‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 2)Chapitre 10 sur 57 · CONVULSIONS DE L*ENFANCE · texte numérisé non relu

CONVULSIONS DE L*ENFANCE

revint à lui; mais durant plusieurs heures, il avait le côté droit da visage û le bras droit agiles de mouvements convulsifs violents. Il reconnaissait a mère et sa nourrice , buvait, quoique avec assez de difficulté, dirigeait m regard attentif et intelligent sur les objets qui Tentouraient, retoomait vivement la tCte pour regarder les personnes qui entraient dans l'appartement, et quelquefois même, importuné par les secousses du bras droit, y portait h maiu gauche, et s^edorçait de lutter contre la violence des mouvements oobvulsifs.

Dans d'autres cas, la convulsion des membres, au lieu d*affecter comme id h totalité des muscles d'un côté du corps à un égal degré, affectera ï dei degrés différents tel ou tel muscle, et souvent des muscles qui ne sont pu animés par la même paire nerveuse. Un seul muscle du bras» le biceps pv exemple, sera pris, tandis que les autres resteront dans une parfaite immobîBté, dans un étal de relâchement complet ; les mouvements convulsifs ne se pio« duiront que dans un ou plusieurs doigts. Quelquefois, quoique cela soit benh C3up plus exceptionnel, c'est dans les membres inférieurs que ces pbénomèiiei s'observent.

Ils sont fréquemment précédés et accompagnés des troubles généraux qui caractérisent la grande attaque d'éclampsie : cri, perte subite de oonnaissanoet pâleur du visage; souvent aussi l'accès se termine également par la période de stupeur et de carus. Ces phénomènes ne sont jamais plus manifestes que dans les cas où les accidents convulsifs se limitent au tronc, et qui, sans être rarOi sont cependant beaucoup moins communs que ceux dans iesqueb la convidsion reste bornée aux membres.

Les convulsions partielles du tronc revêtent d'ailleurs deux formes bîeD distinctes. Tantôt incomplet, l'acte convulsif consiste dans une contractioa exclusivement tonique des muscles de la gouttière vertébrale, et représente un véritable accès tétanique. Le corps se roidit ; la tête, renversée on anière, reste dans une immobilité absolue ; puis, sans qu'il y ait eu aucun OKHivement de flexion, la contraction cesse, et tout rentre dans son état habituel. Tantôt cette période tonique est si passagère, qu'elle semble ne pas exister, et l'on n'observe que des contractions cloniques en vertu desquelles la tête exécute des mouvements, soit de rotation, soit de flexion en avant et en arrière, la convulsion paraissant exclusivement bornée aux muscles du cou. Je voos ferai ici la même remarque que je vous ai faite précédemment sur la nécesvié de ne pas confondre avec ces accidents convulsifs certains mouvements ayant avec ceux-ci une certaine ressemblance, et que vous verrez se produire cbei un grand nombre d'enfants sous l'influence d'une maladie fébrile. Ces mouvements, par lesquels se traduit l'excitation du petit malade, bien qu'ils dépendent d'une surexcitation du système nerveux, n'ont en réalité rien de convulsif.

De toutes les convulsions partielles, les plus fréquentes sont assurément celles du visage. Tantôt elles occupent tous les muscles de la face d*un seol

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.4B0lé; les paupières, les globes ocolaires, les ailes do nez, les joues, sont agités ébmoaTttnentsconvulsifs; la bouche est grimaçante ; la mâchoire inférieure, en bas, se tord à gauche, à droite ; les deols sont serrées les unes les autres, ou il y a une sorte de mâchonnement continuel. Tantôt èk ONiînbioD, encore plus limitée, occupe seulement, soit Torbiculaire des «pMpères» et consiste dans un clignotement involontaire précipité qui dure pto ou moins longtemps ; soit quelques faisceaui musculaires des joues et lèvres dont la commissure est alors entraînée violemment en haut et en ; soit les muscles qui se rendent aux ailes du nez, lesquelles se dilatent serrent alternativement muscles de la langue sont quelquefois affectés, et alors rarliculàtion mots devenant impossible, il se produit une espèce de bégayement d'ordi-

passager, mais qui persiste quelquefois.

