‹ Clinique et thérapeutique obstétricales du praticienChapitre 26 sur 268 · MATÉRIEL · texte numérisé non relu

MATÉRIEL

Le lavage des mains sera précédé d’un nettoyage minutieux des ongles qui seront tenus constamment ras, il devra être fait dans de l’eau très savonneuse et prolongé. On peut indiquer cinq minutes de brossage méthodique comme une moyenne suffisante, mais nécessaire, ce n’est qu’en cas d’urgence extrême qu’on se permettra de l’abréger. Le lavage doit comprendre les mains et les avant-bras jusqu’au coude inclusivement.

Après le lavage il faut plonger les mains et faire ruisseler sur les avant-bras pendant quatre à cinq minutes environ une solution antiseptique (voir plus loin). Si l’on se sert de sublimé, il faut éviter de l’incorporer de suite à l’eau desti née au savonnage, le sublimé précipitant le savon en grumeaux insolubles.

Enfin il sera d’excellente pratique, si on peut avoir de la teinture d’iode fraîche sous la main, d’en badigeonner la pulpe des doigts et surtout l’ongle et la rainure unguéale ; la teinte brune qui en résulte disparaît d’elle-même en quelques heures.

b) Des instruments. — Les instruments métalliques doivent être en parfait état de propreté. S’ils ont été souillés par des produits septiques, pus, contact avec des tissus sphacélés ou putréfiés, il faudra avant de les remettre en place, les rincer et les brosser dans de l’eau savonneuse après les avoir entièrement démontés. La cannelure de l’aiguille de Reverdin est particulièrement difficile à nettoyer et à stériliser, il faudra enlever complètement le ressort ferme-châs.

Les instruments seront après rinçage plongés dans une

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poissonnière contenant de l’eau additionnée de carbonate de soude (cristaux des ménagères) et de borax dans la proportion de 1 p. 100, et maintenus en ébullition pendant 20 minutes. Puis ils seront soigneusement séchés et remontés après avoir graissé les articulations avec un peu d’huile de vaseline.

Quand les instruments auront été ainsi aseptisés avec soin, on pourra au moment de s’en servir chez les parturientes se contenter d'une stérilisation rapide soit par l’ébullition pendant 10 minutes dans l’eau ordinaire (ne mettre les instruments dans l’eau que lorsqu’elle bout sous peine de les voir se rouiller rapidement), soit par le flambage. Le flambage des instruments piquants ou tranchants doit être effectué à part en évitant de bleuir l’acier.

Pour l’ébullition comme pour le flambage les meilleurs récipients sont les boîtes métalliques d’un usage si courant actuellement. Grâce an couvercle chaque boite fournit deux plateaux.

Le flambage peut se faire avec de l’alcool à brûler et au besoin avec de l’eau-de-vie un peu forte. Si l’on veut flamber simplement un forceps, du papier peut suffire.

Les instruments non métalliques, sondes en caoutchouc ou en gomme, ballons dilatateurs, gants de caoutchouc peuvent être stérilisés par ébullition dans l’eau simple ; il faut prendre la précaution de les envelopper dans un linge de toile propre pour leur éviter le contact direct des parois léchées par les flammes. Le même procédé servira pour les instruments en verre.

c) Du matériel. — Les compresses de toile ou de gaze, les lacs dont les meilleurs sont les mèches de lampe plates de 1 à 2 centimètres de large, le coton hydrophile pour tampons, le fil à ligature (ficelle très fine ou gros fil de lin écru) ne peuvent guère dans la pratique courante être stérilisés que par l’ébullition pendant 10 à 20 minutes. L’eau doit complètement recouvrir le matériel à stériliser. Les cuvettes, assiettes ou récipients quelconques préalablement

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bien lavés et essuyés, seront aseptisés par flambage prolongé à l’alcool.

2° Procédés particuliers propres a réaliser l’asepsie de

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