ANTISEPSIE EN OBSTÉTRIQUE
Les mots « antisepsie obstétricale » peuvent surprendre au premier abord, il n’y a qu’une méthode antiseptique.
THERAPEUTIQUE OBSTETRICALE
qu’elle s’applique à la médecine, à la chirurgie ou aux accouchements.
Il n’est pas douteux que la stérilisation des instruments, des objets de pansement ou des mains s’obtient dans tous les cas par les mêmes procédés. Par contre l’antisepsie du sujet et de la région opératoire présente en obstétrique des particularités ou, si l’on veut, des nécessités de technique qui méritent d’être décrites avec détails. Nous n’avons en vue que la stérilisation d'urgence, au lit du malade pour ainsi dire, aussi, dans tout ce qui va suivre, ne sera-t-il question ni d’étuve, ni d’autoclave.
Nous exposerons successivement:
1° Les procédés généraux de stérilisation des mains, des instruments et du matériel de pansement.
2° Les procédés particuliers propres à réaliser l’asepsie de la région opératoire (filière pelvi-génitale).
I" Procédés généraux de stérilisation.
a) Des mains. — La première préoccupation du praticien doit être de ne pas contaminer ses mains, il suffit pour cela de prendre l’habitude de mettre des gants de caoutchouc pour toutes les interventions septiques, si minimes soientelles. Le gant de Chaput aux longues manchettes, aux doigts courts, au tissu épais, est le plus pratique et le plus durable de tous.
Une main ainsi préservée de toute souillure est aisée à désinfecter, il suffit pour cela d’eau bouillie chaude, de savon, d’une brosse à main en fibre de bois, large autant que possible et un peu ferme, modèle actuellement très courant dans le commerce et vendu à très lias prix.
On trouve partout de l’eau et du savon ; si ce dernier traîne dans un endroit malpropre, il suffira de tailler sur toutes ses faces un copeau assez épais.
Quant à la brosse, elle manque souvent, surtout à la cam-
pagne, il sera bon de la faire figurer sur la liste du matériel de première nécessité que le praticien emportera toujours avec lui. Elle sera bouillie.
Pour mettre l’eau, un récipient quelconque, cuvette ou soupière, peut servir à la condition d’avoir été bien lavé, puis soigneusement flambé. (Voir ci-après Stérilisation du