Les convulsions des muscles de l'œil sont les plus communes de toutes les jennibions partielles de la face, et je ne crains pas d'ajouter que ce sont peutaossi celles qui passent le plus souvent inaperçues. Si généralement elles iDcent le début des attaques d'édampsie, quelquefois aussi elles sont la seule manifestation de cette maladie. En quelques cas, elles sont exclusivement iBokiaes ; le globe oculaire reste renversé en haut sous la paupière supérieure, oo bien il y a un strabisme double et convergent ; exceptionnellement il est thtr^nu D'autres fois, un seul^œil est affecté, l'autre restant dans une parfcile immobilité; le strabisme est alors presque toujours convergent. Il peut arriver aussi qu'il y ait strabisme convergent d'un côté et divergent de l'autre. Ordinairemeniles convulsions des muscles de l'œil sont complètes, c'est-à-dire ipi'à la contraction permanente succédant la période de mouvements cloniques, les globes oculaires sont agités d'une oscillation continuelle, se renversant soos la paupière supérieure, puis sous l'inférieure, se portant en dedans bien pins ordinairement qu'en dehors.

n est une particularité dont vous devez être prévenus. Vous serez prokiblement plus d'une fois appelés auprès d'enfants que l'on vous dira atteints de convulsions, parce que chez eux on aura pris pour un acte conmlsif le renversement du globe oculaire qui, dans l'état de sommeil, est un phénomène essentiellement physiologique. Ce renversement est quelquefoii porté à ce point, qu'en enlr'ouvrant les paupières, il est absolument impossible d'apercevoir l'iris, et surtout la pupille. Celle-ci est d'ailleurs parfaitement contractée, tandis que dans la convulsion elle est au contraire plus on moins dilatée. Ce phénomène physiologique en impose fréquemment, alors surtout que les enfants ont eu récemment de véritables attaques d'édampsie.

Messieurs, dans ces différentes formes que je viens de passer en revue, r^clampsie est facile à reconnaître, quelque élémentaire, quelque partielle qu'elle puisse être. Ces formes sont bien distinctes, bien spéciales, et les

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médecim restent d'accord, sinon sur le fond de la tnaladiet dn moins soi dénomination à imposer au phénomène. 11 s*agira toujours d*Dne conml»

Mais dans les formes que nous allons maintenant étudier, les opinions été et sont encore très-divergentes : je reux parler des ccnvuimom intert auxquelles quelques auteurs ont réservé, lorsqu'elles sont légères, le nom fpasmes, et qui, suivant les muscles qu'elles vont frapper, produisent accident qui sont diversement et quelquefois singulièrement interprétés.

On entend vulgairement par convulsions intemesy des convubions partie qui occupent plus particulièrement le pliarynx, le larv-nx et tout Tappi musculaire de la respiration. Cette dénomination de coDTuIsîon interne pas sans doute un sens bien précis et bien net ; mais enfin, telle qn'eUe elle est suffisante, du moment qu'on s'est entendu sur le sens qu'il convi de lui donner.

La forme la plus ordinaire de la convulsion interne est caractérisée pt renversement avec mobilité du globe de l'œil dont je viens de vous entrete par la perte presque complète de connaissance, ou tout au moins par une stnf assez profonde ; par la difficulté extrême ou l'impossibilité de la déglutit par une respiration inégale, tantôt à peine perceptible, tantôt large, profond soufflante, ce qui indique que le diaphragme et les muscles respirateun l'abdomen et de la poitrine sont plus spécialement pris; quelquefois, peni une, deux ou plusieurs minutes, on entend un bruissement lar}'ngé singn qui indique un obstacle à l'entrée et à la sortie de l'air; nous allons rev( tout h riieure sur ce fait

Ces convulsions internes peuvent se manifester concurremment avec convulsions générales ou partielles qui occupent les membres et le visage, je vous ai déjh dit que les convulsions des globes oculaires les accompagnai habituellement ; — elles peuvent exister seules.

Dans l'un et l'autre cas, elles peuvent encore être complètes, c'est^k-i toniques et cloniques; ou incomplètes, se bornant par conséquent à la péri de contraction tonique. Si dans le premier cas on examine le malade m nu, on voit la convulsion du diaphragme et des muscles respirateurs sel duire )yar des mouvements peu étendus, mais très-répétés, très-précipités, la base de la poitrine ; dans le second cas, la base de la poitrine, violemm resserrée, reste dans une immobilité absolue.

