ALCOOLISÉS TUBERCULEUX
Ages de
ans.
ALCOOLISES
en général.
851 ah 87 i ?
Ce tableau démontre que le summum de la fréquence de la pbtbisie se rencontre entre 30 et 50 ans ; que le plus grand nombre des alcoolisés tuberculeux a le même ^ âge, tandis que l'âge des alcoolisés en général n'offre pas, . f la même proportion.
Il me semble donc résulter de ce tableau que l'alcoolisme ne présente pas une cause manifeste de pré-*^*^ disposition à la pbtbisie. L'étude de la proportion du total desVialadies conduit du reste à la même conclusion.
J'ajouterai que j'ai pu suivre 93 malades atteints d'accidents plus ou moins graves d'alcoolisme pendant une période variant de un à seize ans, l'un d'eux fut même admis vingt fois dans ma division. On peut donc affirmer que ces malades ont tous été suivis pendant un temps assez long. De ces 93 individus, seize seulement furent atteints de tubercules pulmonaires. Ce résultat prouve encore que la pbtbisie pulmonaire est d'une fréquence
à peu près égale chez les alcoolisés et chez les individus qui ne se livrent pas à des excès alcooliques.
Les malades chez lesquels la tuberculose se manifestait n'étaient pas en général parvenus à un état de cachexie. Plusieurs avaient présenté des troubles du côté du système nerveux; ainsi chez cinq individus sur trentesept, les antécédents révélaient Texistence antérieure d'un delirium tremens; d'autres avaient déjà des accidents d'hypéresthesie ou d'anesthésie permanente ; mais aucun d'eux n'offrait les signes de la paralysie générale des alcoolisés. Les accidents du côté des organes digestifs provoqués par les abus d'eau-de-vie étaient plus fréquents encore. Ainsi sur les vingt-quatre alcoolisés tuberculeux qui succombèrent, on trouva chez six, un ulcère simple de l'estomac, chez quatre une cirrhose du foie, chez deux une péritonite, chez deux une néphrite parenchymateuse chronique. Cette analyse des divers malades observés, prouve que l'existence de lésions viscérales dues à l'abus des boissons alcooliques, n'empêche pas le développement de la tuberculose, j'ajouterai qu'il ne favorise pas sa production.
J'ai pu chez quatorze individus déterminer d'une manière positive la quantité très-considérable des boissons alcooliques ingérées , l'un d'eux buvait depuis un an et demi^ près d'un litre d'eau-de-vie chaque jour; un autre en consommait journellement la valeur de quatre tasses à café. Ces excès avaient été commis chez certains malades, pendant beaucoup d'années, l'un d'eux avait commencé à boire de Teau-de-vie à l'âge de 8 ans. On pourrait même dire, que certains individus ont contracté le goût des alcooliques à un âge beaucoup moins avancé; ainsi quelques femmes, de la classe ouvrière, m'ont assuré que dans le but de calmer les cris des nouveaunés, elles introduisaient dans leur bouche un nouet de