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Nott, Types of mankind, 4e édit., p

4 Simpson (d'Edimbourg), Gazette médicale de Paris, 16 avril 1859, p. 231.

DE L'ÉPILKPSIE.

Qu'on les explique par l'impression qui, éprouvée par les organes de la génération de la femme dans une première fécondation, persiste jusque dans les fécondations suivantes; qu'on renonce à les expliquer, ces faits existent; ils ouvrent un large champ k l'étiologie des maladies diathésiques, et nous devons en tenir ^compte dans le sujet qui nous occupe.

Messieurs, à cette question de la transmission héréditaire des maladies s'en rattache une autre, qui, préoccupant à bon droit les esprits sérieux, est aujourd'hui plus que jamais à l'ordre du jour : je veux parler des funestes influences des unions consanguines sur la propagation de Vespèce. Il importe d'autant plus d'en dire ici quelques mots, que ces influences jouent un certain rôle dons l'histoire de l'épilepsie.

Vous n'êtes sans doute pas sans connaître quelques-uns des curieux et intéressants résultats fournis par les recherches statistiques faites en Amérique, en Angleterre, en Allemagne et en France. De ces recherches, de celles en particulier que Boudin a consignées dans le travail auquel je faisais, il y a un instant, des emprunts, il ressort que les alliances consanguines peuvent avoir pour conséquence, soit Y infécondité absolue, ces mariages restant stériles; soit la fréquence plus grande des avortements; soit de donner naissance à des enfants « qui meurent en bas âge dans une proportion plus forte que ceux nés sous d'autres conditions, ou qui, s'ils franchissent la première période de la vie, sont moins aptes à résister à la maladie; soit de produire des sujets lymphatiques et prédisposés aux affections qui relèvent de la diathèse scrofulo-tuberculeuse 1 ; » soit enfin de procréer des individus affectés de dégénérescence, d'infirmités physiques ou intellectuelles.

Ce sont des monstruosités telles que la polydactylie, le spina-bifida, le pied-bot, le bec-de-lièvre, monstruosités dont M. le docteur Devaya rapporté des faits 2 en signalant encore le retard dans la dentition comme une des conséquences de la même cause.

C'est Yalbinisme que, chez les animaux, on crée presque à volonté par les unions successives entre proches parents ; et cette singulière dégénérescence chez l'homme, où l'on en trouve d'assez nombreux exemples, ne reconnaîtrait peut-être pas d'autre origine que celle que nous indiquons.

Ce sont des maladies de l 'appareil de la vision, consistant tantôt en des troubles bizarres de la vue, tantôt en la cécité complète, ou en cette affection décrite sous le nom de rétinite pigmenteuse, « caractérisée, pendant l'enfance, par un affaiblissement de la vue au crépuscule et par le resserrement du champ visuel à une faible lumière; plus tard, vers

1. Rilliet (de Genève), Note sur l'influence de la consanguinité sur les produits du mariage (Journal de chimie, médecine et pharmacie, 20 juin 1856), cité par M. Boudin, t. XVIII, p. 61.

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