La convulsion clonique, en raison même de son retour fréquent et du | d'étendue des mouvements qui la constituent, amène nécessairement une ( turbation prof(mde dan^ l'acte de la respiration, qui s'embarrasse, et con quemment dans l'hématose. De plus, les secousses convulsives expllqn les petites quintes de toux particulières qui accompagnent souvent les conv sions internes.

La con\ulsion tonique enraye brusquement et suspend complètement fonctions de l'appareil respiratoire. Dès loi-s vous comprendrez facilen» qu'elle ne peut durer longtemps sans iniemiption, sous peine d'entraînei

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mort Amai, uodis que les contulsions des membres et de la face se prolongent sans inconvénients pendant une minute et demie, deui minutes, la convulsion tonique du diaphragme et des muscles inspirateurs doit essentiellement ôtre passagère, et ne saurait persister au delà d'une minute sans danger immédiat.

La couTobion interne consiste donc principalement dans la convulsion du diaphragme et des muscles respirateurs de Tabdomoi et de la poitrine ; mais il arrive aussi que les muscles propres du larynx sont convulsés en même temps que ceux-ci, et de cette convulsion laryngée résultent encore des désordres du côté de la respiration, susceptibles, dans quelques cas, d'inspirer des alarmes sérieuses.

On amenait un jour, dans mon service de Tbôpiial Necker, un jeune enfant rachitique et sujet d'ailleurs à des convulsions épileptiformes qui, depuis quelques mois, se renouvelaient plusieurs fois par jour à Toccasion du moindre accès de colère. Il avait en outre, de temps eu temps, des accidents dont sa mère ne nous rendait pas bien compte, et qui, suivant elle, avaient encore plus de gravité qne les grandes convulsions. Nous fûmes témoin de plusieurs de ces attaques.

L'enfant tout à coup se renversait en arrière, le cou tendu^ la bouche entr'ouvcrte, les yeux fixes, les bras et les jambes agités de saccades convulvives légères. Cependant des mouvements rapides d'inspiration faisaient dans la poitrine un vide que l'aplatissement des côtes comblait immédiatement ; l'air ne semblait pas pénétrer dans le larynx, ou bien s'il en pénétrait quelque peu, c'était avec un sifflement aigu, assez semblable à celui que l'on entend quelquefois pendant les plus violents paroxysmes d'orthopnée croupale. Tant que durait l'accès, le visage, le cou, la poitrine, la membrane muqueuse de la bouche, prenaient une teinte de plus en plus livide, jusqu'au moment où le spasme cessant, uneou plusieurs inspirations profondes terminaient cette scène terrible. Alors survenait un accablement profond, identiijoe avec celui qui succède à une attaque d'éclampsie.

Ce sont ces convulsions frappant d'une manière phis expresse sur l'appareil respirateur, et notamment sur le larynx, qui constituent l'affection décrite par Kopp sous le nom A*(uthme (hymique, le laryngismm êtridulus de Hood et da Ley, aOection dont mon collègue M. Hérard a fait le sujet d'une bonne monographie (1).

Permettei-nioi, messieurs de m'arréter un instant sur cette question qui B^iiMtevé de nombreuses discussions. Vous n'ignorez pas en effet que l'affec* mna parlons a été considérée comme occasionnée par un développe-* dn thymus; mais il est péremptoirement établi qu'elle'en est paritOi Tout d'abord est-il nécessaire de dire que le thymus, surrénales, organes de transition, organes destinés à • rédoiion de l'œuf humain, sont moins que tous les autres •

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organes du corps dans les conditions de l'hypertrophie? Pour ma part* je resté pendant plus de vingt ans chargé d*un service important de enfants, et je n*ai pas vu vne seule fois un gonflement du thymus capable de produire le plus léger accident Gomment imaginer d'ailleurs que le thyiNi puisse acquérir un volume tel^qo'il oblitère en grande partie la trachée, sm qu'une dyspnée habituelle ait averti la famille et le médecin? Et s'il n*ya jamais eu de dyspnée, comment comprendre que le gonflement d'an oigne si peu vasculaire puisse en quelques instants devenir cause de la mort, ou IM au moins d'accidents horriblement graves? Si maintenant on suppose qaeb glande, en s'hypertrophiant ou en s'altérant, a pu embrasser le nerf lécoifgit laryngé, comme cela s'est vu à la suite de l'engorgement tubercaleox des gMh glions lymphatiques du cou et de la racine des bronches, comment croire qui n'en sera résulté aucune modification dans la voix, dans la respiration, et que la maladie va se révéler par une attaque subite d'orthopnée?

