XL — CONVULSIONS DE L*£MFANCE
lies altératioiui organiques sont sonvent reflet et non la caose det eottvulaions. — Cependant ces lésions anatomiqnes secondaires de^rroÉt être prises en considération* — Ganses prédisposantes, héréditairsi, acquises. — Causes occasionnelles. — Ii*acte conToLnf csomprenddeii périodes, Tune de contraction tonique, l'autre de mouvements doniques. — Une troisième période de collapsus est l'effet de la connlsion elle-même. — Les convulsions présentent des Tariétés infimetd- Convulsions générales, partielles. — Etat de mal. — CSonTolsiait ÎBtemes. — Asthme thymique. — Accidents consécutillk — laS moKi, quand elle arrive, arrive par asphyxie, par syncope nerrense. —Pronostic. — Traitement.
Messieurs,
G*est à peine si quelques-ons d*entre toos auront ¥a an petit malade qo, entré avant-hier au n** 17 de notre salle Saint- Bernard, succombait le soir même de son arrivée à Thôpital.
Cet enfant, âgé de dix-neuf mois^ et qui n'avait encore que six dents, était, depuis huit jours, pris de convulsions dont les accès se répétaient à quatre ob cinq reprises dans les vingt-quatre heures. Déjà, il y a pr^s d*nn an, il ci avait été atteint, à l'occasion c!e révolution de ses premR*res dents, et comme cette fois-ci, Taltaque avait duré huit jours; mais les accidents, revêtant nue forme dilTérentc de celle qu'ils nous ont présentée, avaient constitué ce qn*oa appelle des convulsions internes.
Lorsque sa mère l'amena à l'Hôtel-Dicu, l'enfant était donc malade depoii huit jours. Toutefois, dimanche dernier, il n'avait pas eu de mouvements coBvulsiiis; tout pouvait paraître fini, quand le lendemain les accidents reprirent avec une nouvelle intensité, à ce |X)int que depuis mardi soir (le malade crt entré dans nos salles le jeudi suivant) ils se succédèrent presque sans interruption. Depuis lors aussi, ce petit garçon refusa de teier et resta dansna véritable état de mal.
Ces convulsions se renouvelaient toutes les quatre ou cinq minutes ; chaque accès durait de trente-cinq à quatre-vingts secondes. Quelque rapides qu'ib fussent, il nous fut possible de saisir les deux périodes très-disU'nctcs qui les constituaient, une première période de convulsions toniques, auxquelles succédaient les convulsions doniqucs, qui, daus l'intervalle des accès, persistaient encore à un certain degré |K)ur s'exagérer au nionient de la crise. Les bras et les jambes étaient agités de grands mouvements déterminés par la contraction involontaire et par le relâclienient alternatif des muscles de ces parties. Il)' avait en outre, dès le cotumenceinent de l'accès, un strabisme convergent,
CONVULSIONS DE L*ENFANCE. lia
hs yeux étaient abaissés vers la paupière inférieure ; il y avait de plus émission ÎDTolontaire d'uriue.
Nous constations de la réaction fébrile, caractérisée par la chaleur à la peau, pur Taccélération du pouls, qui battait 168, et la mère nous disait que la ûèvre s*éliit déclarée dès le début. £nfin Tenfant toussait ; mais, en examinant atten* tifement sa poitrine, nous ne constations aucun phénomène anomal.
A Taulopsie, nous ne trouvions aucune lésion des centres nerveux; touteiris il nous sembla que la substance grise des circonvolutions cérébrales était dTane couleur un peu plus violacée qu'elle ne l'est normalement Les poumons, lê(ferement engoués, présentaient de l'emphysème, principalement le lobe nwyen du poumon droit.
Les'oonvulsions chez les enfants sont des accidents que vous serez fréquemment appelés h observer dans le cours et dès le début de votre carrière médicale. Je vous en ai déjà dit quelques mots en diiïérenies occasions, notamment dans nos conférences sur les fièvres érupiives, et, plus récemment encore, à propos de l'épilepsie ; mais le sujet est d'une trop grande importince pour que je ne lui consacre pas une ou plusieurs leçons, me réservant de retenir, chemin faisant, sur quelques points que j'ai seulement indiqués.
