‹ Clinique et thérapeutique obstétricales du praticienChapitre 240 sur 268 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

fécales doivent être traitées localement. Elles seronl lavées avec une solution de sublimé à 1 p. 4.000 ou d’eau oxygénée coupée de deux l'ois son volume d’eau bouillie, puis saupoudrées avec :

Oxyde de zinc 5 grammes

Bismuth. . ' 10

Talc - 20 -

ou enduites avec une des pommades suivantes :

Sous-nitrate de bismuth Oxyde de zinc . . . .

Vaseline /

Lanoline (

4 grammes

âà 25

OU

Calomel 1 gramme

Vaseline H0 grammes

ou encore :

Oxyde jaune de mercure 0,50 centigr.

Vaseline 20 grammes

Si les lésions cutanées s’étendent, on peut pratiquer à leur niveau de légers attouchements avec un bourdonnet de coton imbibé d’une solution de nitrate d’argent à 1 p. 20 ou 1 p. 40.

Le coryza sera traité par des nettoyages fréquents des narines au moyen d’un fin tampon d’ouate hydrophile stérilisée et imbibée d’une solution de borate de soude. Deux ou trois fois par jour on instillera également dans chaque narine 4 ou 5 gouttes de :

Eau oxygénée à 12 volumes 1 partie

Eau stérilisée 4 parties

Et le soir on y mettra gros comme une lentille de pommade au calomel à 1 p. 40.

cl) Traitement mercuriel. — Nous n’avons pas l’intention de passer en revue toutes les méthodes d’administration du mercure qui ont été préconisées; nous signalerons seule-

ment celles qui paraissent donner les meilleurs résultats et qui sont d’une application pratique.

Dans les cas bénins on aura recours à la voie digestive et à la voie cutanée en alternant de façon à laisser reposer tantôt la peau, tantôt le tube digestif. Une bonne préparation mercurielle est la

Liqueur de Van Swieten

qu’on donne en trois fois à la dose d’une trentaine de gouttes par jour. Chez le nom eau-né, on commencera par deux gouttes le matin, dans le milieu de la journée et le soir; on les mettra dans une cuillerée à café de lait tiré par la mère et on augmentera tous les jours ou tous les deux jours chaque prise d’une goutte jusqu’à six. L’enfant élevé au sein supporte habituellement bien ce mode d’administration du mercure, tandis que chez celui qui est nourri au lait de vache, il n’est pas rare de voir apparaître de l’intolérance gastrique et des troubles intestinaux, diarrhée liquide ou diarrhée verte.

Gaucher a substitué à la liqueur de Van Swieten le Iciclate neutre de mercure ail millième qu’on peut donner au nouveau-né à la dose de 10 à 20 gouttes en trois fois.

Pour permettre à l’estomac de se reposer ou dans le cas d’intolérance gastrique, on s’adresse à la voie cutanée, qui a l’avantage d’être une méthode à la portée de tous. On prescrit soit de l’onguent mercuriel double (onguent napolitain), soit de l’onguent simple (mélange à parties égales d’onguent napolitain et d’axonge benzoïnée), dont on emploie chaque fois gros comme un pois ; la quantité nécessaire à chaque séance peut être ordonnée sous forme de cartouches de 1 gramme. Les régions sur lesquelles seront pratiquées les frictions devront varier tous les jours ; les lieux d’élection sont les côtés droit et gauche du thorax, les creux axillaires, la face interne des bras, les plis de l'aine et la face interne des cuisses. La peau est d’abord lavée au savon, puis on applique à son niveau la quantité d’onguent

prescrite au moyen d’un petit morceau de llanelle, qui sert à pratiquer la friction, celle-ci doit être douce et durer cinq minutes; le morceau de llanelle est ensuite laissé à demeure jusqu’au lendemain. A ce moment il faut nettoyer la région avec de l’eau savonneuse tiède.

Les reproches qu’on peut adresser à cette méthode sont d’irriter parfois la peau et de dévoiler la nature de l’affection.

Les injections sous-cutanées sont indiquées dans les cas de syphilis grave et après l’échec ou l’intolérance des autres modes de traitement. La préférence doit être accordée aux sels de mercure solubles et parmi ceux-ci au bi-iodure et au benzoate. La seringue, d’une contenance de I centimètre cube, sera en verre et bien calibrée ; la région fessière, malgré les souillures auxquelles elle est exposée, est encore la région la meilleure, à la condition de pratiquer l’injection à sa partie supérieure "point de Barthélemy). Elle sera savonnée, rincée, frottée à l’éther, puis au sublimé, l’aiguille d’abord flambée est enfoncée d’un coup sec perpendiculairement à la surface cutanée. L’injection est poussée lentement, l’aiguille est ensuite retirée rapidement, et un tampon d’ouate est appliqué sur la piqûre et légèrement comprimé. Les injections seront faites par séries de 10, suivies de dix jours de repos.

Bi-iodure d’hydrargyre 0,02 centigr.

Iodure de potassium 0,02 —

Phosphate tribasique de soude 0,04

Eau distillée et stérilisée 10 centim. c.

Injecter un quart à une demi-seringue-

ou

Benzoate de mercure 0,50 centigr.

Chlorure de sodium chimiquement pur . . 0.75 —

Eau distillée et stérilisée 100 grammes

Injecter 8 à 20 divisions de la seringue.

Si l’enfant ne peut pas être suivi tous les jours (consultations de nourrisson), les injections de sels insolubles peu-

THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE

veut à la rigueur être employées ; dans ce cas c’est à l'huile grise qu’il faut s’adresser ; son seul inconvénient est de provoquer des petites nodosités. On injectera une division de la seringue de Barthélemy tous les 8 jours par séries de .5 à 6 :

Mercure purifié. ... - 20 grammes.

Lanoline ... 20 —

Huile de vaseline 20 —

Chauffer légèrement le flacon et l’agiter avant de puiser le liquide avec la seringue.

L’aiguille est d’abord seule enfoncée ; après avoir constaté qu’aucune goutte de sang ne vient sourdre à son extrémité libre, on adapte la seringue et on pousse lentement l’injection. La seringue enlevée, on applique la pulpe de l’index sur l’orifice de l’aiguille qu’on retire rapidement. Il faut se souvenir que la capacité d’une aiguille de 0.012 millimètres de long correspond à une demi-division de la seringue.

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