L'anatomie pathologique a suffisamment éclairé aujourd'hui ce point liligieux, en nous faisant voir que si le thymus était quelquefois développé d'nae façon anomale, cette hypertrophie pouvait exister chez des enfants (fui àanÊL la vie n'avaient présenté aucun des symptômes de ce prétendu asthme tbymique, tandis que chez d'autres qui avaient été enlevés par des convuSsioii internes analogues à celles que l'on décrit sous le nom d'asthme tbymique, h glande n'offrait aucune altération.

L'étude des symptômes devait du reste amener à ce résultat, qu'il ne s'agiisait véritablement ici que d'accidents convulsifs ; car, en suivant la dégradatioa des formes de l'éclampsie, on reconnaît aisément la convubion frappant l'ap* pareil respirateur, le diaphragme, et plus spécialement le larynx.

Qui ne voit qu'il suffit d'un défaut d'harmonie entre les mouvements spasmodiques du diaphragme et ceux des muscles qui meuvent les cartilages aryténoïdes pour produire tous ces sifflements laryngés, toute cette orthopoée? Dans l'acte régulier de l'inspiration, la partie supérieure du larynx s'entr'ouvre, en même temps que le diaphragme, en s'abaissant, fait le vide dans la poitrine ; que si cet abaissement du diaphragme s'opère trop rapidement, et si M même temps il y a spasme dans le larynx, comme cela a lieu dans la coqueluche, l'inspiration est rendue presque impossible et est accompagnée d'os sifflement très-violent.

Mais dans le cas qui nous occupe, il n'est pas besoin d'invoquer an définit d'harmonie entre les mouvements du diaphragme et ceux des muscles du larynx ; il suffit de supposer que la volonté ou l'instinct ne préside plus pour iin moment aux mouvements des cartilages aryténoîdes; les muscles qui roeovent ces cartilages, n'obéissant plus à aucune impulsion nerveuse, se trouvent pour un moment dans la condition de ceux des animaux auxquels on a coupé le nerf récurrent laryngé.

Ce qui se passe profondément dans le larynx peut quelquefois se passer sous les yeux de l'oliservaieur. Pour juger de la réalité de la théorie que je

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tt'étais faite dû prétendu asthme thymique, il m'est arrivé de rester longtemps auprès d'un enfant atteint de convulsions du diaphragme sans participation du larynx» et d'amener à volonté les accidents de Vastkme thymique^ en fermant paor on instant la bouche et le nez de Fenfant.

Mais si Ton fermait la bouche, et si l'on pinçait un peu les narines de manière à les obturer pendant une seconde seulement et à les laisser ensuite à deott fermées, au moment où une plus grande convulsion du diaphragme entraliiait l'air plus rapidement à travers les fosses nasales, on voyait les ailes du Ml, obéissant à la pression de l'air, s'appliquer sur la cloison, intercepter le ^ et une suffocation immédiate en était la conséquence. Cela tenait à que, pendant la convulsion les ailes du nez ne s'entr'ouvraieut pas au moment de l'inspiration forcée, comme cela a lieu dans l'état physiologique et néme dans l'état pathologique.

Je n'ai pas besoin de vous rappeler la distinction à établir entre Vaslhme ihyfniqut et V asthme aigu de Miilar : celui-ci est la laryngite striduieuse, dans laquelle le spasme du larynx qui la caractérise se lie à une inflammation des organes respiratoires.

h*astkme thymique peut être précédé ou accompagné des autres accidents deTéclampsie; mais il peut en être aussi la seule manifestation. Il peut survenir tout h coup, au milieu de la plus belle santé eu apparence, sans cause appréciable; plus souvent il survient à l'occasion d'une émotion morale, d'une peur, d'un accès de colère. J'ai été consulté pour un petit garçon qui, depuis le début jusqu'à la fin de la première dentition, resta sujet à ce genre d'accidents. D'une nature très-excitable, l'enfant avait des attaques sous l'in- Inence de la plus petite contrariété; quoiqu'il ait gardé sa susceptibilité nerveuse, il n'éprouve plus aujourd'hui rien de semblable.

