‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Rouen [electronic resource]Chapitre 29 sur 38 · DE LA FUMÉE DE TABAC · texte numérisé non relu

DE LA FUMÉE DE TABAC

luiire, mais bien à la forme spéciale indiquée plus haut.

A ces phénomènes de surexcitation de l'appareil vasculaire se joignent des insomnies quelquefois trèsincommodes et ce tremblement fibrillaire^ hallisme de Spring, qui n'est le plus souvent qu'un accident de courte durée, mais qui peut se répéter très-fréquemment.

Chez les fumeurs, habitués de longue date, il arrive fréquemment que l'absorption d'une quantité de nicotine qui, pendant longtemps, n'avait aucune action fâcheuse, provoque des accidents qu'ils remarquent, mais qu'ils sont impuissants à faire cesser ; ces accidents marqués du côté des fonctions de la respiration et de la circulation, ont été le plus souvent décrits dans leurs manifestations les plus graves, comme l'angine de poitrine, indiquée par Beau ; je connais plusieurs exemples de ces symptômes. Ainsi, un de mes confrères, homme fort et un peu obèse, peu habitué à la marche, me racontait que lorsqu'il avait beaucoup fumé dans la soirée, il éprouvait, le lendemain, une douleur sous-sternale^ le surlendemain un peu de toux. Chez les individus à circulation excitable, chez les gens obèses, j'ai fréquemment remarqué ces accidents; ils s'accompagnent quelquefois d'in* termittences du pouls. Un homme de 25 ans, atteint de spermatorrhée depuis l'âge de 15 ans, avait contracté, à l'âge de 18 ans, l'habitude de fumer, et était arrivé à fumer journellement, en moyenne, dix cigares de 15 centimes. Cet homme, atteint de spermatorrhée depuis l'adolescence, éprouvait, depuis l'âge de 20 ans, une dyspnée telle qu'il ne pouvait courir; il se plaignait de palpitations, de battements dans la tête. Ces accidents disparurent à la suite de la cessation de l'usage du tabac à fumer. Ainsi donc j'ai constaté que les individus soit à circulation habituellement excitable, sans autres acci-

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