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CONDUITE A TENIR PENDANT LE TRAVAIL

Appelé au début du travail et reconnaissant une présentation du siège, on peut encore essayer de transformer cette dernière en présentation du sommet au moyen de manœuvres externes, à la condition que le siège ne soit pas engagé et que la poche des eaux soit intacte. La version, en dehors des difficultés habituelles, tonicité abdomino-ulérine, siège décomplété mode des fesses, est souvent difficile pendant le travail à cause des contractions de l’utérus réveillées par le contact des mains.

En présence d’un accouchement par le siège, nous devons d’abord faire des réserves au sujet de l’enfant et préparer tout ce qui est nécessaire pour le ranimer : tube insufflateur.

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deux récipients pour donner un bain ciiaud et un bain froid, farine de moutarde, alcool, linge chaud, petite table recouverte d’un oreiller destiné à recevoir le nouveau-né, si l’insufflation doit être pratiquée.

Pendant le travail on se comportera comme pendant un accouchement par le sommet. Si la poche des eaux vient à se rompre spontanément, il ne faudra pas s’alarmer au cas où le liqu ide amniotique s’écoulerait verdâtre (à la condition que les bruits du cœur soient bons) ou si une traînée de méconium apparaît à la vulve. Chez les primipares, on obtient d'excellents résultats en dilatant le vagin au moyen d’un gros ballon de Champetier de Ribes. Si la poche des eaux est intacte, on la rompt artificiellement à la dilatation complète, après avoir pris les précautions suivantes :

On garnit un côté du lit à sa partie médiane avec une toile caoutchoutée dont une des extrémités est fixée au matelas avec deux épingles de nourrice, tandis que l’autre extrémité vient plonger dans un seau de toilette; puis, s’il s’agit d’une multipare, on la place aussitôt en position obstétricale en travers de son lit, la tête reposant sur un oreiller, le siège débordant légèrement le matelas, les deux membres inférieurs fléchis reposant sur deux chaises ou maintenus par deux aides. Les primipares ne seront mises dans cette position qu’à l’apparition de la hanche antérieure au niveau de la vulve.

Pendant la période d’expulsion il faut ausculter fréquemment et savoir s'abstenir de toute intervention s’il n’existe aucune indication de terminer rapidement l'accouchement. On se contente de soutenir le siège avec un linge chaud dès qu’il est tout entier hors de la vulve sans chercher à tirer sur les membres inférieurs fléchis ou défléchis. Dès que l’ombilic apparaît à la vulve, on fait une anse au cordon et on attend l’expulsion spontanée du thorax et du bras, ce n'est qu’à ce moment quil faut intervenir pour dégager la tête seule retenue dans le vagin. La main qui, placée dans la position intermédiaire à la pronation et à la

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supination, regarde la paroi ventrale de l’enfant, après a\oir été immergée rapidement dans un liquide antiseptique, pénétré dans le vagin et va à la recherche de la bouche du fœtus, l'index elle médius y sont introduits et prennent pointd’appui sur tout le plancher buccal, le corps de l’enfant est placé à cheval sur le bras dont la main est dans la cavité vaginale. L’autre main écartant l’index et le médius enfourche le cou du fœtus. Les deux mains exercent en même temps une traction pour amener l’extrémité céphalique sur le plancher périnéal ; à ce moment la main buccale seule agit d’abord pour fléchir la tête, puis pour amener le menton en arrière (rotation). Le sous-occiput est alors sous la symphyse, il doit être entraîné franchement au dehors et être remplacé par la région de la bosse occipitale qui va servir de pivot au moment du dégagement de la tête. C’est grâce à un mouvement de flexion prononcée que celui-ci est obtenu ; dès que le front apparaît au niveau de la commissure postérieure, le fœtus, dont le tronc a été relevé de plus en plus, est placé verticalement la tête en bas.

La manœuvre dite deMauriceau doit être exécutée rapidement, tant que la bouche du fœtus n’est pas sortie de l’orifice vulvaire, car jusque-là la circulation fœto-placentaire est interrompue par compression du cordon. La bouche hors de la vulve, il n’y a plus à se presser ; si l’enfant respire, il y a même avantage pour la mère à aller lentement pour dislendre le périnée, qui est attaqué par un des plus grands diamètres de la tête, le diamètre occipito-frontal.

Dès que l’extraction est terminée, la circulation funiculaire peut se rétablir; dans ce cas, il y a avantage à ne pas sectionner le cordon aussitôt. On profitera de ce temps pour désobstruer les voies aériennes supérieures et pour frictionner vigoureusement les téguments externes et particulière ment la région dorsale du fœtus avec un peu d’alcool, afin d’exciter le réflexe respiratoire s’il est né étonné. Pendant ces manœuvres nous conseillons de le tenir par les pieds, la tête en bas, car il existe souvent un peu d’anémie bulbo-cérébrale.

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