Produits pharmaceutiques nécessaires
1° Liqueur de Van Swieten. . .
3 litres
2° Solution antiseptique :
Goinénol
Formol
Alcool
Glycérine
30 grammes
Q. S. p. 500 grammes
Une cuillerée à café pour un litre d’eau.
3° Alcool pour flamber
4° Vaseline stérilisée
5° Coton hydrophile stérilisé en pa-
200 grammes
quets de 125 grammes. . . .
6° Soie plate grosse stérilisée .
7° Poudre de talc
8° Un savon antiseptique.
0° Collyre pour les yeux :
500 grammes
0,50 centim.
250 grammes
Nitrate d’argent Eau distillée. .
10 grammes
THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE
!]. — Produits pharmaceutiques de secours (pouvant être prêtés par te pharmacien).
Ergotine Yvon ou Ergotine de Tan-
ret
Chloroforme
Crins de Elorence gros ....
Sérum artificiel
avec tube et aiguille stérilisés.
Éther et huile camphrée à 1 p. 10.
Farine de moutarde
Gaze stérilisée en bande. . . .
Une ampoule 60 grammes Un tube de six Une ampoule de 500 cc;:.
Trois ampoules de chaque 250 grammes Un flacon
Conduite à tenir pendant l'accouchement. — Nous prendrons comme exemple la présentation du sommet, de beaucoup la plus fréquente dans la pratique journalière, puisqu’on la rencontre Do fois sur 100.
Deux cas se présentent en clinique: dans l'un il s’agil d’une femme, qu’on a suivie pendant toute la grossesse et chez laquelle on a la certitude que le fœtus est bien placé, certitude qui repose uniquement sur les constatations de son engagement dans le petit bassin; dans l’autre cas, c'est la première fois qu’on est appelé auprès de la femme en travail, ou bien on a reconnu et noté, lors du dernier examen, que l’enfant n’était pas engagé, qu’il était très mobile audessus du détroit supérieur: peut-être même se présentait-il vicieusement et a-t-on été obligé de modifier sa présentation par des manœuvres externes et d’appliquer une ceinture destinée à maintenir la situation dans laquelle on l’a placé. Dans cette deuxième catégorie de faits, un premier devoir s’impose: s’assurer que le fœtus se présente toujours normalement, sinon il faudrait aussitôt parer à ce premier danger, s’empresser de rectifier la mauvaise présentation et maintenir la réduction obtenue en appliquantun bandage eutocique; nous ne pouvons entrer dans plus de détails sur ce sujet pour le moment.
E’enfant est bien placé et l’auscultation nous révèle qu’il est vivant, la femme est-elle vraiment en travail ? Nous ne
THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE
pourrons qu'avoir des présomptions, car nous ne sommes pas encore prêts pour faire un toucher vaginal, qui seul peut nous fournir la certitude. Nous le supposerons cependant, si la femme accuse des douleurs régulières et intermittentes correspondant avec des contractions de l’utérus et si elle a expulsé des glaires sanguinolentes (bouchon du col), nous devons nous livrer aux préparatifs qui vont nous permettre de donner à la parturiente tous les soins exigés par son état. Munis de notre trousse obstétricale, que nous avons dû emporter, nous nous assurerons qu’on s’est procuré tout ce que nous avons prescrit en vue de l’accouchement, matériel et produits pharmaceutiques, sinon il faudrait aussitôt en établir la liste et envoyer chercher tous ces objets.
Une fois en leur possession, nous plaçons dans une grande bassine le bock à injection, son tube de caoutchouc, deux canules vaginales en verre et la brosse à main; après l’avoir remplie d’eau, nous la mettons sur le feu pour soumettre le tout à une ébullition d’une vingtaine de minutes. Un autre récipient couvert, bouilloire, marmite, etc., est également rempli d’eau et placé sur le feu; cette eau devra bouillir pendant vingt minutes au moins avant d'être versée dans un broc couvert qu’on ébouillantera auparavant, et on la laissera refroidir pour avoir une certaine provision d’eau bouillie froide. Le même récipient sera rempli et placé de nouveau sur le feu pour avoir à sa disposition une assez grande quantité d’eau bouillie chaude.
Pendant le temps que demandera l’ébullition, nous nous occuperons de faire le lit ou nous donnerons les indications pour qu’il soit fait de la façon suivante : sur le matelas on placera une grande toile caoutchoutée qui en couvrira toute la largeur et qui sera fixée sur ses parties latérales par des épingles de nourrice; on mettra ensuite un drap propre ; sur ce drap seront disposées une toile caoutchoutée de moins grande dimension (1 mètre sur 1 mètre par exemple), puis une alèze (drap plié en quatre ou en huit). Si I on n avait a sa disposition qu’une seule toile imperméable,
r II É R A P E U T I QU E O B S T ET R I CA LE
on pourrait remplacer la deuxième par du fort papier (papier dit d’emballage) disposé dans le milieu de l’alèse. Le lit est ensuite terminé comme d’habitude. La femme changera de linge et mettra une chemise de nuit ample ou une chemise de jour et une camisole ; elle se nattera ou se fera natter les cheveux.
On se procurera une table assez grande pour supporter deux cuvettes ; l’une destinée à contenir le liquide antiseptique, sublimé le plus souvent, pour l’usage des mains, l’autre une solution également antiseptique dans laquelle seront placés des carrés de coton hydrophile pour les toilettes vulvaires. Sur cette table on placera également le récipient contenant le lil à ligature aseptique ; un bol, qu’on flambera plus tard et dans lequel on mettra au dernier moment de l’eau bouillie tiède et quelques boulettes de coton pour faire avec un peu de savon la toilette des yeux du nouveau-né; un petit plateau ou à son défaut une assiette creuse devant contenir une paire de ciseaux, deux pinces à forcipressure el le tube insufflaient'; ces divers instruments seront également stérilisés par le flambage quelques instants avant l’accouchement.
Cette table sera placée à la portée de l’accoucheur.
On demandera deux serviettes, éponge de préférence, qu’on disposera devant un foyer en hiver, car elles sont destinées à envelopper l’enfant après la section du cordon.
Pendant le temps qu’ont nécessité ttous ces préparatifs, on aura été surveiller les récipients placés sur le feu, ils seront enlevés après vingt minutes d’ébullition; l’eau sera versée dans le broc destiné à cet usage, et celui-ci sera placé au besoin dans un baquet d’eau froide ou dans une baignoire pour en abaisser la température. On peut alors utiliser cette eau d’abord pour faire prendre un lavement évacuateur, si l’intestin n’a pas fonctionné depuis vingt-quatre heures, puis pour donner à la parturiente les premiers soins que commande l’accouchement prochain. On préparera une injection tiède; si l’on emploie la liqueur de Yan Swieten,