Envisagée d'une manière générale, — je n'ai pas besoin d'insister longtemps sur ce fait, — la convulsion est un symptôme commun à un grand nombre i*états pathologiques de nature très-diverse. En quelques cas, elle parait dépoidre de lésions anatomiques évidentes du système nerveux ; dans d'autres, elle ne semble se lier à aucune affection matérielle, ou du moins l'examen nécroscopique le plus rigoureux ne nous révèle l'existence d'aucune altération organique à laquelle il soit permis de rattacher les phénomènes morbides qui se sont manifestés pendant la vie. De là une première et grande distinction entre les convulsions dites symptomatiques et les convulsions dites idiopa" tkiques ou essentielles.
Celles-ci peuvent être l'expression et quelquefois l'unique expression de maladies très-différentes. Nous avons vu qu'à elles seules elles caractérisaient la grande forme du mal comitial ; et vous n'ignorez pas le rôle important qu'elles jouent dans l'hystérie. Ce sont elles encore qui constituent les phénomènes prédominants dans les diverses espèces de chorées, et les contractions musculaires permanentes involontaires du tétanos et de la maladie décrite sous le nom de contracture essentielle ne sont rien autre chose qu'une convulsion tonique. Enfin, sous le terme générique de convulsions idiopathiqnes, il faut comprendre les diverses variétés de Véclampsie^ à laquelle on doit rattacher les convulsions de l'enfance.
Avant d'aborder leur étude clinique, une première question demande à être élucidée. J'ai dit que ces convulsions essentielles ne pouvaient être rattachées à Texistence d'aucune altération analomique appréciable ; je n'ai pas voulu prétendre par là qu'elles étaient indépendantes d'une affection matérielle, dont
THoussEAr, 2«édil. — il. 8
lift CONVULSIONS DE L'ENFAKCB.
les centres nerveux sont iocontestableiiient le siège, je prétends teoienent qte les dissections les plus minutieuses ne nous ont point encore fait coBiHdtie, si tant est qu'elles y parviennent jamais, l'état organo-paihokigiqiie eo vena duquel l'acte convulsif se prodoit. Je conteste encore moins qoe l'on tronfe, à l'autopsie des individus enlevés par ces accidents, des lésions phis on umnis considérables de l'appareil de l'innervation ; mais, je répèle ici ce qne j'ai dit à propos de l'épilcpsie, ce que je dirai pour tontes les névroses, qoe si ces lésions tiennent, sans contredit, leur place dans l'histoire de la maladw, c'ett une place secondaire. Elles sont, pour la plupart, le produit des troubles mtvenus dans le système nerveux, peut- être de ces modifications organiqnei inappréciables auxquelles nous avons fait allusion^ et qne l'appareil de l'ianervation a subies, mais elles en sont le prodoit et non le point de départ.
Ainsi un enfant est pris de convulsions et succombe. A l'aotopsie, on constate une congestion plus ou moins considérable des méninges, du cerreao, de la moelle, un épanchementséreux dans les ventriculesondansia cavité aracbimdienne ; quelquefois encore on pourra trouver an on plusieurs foyers hémorrliagiques. Devra-t-on considérer cette congestion, cet épanchement, oomiae la cause des accidents convulsifs qui se sont manifestés? Non I asBorémeit non ! Ils n'en sont pas plus la cause que les congestions encépballqnes, que les hémorrhagics cérébrales qui surviennent dans les attaques d'épilepne ne sont la cause de l'épilepsie ; pas plus que l'engouement pulmonaire, qne la épanchements séreux dans les plèvres consécutifs aux a^ès d'asthme ne sont la cause de l'asthme. C'est quelque chose d'analogue à cette congestion fogace qui colore les joues d'un individu sous l'empire d'un mouvement de colère et d'une émotion morale vive, congestion, en quelques cas, portée k nn très^haot degré et se produisant jusque dans l'encéphale ; c'est quelque chose de tout I fait comparable h ces fluxions qui accompagnent les alTections Dévra^iquet, phénomènes sur lesquels j'appelle à chaque instant votre attention, et qui ont été signalés par M. le docteur Notta dans un excellent Mémoire sur Uê lénem fonctionnelles qui sont sous la dépendance des névralgies (i).
