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RÉGIMES

Régime de la femme enceinte normale.

La femme, dont la grossesse se développe normalement, n’a pas de régime spécial à suivre. Son alimentation doil être variée, mais un certain nombre d’aliments lui seront interdits. Nous rangerons, dans les aliments défendus, en première ligne tous ceux qui contiennent des toxines.

Gibier et particulièrement toutes les viandes noires.

Conserves, c’est-à-dire pâtés, charcuterie, excepté le jambon .

Crustacés.

Champignons sous toutes les formes.

THÉRAPEUTIQUE OBSTET RICA L E

Seront également défendus, surtout pendant les derniers mois, les acides et tout ce qui détermine des fermentations acides : épices, condiments, oseille, tomates, salades, citrons et fruits acides, les graisses, les fromages forts, le cidre, le poiré, les boissons alcooliques, en un mot tous les aliments capables de déminéraliser l’organisme.

Seront spécialement conseillés :

Toutes les viandes grillées, rôties ou bouillies, et le jambon maigre;

Les poissons maigres;

Les légumes frais et secs et les pâtes;

Les œufs frais;

Les crèmes ;

Les fromages frais ;

Les bananes, marrons, figues sèches, noix.

Les eaux minérales bicarbonatées calciques.

La suralimentation doit être évitée et un espace de cinq heures est nécessaire entre chaque repas.

Régime de la femme gui a des vomissements ou d’autres manifestations peu accusées de /’ auto-intoxication

Défendre les viandes rouges.

Permettre la viande blanche au repas de midi seulement.

Recommander particulièrement le régime lacto-végétarien.

Régime de la femme atteinte cl’ affections chroniques

des reins ou du cœur.

Même régime que le précédent en supprimant le sel.

Régime de la femme atteinte d’albuminurie gravidique (50 centigrammes et au-dessus d’albumine par litre).

Régime lacté absolu, trois litres de lait par jour par tasses

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à thé, chaque prise sera deaux d’eau de Vichy.

précédée

d’un demi-verre à Bor

Régime de la femme accouchée.

Le jour qui suit F accouchement : alimentation liquide, lait, bouillon frais, bouillon de légumes, œufs frais.

Le lendemain de l’accouchement: viande blanche au repas de midi, légumes, entremets.

Ensuite alimentation normale dont on supprimera pendant le séjour à la chambre :

Le porc, l’oie, les ragoûts, le gibier, les asperges, les choux, les radis, les champignons, les oignons, l’ail ;

Les épices ;

Les fruits acides;

Le café, les liqueurs.

Régime de la nourrice

Seront défendus le gibier, les asperges, les choux, l’ail et l’oignon, le café, l'alcool et toutes les boissons alcooliques.

On devra fixer la quantité de liquide que la nourrice pourra prendre dans sa journée: aux repas trois quarts de litre d’eau rougie ou de bière légère, et en dehors des repas un demi-litre de lait ou de tisane rafraîchissante.

RELÂCHEMENT DES SYMPHYSES

Cette affection peut se manifester pendant les derniers mois de la grossesse, mais c’est surtout après l’accouchement qu’on la rencontre. A ce moment les signes fonctionnels sont habituellement plus accusés, car le relâchement, qui avait débuté pendant la gestation, a pu être exagéré par le traumatisme de l’accouchement ; il s’est produit au cours de la période d’expulsion une véritable entorse des articu-

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la l ions pelviennes et en particulier de la symphyse pubienne.

Chaque fois qu'une de vos clientes accouchée depuis quelques semaines éprouvera des difficultés soit pour se tenir debout, soit pour marcher, ne vous empressez pas d’affirmer que ces troubles sont passagers ou qu’ils sont dus à l’immobilité du post-partum. Pensez au relâchement des symphyses du bassin et recherchez les signes qui le caractérisent.

Tantôt, mais plus rarement, la marche est impossible, tantôt elle est seulement pénible, la femme se traîne en se dandinant, elle cherche un point d’appui sur les meubles environnants quand elle n’a pas recours au dos d’une chaise ou à deux cannes pour avancer. Trousseau, dans une de ses cliniques consacrée à cette affection, rapporte l’observation d’une femme restée impotente à la suite d’un accouchement; cette impotence, qu’on avait mise sur le compte d’une maladie de la moelle, disparut dans le cabinet même de Trousseau grâce à l’application d’une serviette autour du bassin.

À l’examen de votre malade vous constaterez la démarche <pie nous avons déjà signalée, l’impossibilité de se tenir sur une seule jambe, et enfin le glissement alternatif des deux pubis l’un sur l’autre, lorsque vous aurez introduit un doigt dans le vagin, la pulpe appliquée sur la face postérieure de la symphyse, et que vous aurez commandé à votre patiente de marquer le pas.

Traitement. — En présence de cette impotence, quelle conduite tiendrez-vous ? Si l’accouchement est récent, de deux à quatre semaines, ordonnez de nouveau le repos dans le décubitus horizontal, surtout si vous constatez que l'utérus est encore gros, et prescrivez des injections chaudes, 45° environ, et des grands bains chauds prolongés. Il est possible que l’involution de toute la sphère génitale, dont les articulations du bassin font partie, soit retardée ; grâce à cette thérapeutique vous l’activerez.

THERAPEUTIQUE OBSTETRICAL^

Dans le cas, au contraire, où 1 impotence date d un accouchement déjà ancien, plus de six semaines, laites porter à la malade une ceinture en coutil confectionnée sur le modèle des ceintures de gymnastique dont on peut également se servir. Ayez la précaution de la faire capitonner surtout dans les régions où elle doit entrer en contact direct avec des saillies osseuses, crêtes iliaques et grands trochanters. En même temps ayez recours à l’hydrothérapie sous forme de grands bains chauds, de douches froides ou chaudes, simples ou sulfureuses ; le massage et l’électricité vous rendront également de grands services.

Pendant la grossesse vous ordonnerez le repos absolu au lit et vous enroulerez autour de la ceinture pelvienne une large bande de tissu élastique. S’il y a des douleurs, faites appliquer au niveau de la symphyse pubienne une légère couche du Uniment suivant:

Menthol 3 grammes.

Salicylate de méthyle 15 —

Glycérine 50 —

RÉTENTION PLACENTAIRE

Peu de temps après l’expulsion ou l’extraction du fœtus apparaissent de nouvelles contractions utérines, arrièredouleurs, qui ont pour but de décoller le placenta et de le chasser du corps de l’utérus. Ce second temps de l’accouchement constitue la période de délivrance, sa durée est très variable ; en général elle n’excède pas une ou deux heures, mais dans certains cas elle peut être beaucoup plus longue, parfois même les phénomènes physiologiques, que nous avons signalés, ne se produisent pas ou sont insuffisants. Le placenta ne se décolle pas ou ne se détache qu’en partie, d’autres fois au contraire, il se décolle, mais il n’est pas chassé fie la cavité utérine.

Dans le premier cas aucun accident ne survient immé-

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diatement, tandis que dans les deux derniers des hémorragies graves sont presque toujours la conséquence de cet acte physiologique interrompu dans sa marche normale et nécessitent une intervention immédiate, la délivrance artificielle. Nous avons déjà étudié avec détail ces complications de la délivrance, nous aurons surtout en vue dans cet article la rétention placentaire tolérée pendant un certain temps et ne déterminant que des complications tardives.

La rétention de la totalité du placenta est rare après l'accouchement à terme ou prématuré, tandis qu’elle est relativement fréquente au cours de l’avortement et particulièrement au cours de l’interruption de la grossesse pendant les 3° et ie mois.

Dans l’accouchement proprement dit on rencontre surtout les rétentions partielles; tantôt il s’agit de la rétention d’une portion de cotylédon, d’un cotylédon tout entier ou de plusieurs cotylédons appartenant au gâteau placentaire, tantôt c’est, un cotylédon ou une masse placentaire accessoires qui est retenu dans la cavité utérine.

La rétention d’une portion du placenta principal doit toujours être reconnue immédiatement, si l’on prend soin d’examiner attentivement l’arrière-faix chaque fois qu’on a terminé la délivrance. La rétention d’un ou de plusieurs cotylédons supplémentaires passe plus facilement inaperçue surtout aux yeux d’une personne peu expérimentée ou inattentive. C’est encore par un examen méthodique du délivre qu’on s’en aperçoit, la présence de vaisseaux dans les membranes, vaisseaux partant du placenta et interrompus dans leur parcours, est l’indice d’un cotylédon ou quelquefois de plusieurs cotylédons retenus dans la cavité utérine.

Lorsqu’on est appelé pour un des accidents que nous indiquerons plus loin et qu’on n’a pas pratiqué soi-même la délivrance, il faudra toujours penser à la possibdité d’une rétention placentaire, quels que soient les renseignements fournis par la personne quia fait l’accouchement, car celle-

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ci peut se tromper. Il n'y a qu’un moyen de s en rendre compte: c’est d’explorer méthodiquement toute la surface interne de l’ utérus à l’aided un ou de deux doigts introduits dans la cavité de cet organe. Cette manœuvre est d ordinaire facile, car, dans les cas de rétention placentaire, l’utérus ne subit pas sou involution habituelle et son col reste perméable.

La rétention du placenta après l’avortement est ordinairement une rétention totale. On a assisté à l’expulsion du fœtus ou l’on vous apprend que celui-ci a été expulsé, le corps du délit peut vous être présenté ; dans ce cas le doute n’est pas permis. Si l'on vous dit au contraire qu’il a été jeté, il faut dans certains milieux se mettre en garde contre une telle affirmation et placer la femme en observation. Elle peut avoir intérêt à vous induire en erreur pour vous amener à pratiquer une intervention qui la débarrassera d’une grossesse non désirée ou même redoutée. Que de fois à 1 hôpital nous sommes-nous bien trouvés de suivre cette conduite et avons-nous vu une des grossesses soi-disant interrompues continuer leur évolution !

La rétention placentaire post-partum ou post-abortum se manifeste par les symptômes suivants : pertes sanguines ou phénomènes infectieux. Tantôt ce sont des hémorragies abondantes d’emblée apparaissant dans les heures ou dans les jours, qui suivent la délivrance ou l’expulsion du fœtus, s'il s’agit d’un avortement ; tantôt ce sont des hémorragies peu abondantes, mais répétées, tantôt enfin on ne constate qu'un suintement sanguin, mais continu. Ces perles par leur abondance ou par leur persistance retentissent sur l’état général et déterminent une anémie plus ou moins rapide ; la fréquence du pouls en est la manifestation la plus constante et la plus importante.

Dans d’autres cas l’écoulement sanguin est nul ou insignifiant, mais ce sont les phénomènes infectieux qui dominent la scène et qui se traduisent par des signes généraux : fièvre, 38 à 40°, accélération du pouls, 100 à 140 pulsations,

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