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III. — La mâle a été expulsée spontanément

Si l’on est appelé dans les heures qui suivent l’expulsion, il faut se livrer à l’examen de la cavité utérine et agir comme précédemment. 11 n’y a qu’une exception à cette règle, c’est lorsque la môle a été expulsée entourée d’une enveloppe complète d’apparence charnue, la caduque utérine; dans ce cas, on est certain qu’il ne reste pas de vésicules adhérentes à la paroi de l’utérus.

On peut n’être appelé que tardivement, quelques jours ou quelques semaines après l’expulsion de la môle, la femme continuant à perdre du sang et même à expulser des vésicules. Là encore il faut aller explorer avec le doigt toute la surface interne de l’utérus; si le col n’est pas perméable, on le dilate avec un petit ballon ou avec des bougies de llégar. On pratique ensuite le curage digital, le curettage et l’écouvillonnage.

IV. — L’examen digital révèle l'envahissement du tissu musculaire de l’utérus par les villosités choriales , ou bien , au cours du curage digital ou du curettage, on perfore la paroi utérine altérée.

L’hystérectomie vaginale ou abdominale est alors seule indiquée. Dans le premier cas, l’opération peut n’être pas faite aussitôt ; dans le second, au contraire, il faut la pratiquer immédiatement comme dans toute rupture utérine.

\ . — Toute femme qui a eu une grossesse molaire doit être l’objet d’une surveillance particulière.

Celte surveillance doit être exercée pendant l’année qui *uit l’expulsion de la môle ; l’utérus est menacé de devenir

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T H E R A P EUTIOUE OBSTETRICAL!:

le point de départ d’une tumeur maligne, le déciduôme malin ; à la moindre alerte, il devra être enlevé.

MÉTRITE CERVICALE GRAVIDIQUE

Il existe une forme de métrile cervicale peu connue, qu’on rencontre chez 1rs femmes jeunes, mariées depuis peu de temps et enceintes. Cette affection mérite cependant d’attirer l’attention du praticien, car elle est sans aucun doute une cause fréquente d’interruption de la grossesse.

Pour se développer, il lui faut un terrain prédisposé. C’est presque toujours chez des sujets lymphatiques qu’on la rencontre; on retrouve en effet dans leurs antécédents des fluxions ganglionnaires, de l’hypertrophie adénoïdienne, des poussées d’acné, de la blépharite chronique et d’une façon presque constante des perles blanches plus ou moins abondantes apparues alors que ces femmes étaient encore

vierges.

Les premiers symptômes se manifestent peu de temps après la conception; dès les premiers mois ces femmes accusent une leucorrhée très abondante, qu’on ne manque pas de mettre sur le compte de la grossesse si, à ce moment, on ne se livre pas à un examen minutieux de la sphère génitale. Le plus souvent, en même temps que survient cet écoulement, les femmes se plaignent de pesanteur dans le bas-ventre et de douleurs lombaires continues.

Par le toucher on sent un col volumineux, non plus conique, ni même cylindrique, mais renflé dans la portion, qui précède le museau de tanche, il a pris la forme d’un barillet. Sa consistance est ferme et résistante, il semble œdématié dans sa totalité, l’orifice cervical a seul conservé sa résistance normale et il ne se laisse pas franchir, car nous avons dit qu’il s’agissait de primipares. Chez les femmes qui ont déjà eu des grossesses, celte forme de métrile ne se distingue plus des métrites cervicales classiques.

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Le spéculum permet de conslaler que ce col hypertrophié est rouge, souvent violacé; son orifice externe est attiré dans la profondeur par suite de la tension des parois, il semble ombiliqué ; on voit sourdre à son niveau un bouchon glaireux, plus ou moins consistant, plus blanchât re que jaunâtre. Contrairement à ce qui se rencontre dans les autres variétés de métrite, on ne trouve aucune ulcération et aucune trace d’ectropion,la muqueuse du canal cervical est en effet retenue par la résistance de l'orifice externe; on n’aperçoit aucun de ces grains jaunâtres dus à des follicules hypertrophiés, la muqueuse du museau de tanche est au contraire lisse, vernissée. La vaginite, lorsqu’elle existe, est peu accentuée dans cette forme de métrite.

Traitement. — En présence de ces signes, il faut agir : on défendra le coït, on combattra la constipation, on décongestionnera le col par des injections à 37 ou 38°, prises matin et soir dans la position couchée, on devra se conformer aux indications suivantes : se servir d’un bock, d’une canule en verre à plusieurs trous sans trou médian ou de préférence d’une canule vaginale à double courant, d’eau bouillie (dans laquelle on mettra deux cuillerées à café de borate de soude), ou d’une décoction de guimauveet pavot, et placer le récipient à un niveau peu élevé, 30 à 40 centimètres de hauteur environ.

Tous les deux jours, on fera avec beaucoup de précaution un badigeonnage du col avec :

Extrait de belladone

Chloral

Teinture de benjoin.

Huile stérilisée . .

0,50 centig.

2 grammes T —

ou :

Goménol . . .

Huile stérilisée

30 grammes

Pour agir d’une façon plus active, on peut avoir recours aux tampons trempés dans un des liquides précédents et laissés à demeure 12 ou 24 heures.

Dans le cas où la femme éprouve des difficultés pour in-

THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE

troduire elle-même un tampon muni d’une lice] le, on lui conseille les ovules médicamenteux qu’elle placera dans le vagin le soir en se couchant et qu’elle aura soin de refouler le plus profondément possible.

Le praticien, qui prescrit ces moyens thérapeutiques, tampons ou ovules, indiquera toujours avec détails la technique à suivre pour les employer :1a femme doit d’abord s’accroupir, les jambes écartées, et introduire ensuite dans le vagin le corps qui est destiné à y séjourner.

Nous n’avons jusqu’ici envisagé que le traitement local, mais il est nécessaire de prescrire également un traitement général : pendant quinze jours par mois la femme devra prendre au cours des deux principaux repas une cuillerée à bouche de :

Iodure de potassium 10 grammes

Eau distillée ) v

Sirop de limon \ aa lo()

Pendant les quinze autres jours, elle prendra le matin avant le petit déjeuner une cuillerée à café de la solution:

Arséniate de soude 0,05 centig.

Teinture de noix vomique 5 grammes

Eau distillée 150

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