus sage de s’abstenir pendant les derniers mois de la grossesse, surtout si le kyste est de petit volume ou s'il est stationnaire dans son évolution. L’intervention est absolument contre-indiquée, si le kyste situé dans la cavité pelvienne est adhérent, des manipulations dangereuses pour l’iitérus seraient alors nécessaires, elle ne sera pratiquée qu'au moment du travail

III. — Il survient des complications. — Que ces dernières se produisent au niveau du kyste, et nous y faisons rentrer le déAeloppemenl rapide, ou qu’elles soient dues à l’action de la tumeur sur les viscères avec lesquels' elle entre en contact directement ou indirectement, et quel que soit l’âge de l;i grossesse, l'intervention s’impose. C’est encore à la laparotomie sui\ie de Y ovariotomie qu'il faut s’adresser, chaque fois qu'il est possible de les pratiquer. Mais s’il y a impossibilité matérielle d'opérer immédiatement et que cependant il \ ait une urgence absolue à parer aux accidents et particulièrement aux troubles compressifs, on aura recours à la ponction du kyste. Il est bien entendu que ce procédé opératoire ne doit être considéré que comme intervention de nécessité et comme un moyen permettant de gagner du temps. l’oNariotomic de\ra être pratiquée dès qu’on aura pu réunir le matériel et les aides nécessaires.

IV. — Précautions particulières à prendre au cours de la laparotomie faite pendant la grossesse. — Avant l’opération il est prudent de pratiquer une injection sous-cutanée de morphine, 1 centimètre cube d’une solution à 1 p. 100 ; les mêmes doses seront injectées pendant les trois ou quatre jours suivants. Au cours de la laparotomie, il faudra éviter autant que possible la manipulation de l’utérus et les tract ions sur le pédicule.

THÉRAPEUTIQUE ORSTETRICALE

bob

Page 1