THÉRAPEUTIQUE OUST ET R ICA L E
certains cas cependant il y a allongement hypertrophique sans prolapsus.
Sous l’influence de la grossesse, le col présentant ces altérations prend des proportions parfois considérables ; de forme conique ou cylindrique, sa consistance devient dure dans la profondeur et molle à la superficie ; sa longueur peut être telle (pie le museau de tanche apparaît à la vulve ; et cependant les culs-de-sac vaginaux ont leur profondeur normale, ce qui permet d’éliminer le prolapsus. Lorsque ce dernier existe, le col allongé et hypertrophié semble se cutaniser et il est fréquemment le siège d’ulcérations.
Cette modification n’a habituellement pas d’influence sur révolution de la grossesse, niais elle peut devenir une cause sérieuse dedystocieau moment du travail. L’effacement et la dilatation traînent en longueur, souvent même ils ne se produisent pas ; de là des conséquences graves pour la mère et pour le fœtus.
Traitement. — Lorsque rallongement hypertrophique du col a été diagnostiqué au début de la grossesse, les tendances actuelles sont de pratiquer, dans les premiers mois seulement, l’amputation, qui doit porter uniquement sur la portion intra-vaginale. Cette opération devra être précédée et suivie d’injections hypodermiques de morphine pour éviter les contractions utérines et, par conséquent, l’avortement.
Reconnu plus tardivement, il faudra attendre le terme et prévoir l’opération césarienne, bien supérieure à toutes les interventions portant uniquement sur le col, dilatation manuelle ou instrumentale, incisions, etc. Si Rallongement est accompagné d'une sclérose du tissu cervical, il faudra intervenir dès le début du travail ; sinon, on peut attendre et n’agir par la voie haute que si le col ne s’efface pas ou s’il
ne se dilate pas.
THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE