THÉ H A PEUT I QU E OBSTÉTRICALE
l'enfant est virant et que l’état du col ne permet pas de terminer l’accouchement par les voies naturelles.
CHOLÉMIE GRAVIDIQUE
Les troubles hépatiques sont fréquents au cours de la graa i dite, nous avons déjà indiqué, dans notre étude générale sur L auto-intoxication, les modifications anatomiques et fonctionnelles du foie qui sont normales pendant toute la durée de la grossesse. Tant que cet organe suffit à sa tâche, on peut ne constater qu’une exagération de ses différentes fonctions, ainsi se trouvent expliquées la cholémie gravidique d’une part, la glycosurie gravidique d’autre part, peutêtre pourrait-on décrire à coté de celles-ci une véritable azoturie gravidique. Mais ce travail exagéré a une limite: sous l’influence du surmenage des altérations vont apparaître et devenir le point de départ de troubles véritables d’origine hépatique, ictère, coliques hépatiques.
La cholémie gravidique, beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit, passe souvent inaperçue, car elle ne se manifeste que par des symptômes sans grand fracas, rangés pour le plupart dans les signes dits sympathiques de la grossesse. Comme ils retentissent peu sur l’organisme, ils sont souvent négligés et par la malade elle-même et par le médecin ; ils ne méritent cependant pas autant de dédain, car ils sont souvent les avant-coureurs de troubles plus accusés et plus graves, qui auraient pu être évités si l’on avait tenu compte des premiers et si on les avait traités à temps.
La cholémie gravidique est. caractérisée anatomiquement par un excès de pigments biliaires dans le sang et cliniquement par une teinte jaunâtre du visage avec prédominance au niveau des sclérotiques, de la paume des mains et de la plante des pieds ; le front est souvent le siège de pigmentations plus ou moins accusées, xanthélasma, chloasma, masque de grossesse. Ces pigmentations cutanées se rencontrent
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également au niveau de l’aréole des seins, sur la peau de l’abdomen et particulièrement sur la ligne blanche qui se transforme en ligne brune. Signalons aussi les troubles digestifs, vomissements, diarrhée, constipation, les troubles nerveux, modifications de caractère, irritabilité, dégoûts, envies, les démangeaisons si fréquentes, prurigo, prurit vulvaire, la présence de pigments biliaires et d’urobiline dans les urines. Enfin certains avortements inexpliqués ('I précédés uniquement par un écoulement sanguin reconnaissent peut-être pour cause la cholémie dont les hémorragies sont une des manifestations cliniques.
Traitement. — Vussi chaque fois qu’une femme enceinte présentera un ou plusieurs des signes que nous venons d’énumérer, sera-t-il nécessaire d'instituer un régime lactovégétarien et de prescrire des laxatifs fréquents et particulièrement le calomel à faibles doses, 0,03 à 0,05 centigrammes, des boissons diurétiques, des grands bains.
CHLOROFORMISATION DITE « A LA REINE » {Voir Anes-
thésie).
Cette méthode a pour but de déterminer une anesthésie incomplète, c'est-à-dire de faire disparaître uniquement la sensibilité, tout en conservant l'intelligence et la motilité. Elle consiste à verser sur un mouchoir plié quelques gouttes de chloroforme dès que la contraction utérine apparaît et à placer ce mouchoir disposé eu cornet devant le nez et la bouche de la parturiente pendant toute la durée de la contraction. On cesse dès que celle-ci est terminée et on reprend l’inhalation au moment où la femme sent l'utérus se con- I racter de nouveau.
A la fin de la période d’expulsion ou peut augmenter légèrement la quantité de chloroforme à chaque contraction .
Il faut veiller à ce que le chloroforme soit de bonne qualité,
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el se servir d’un flacon construit pour cet usage on d'un flacon compte-goutte, afin d’être maître de la dose versée.
Indications. — -On ne devra jamais donner du « chloroforme de complaisance », et on n'aura recours à cel anesthésique que dans les cas suivants :
\gitation et indocifitéde la parturiente;
Fréquence et acuité extrême des douleurs ;
1 Contractions utérines dangereuses pour le fœtus ;
Nécessité de pratiquer un toucher profond et en particulier un toucher manuel pour reconnaître un obstacle à l'accouchement.
CHOLÉCYSTITE GRAVIDIQUE
Parmi les affections fébriles, auxquelles la grossesse prédispose, il faut ranger la cholécystite. Les accidents, qui la caractérisent, apparaissent ordinairement à une époque avancée de la grossesse, huitième et neuvième mois, ils ont été quelquefois précédés par des troubles gastriques, vomissements alimentaires et même incoercibles, par une constipation plus ou moins opiniâtre, et même par des crises de coliques hépatiques franches ou ébauchées. Dans d’autres cas, on ne note dans les antécédents que des accès fébriles, dont la cause est passée inaperçue lors de leur production, on des douleurs abdominales plus ou moins violentes sans ictère, douleurs qu’on ne pouvait expliquer ou que l’on mettait sur le compte de la constipation. Enfin la cholécystite peut avoir un début brusque : la malade est prise tout d’un coup, quelquefois même au milieu du sommeil, par une douleur aiguë siégeant dans l’hypochondre et dans le
liane droits et irradiant dans tout le ventre. Cette douleur s’accompagne presque toujours de nausées, de vomissements et d’un accès fébrile caractérisé dans certains cas par un grand frisson.
Dans les jours qui suivent, la douleur persiste, elle est