L'opinion que je soutiens et qui est acceptée par la plupart des pratidcni, est loin d'être une opinion nouvelle ; Morgagni la professait très-explidtemcotf lorsqu'il écrivait dans sa Huitième lettre sur le siège et la cause des maladies: « La cause des convulsions qui consiste dans un changement invisible opéré dans le cerveau et dans les nerfs, ne tombe pas sons nos sens après la mort ; ou n'observe que ses effets, qui varient suivant la violence et la durée de ces convulsions. >»
Cependant, messieurs, il ne faudrait pas aller au delà de ma pensée, cC croire que je n*attache aucune importance 5 ces lésions matérielles. Tout en n'occupant ici qu'un rang secondaire, en tant qu'effets et non causes des
(1) Archives générales de médecine, 5* série^ tome IV, juillet^ septembre, novembrc, 185A.
GOirvULSlbMS DE L*ENFAPIGE. 11 S
ieotttol^rfotis, ellei n'en doivent pas moins être prises eii Gônsidénltion. Si, liiraqn*elies sont légères, elles disparaissent rapidement et spontanément une fois qoe la canse qui les a produites cesse elle-même d*agir, portées à un trèsfeam degré, elles sont susceptibles d'introduire dans l'état du malade lés complications les plus sérieuseSé Souvent répétées, elles peuvent amener des déaordres anatomiques, et consécutivement des désordres fonctionnels irrémédiables ; si la vie n'en est pas immédiatement menacée^ du moins les indi»tidm conservent^its des infirmités incurables, comme nous avons vu les épiieptiques rester quelquefois paralysés k la suite de leurs grandes attaques , 1 plos forte raison» devrons-nous tenir compte des épancbements de sang qui fHot le résultat de l'attaque d^éclampsie. J'aurai à revenir surces faits«
Ce que les anciens appelaient la cause prochaine des convulsions nous échappe donc , mais nous connaissons mieui leurs cauBe» prédispoemtteê «t iears causes occasionnelles.
Dans nos conférences sur Tépilepsie, j'ai cherché à vous démontrer par des (aits l'influence de la prédisposition héréditaire sur les affections oonvulaives. Cette susceptibilité nerveuse se manifeste dans les générations différentes par des phénomènes différents ou par des phénomènes identiques. Il est assez ordinaire que des parents, que des mères surtout, sujets dans leur enfance à des accidents éclamptiques, donnent le jour à des individus qui à leur tour •ont affectés d'accidents analogues.
Une des observations les plus extraordinaires que je connaisse en ce gent« est celle qui a été rapportée par mon ancien élève et ami M. le docteur Duclos (de Tours), dans sa remarquable thèse (1). C'est Fhistoire d'une femme de trente-quatre ans, sœur de dix enfants dont six étaient morts de convulsions, et qui elle-même avait eu jusqu'à l'âge de sept ans de fréquentes attaques d'éclampsie ; elle en avait conservé un peu de déviation de la bouche et de prolapsus de la paupière supérieure du côté gauche. Cette femme eut dix enfants. Tous eurent des convulsions : six avaient succombé, cinq dans les deux premières années, un autre k l'âge de trois ans. Son dernier, qu'elle amenait dans mon service, k l'hôpital Necker, était une petite fille de six mois. A l'âge de trois mois elle avait eu une première attaque qui avait duré dix minutes environ, et que la mère attribuait k une vive impression morale éprouvée par elle : immédiatement après un accès de colère, elle avait donné le sein .k son enfant, la convulsion était survenue dès le lendemain^ Cette petite fille succomba, trois mois après^ à une enoéphalo^méningite.
L.es médecins qui s'occupent spécialement des femmes en touches ont souvent observé que des enfants dont les mères avaient eu, peu de temps avant leur accouchement, des attaques d'éclampsie, étaient pris de convulsions pea après leur naissance. En quelques cas, ils succombent k la tiolence des
(1) Études cliniques pour servira riiistoirc des convulsions de V enfance» Paris, !M7| p. 1h,