En anticipant sur ce que je vais avoir à vous dire dans un instant des convulsions éciamptiques en général, je vous rappellerai ce que je vous ai déjà signalé dans nos conférences sur i'épilepsie, à savoir, que ces accidents spasniodiques laryngés, comme i'éclampsie d'ailleurs, sont, en certaines circonstances^ l'expression du mal comitial qui, à mesure que l'individu avancera en âge, se traduira par des troubles plus nettement caractérisés, et que c'est là, par conséquent, une raison d'être extrêmement réservé sur le pronostic de l'asthme thymique ; mais ce qui doit vous engager à plus de réserve encore, c'est la crainte de voir les malades emportés dans un accès, lorsque celui-ci se prolonge outre mesure, bien qu'en général ces accidents, quand ils ont une très-courte durée, n'aient en eux-mêmes aucune gravité.

Messieurs, c'est en effet quelque chose de bien remarquable que I'éclampsie des enfants ne laisse ordinairement après elle aucune trace de son passage, alors même que ses attaques ont été fréquentes, violentes, et qu'elles se sont répétées pendant cinq, huit, dix jours et même davantage. La petite fille dont je vous ai parlé précédemment guérit complètement, et sa santé ne sembla

TROUSSRAr, 2* i^dit. — n. 9

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af oir flonflert en aacane façou des convulsions qai s*étaient répAéet pcaditt dix-hnit jours.

Il arrive cependant que ces convulsions entraînent en quelqnesciroonstaDCCi des accidents consécutifs, les uns très-passagers, les autres plus peraiscants H irrémédiables.

Ainsi, les muscles qui ont été le plus spécialement et le plus TÎolemniwl affectés restent quelquefois, après l'attaque d'éclampsie, le si^e d'aaseï vîvs douleurs qui reconnaissent pour cause, soit des déchirures de fibres, soH da épanchements de sang, lorsqu'elles ne sont pas tout simplement l'effet de h lassitude qui suit les efforts musculaires exagérés.

Dans d'autres cas, aux accès éclamptiques succèdent des difformilés plv on moins incurables. Vous n'ignorez pas que parmi les théories émises pov expliquer certaines di^torsions du cou chez les enfants nouveau-nés« certaîMi déformations congénitales des membres, les pieds bots en particulier, il ea est une qui admet l'influence des convulsions éprouvées par le fœtos reofermé dans le sein maternel.

Ces inûrmités peuvent se produire après la naissance, et tous saves que Téclampsic est signalée comme une des causes les plus fréquentes du strabisme et du bégayement.

Il est vrai d'ajouter que ces infirmités acquises sont le plus ordinairenieiit liées aux convulsions symptomatiques d'une lésion appréciable des oenuti nerveux, et qu'elles dépendent alors moins des accidents édamptîqnes qmde la cause matérielle persistante qui a provoqué ceux-ci.

L'éclampsie est quelquefois encore accompagnée on suivie de paraljftieL Tantôt ce sont les parties affectées de convulsions qui, après l'attaque, restait dans un état d'affaiblissement notable, qui peut être porté jusqu'à la parte absolue du mouvement ; tantôt la paralysie se produit dans les membres d« côtéopi)osé; enfm le membre supérieur peut être convulsé, tandis quels membre inférieur du côté correspondant est paralysé. Ordinairement pana* gères comme les convulsions qu'elles accompagnent, ces paralysies persIatM après l'attaque d'une façon plus ou moins permanente; elles peuvent aoHi être partielles, et n'affecter, de même que les convulsions, qu'on ou phuieon muscles. Cela s'observe surtout à la face, et ces accidents, qui se produisent, soit du côté où les convulsions se sont produites elles-mêmes, aoit du oM opposé, paraissent être l'origine d'un certain nombre de pora/yatea ^leta/at dont on cherche en vain ailleurs le point de départ

Ces accidents paralytiques donnent pour leur part la raison de quelquesunes des difformités dont nous parions. Ces difformités sont dues en effet à la contracture permanente d'un ou de plusieurs muscles; or, si cette contracture ])eutêtre consécutive aux convulsions, il est parfaitement connu aussi qu'ells affecte après un tem(>s plus ou moins long les muscles qui ont été kNigtempa frappi'S de pralysic.

Ilnfîn, nous voyons bien souvent V idiotie succéder aux convulsions ds la

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