116 GO^fTtLSrONS DE L*E!frA?IGE.
accès; d'antres fois ils guérissent, bien qoelesaceès sesaiciitrêpéfétMgraad nombre et i des dbtances très-rapprocbées. Bien pins* les mêmes anienn racontent avoir vn des nonvean-nés venir au monde arec des contnctnm des membres ou des muscles du cou ; et ces affections étaient, snvant em, la conséquence des couTiibions, ou du moins de quek|ue cbone d'à que ces enfants avaient éprouvé alors qu'ils étaient cïifermés dans le temel, les mères ayant en pendant leur grossesse des accidents eonvoisifL
Indépendamment de cette prédisposition transmise des parents aox enfiih, il est une série de causes qui prédisposent singulièrement aux oodvuIsîoh : ce sont toutes celles qui tendent à affaiblir l'économie. Aussi ces iccidenb ne sont-ils jamais plus fréquents que chez les enfimts dont Tnlimatfciion est insuffisante^ que chez ceux qui ont éprouvé des pertes de smy, relativement considérables, soit que les bénKNrbagies aioit été spontanées, soit qu'elles aient été provoquées artificiellement par une saignée ou pv une application de sangsues. Des diarrhées abondantes ou longtemps prolongées agissent dans le même sens et de b même façon. H n'y a rien 6 qui doive surprendre, lorsqu'on réfléchit à cette grande loi de physiologie, qm plus le système nutritif et les phénomènes végéutiCi sont pauvres et languiH sanis, plus aussi les phénomènes nerveui sont mobiles, exaltés, îrrégnfien, loi admirablement formulée dans cette Mmple observation d'Hippocrale : sanyuis moderator nervorum ; si Ton réfléchit surtout que cette subordinaiÎQi du système neneox au système sanguin, à la force plastique, n*est cheai personne plos évidente que chez les jeunes sujeu:.
Je ne saivrai pas les aiiteun; dans la longue énumération qu'ib voos ont donnée des causes occasionnelles des convulsions de l'enfance. Je voos rappellerai seulement que le séjour dans une température élevée, que Fexposition subite au froid, que des émotions morales, des irritations ioeaieSy oat pour effet d'amener ces accidents.
11 y a quelques années, j'étais mandé, avec mon confrère et ami M. le docteur Blache, auprès de l'enfant d'un minbtre étranger près le gooTerne ment français. Cet enfant éuit depuis quelques heures pris d'accès convulsîfc: on l'avait fait mettre au bain. Les accidents ne cessaient pas, lorsque M. Blache, en ôunt le bonnet du petit malade, aperçut un brin de fil posé sur le crâne. En cherchant à ienlever, il auira à lui une longpe aiguiUe à bquelle ce fil tenait, et qui était enfoncée profondément dans le cerveau. Les coii\ulsions s'arrêtèrent immédiatement, mais peu de temps après il suvint une hydrocéphale qui entraîna la mort.
Un autre malade, un fils de mon excellent collègue le profeasev Sonbeiran, ayant succombé à des convulsions dont on ne pouvait saisir la cause, Taotopsie fot demandée, et Ton trouva fixée dans le foie une aiguiUe à laquelle on attrilma ïts, accidenis mortels que rien ne |>ouTait eipliqoer.
LoderwoTiii, daus sou Jraité des maladies des enfants^ rapporte im bit analogue au premier. Un enfant, dit-il, après des cris continuek, était tombé
CONVULSIONS DE L'£NFANGE. 117
dans des cooTulsioiis dont le médecin ne put absolument rendre raison et dont la caase ne fut connue qu'après la mort En ôtant le bonnet qu*on n'avait pas encore enlevé, on découvrit une petite épingle fichée dans la grande fantanelle.
N'oubliez pas ces faits, car il pourra vous arriver de voir cesser des con- VBlnons, lorsqu'en faisant déshabiller le petit malade, vous aurez découvert qii*one épingle mal attachée dans ses vêtements, ou même qu'une constriction trop douloureuse exercée par les langes, en étalent le point de départ
N'oubliez pas non plus que ces accidents sont souvent occasionnés par des ▼éskatoires, par des sinapismes que l'on aura appliqués sur les membres des malades sous prétexte de combattre des troubles nerveux sans aucune gravité. Que de fois j'ai vu survenir des convulsions mortelles chez des enfants que l'on avait couverts de vésicatoires ; que de fois j'ai vu des médecins lutter par des ▼ésicatoires nouveaux contre le mal qu'ils avaient causé, oublieux des accidents nerveux qui accompagnent si souvent la brûlure au premier degré!
C'est en grande partie à l'irritation occasionnée par l'évolution di£Bciledes dents qu'il faut attribuer les accidents éclamptiques si communs chez certains sujets, non-seulement à l'époque de la première dentition, mais encore, ce qni est beaucoup plus rare, à l'époque de la seconde.
An point de vue de l'étiologie, les convulsions, liées à des étals physiologiques bien définis, sont assurément les plus intéressantes à étudier. Celles qui dépendent d'une affection matérielle appréciable des centres nerveux, comme les convulsions de la méningo-encéphalite, ne doivent pas nous occuper, et l'histoire de ces convulsions symptomatiques se rattache à celle de l'affection dont elles sont une des manifestations. Mais les convulsions qui, survenant au début, dans le cours et à la fin de diverses maladies , sont dites iympathiques^ deutéropathiques^ appartiennent bien à l'éclampsie proprement dite, dont ces maladies doivent être considérées comme les causes occasionnelles : ce sont celles qui surviennent au début des fièvres éruptives et dont je vous ai déjà parlé : au début de la rougeole et de la variole, bien plus qu'au début de la scarlatine ; au début des affections catarrhales pulmonaires on intestinales ; au début, en un mot, de la plupart des phlegmasies on des pyrexies cpie l'on observe chez les enfants.
£n dehors de ces phlegmasies catarrhales ou franchement inflammatoires, en dehors des flux diarrbéiques qui agissent à la façon que je vous ai dite, les affections des voies digestives ont la plus grande influence sur la production des convulsions.
Vindigestion en est une des causes les plus fréquentes, que cette indigestion ait été causée par des aUments pris en trop grande quantité, comme k>rM[ue des femmes donnent à profusion à leur nourrisson un lait de bonne qualité d'ailleurs; qu'elle ait été causée par l'ingestion de substances grossières, non adaptées à l'âge, aux forces digestives, aux dispositions individoeiles dn sujet, comme chez les enfants à la maroeUe nourrb de lni|^ '^
118 COKVDLSIÛlfS DE L'ENFANCB.
heure de bonilliet épaisieg, de haricots, de leniillee, de pommes de terre, etc.» ainsi que vous n'aurez que trop souYenl occasion d*en être témoins.
Je veui insister fortemenl sur ce point que j'ai déjà indiqué et sur lequel je ne saurais trop revenir, à savoir, que, contrairement à Topinion généraleoMBl reçue, les enfants à la mamelle qui sont sujets à la diarrhée éprouvent da oonvulsions bien plus souvent que ceux dont les garderobes sont babitueUeroeDl régulières, non que la diarrhée dispose plus particulièrement à l'éclampsie, mais bien parce que les individus à entrailles délicates, et souvent dévoyées, sont bien pins exposés que les autres à Tindigestion, celle cause puissante di phénomènes convulsifs. Aussi est-ce une règle que je me suis imposée depuâ bien des années, de ne pas laisser la diarrliée même aux enfante qui font dei dents.
On a cité des faits dans lesquels des enfants avaient eu dos convulsions aprè avoir pris le sein au moment où leurs mères venaient d'éprouver une émotioi vive.
J'ai vu l'éclampsie sunonir, dans le service de l'hôpital Necker dont j'a longtemps été chargé, chea uu petit malade dont la nourrice avait eu un violent accès de colère un insiant avant de lui donner à teter.
M. le professeur Andral racontait dans ses cours des faits plus curieui encore, et qui prouvent qu'il existe de singulières idiosyncrasies en vertu des quelles le lait d'une nourrice est bien supporté par les uns et ne Test point pa les autres. « Une femme, dit mon honorable collègue, nourrissait son propr enfant sans inconvénient ; elle donne le sein à un second enfant qui fut pri de convulsions, à uu troisième qui le fut également. » Dans tous ces cas , le accidents convulsifs se produisent sans qu'il y ait aucun autre symptôme d'io digestion; il semble que le lait, sous l'influence d'une cause ou d'une autre change de nature et devienne un véritable poison dont les effets se font senti sur le système nerveux.
Déjà, dans bien des occasions, j'ai appelé votre attention sur ce fait impoi tant signalé depuis quelques années, que l'éclampsie , cbex les enfants aui bien que chez les adultes, survenait à la suite de l'albuminurie, soit que i sécrétion albumineuse se fit dans le cours d'une maladie aiguë, comme je voi ai dit que cela'arrivaii souvent à la fin de la scarlatine, soit qu'elle fût l'expre sion de la maladie de Bright.
Dans ces cas, généralement, les individus ont ou ont eu une anasarque pli ou moins considérable; mais il ne faudrait pas croire, ainsi que quelqu médecins semblent l'admettre, que celte anasarque soit la condition la pli favorable au développement des convulsions; car, d'un côté, chez les eubii qui sont pris d'anasarque sans albuminurie à la suite de la dysenterie , d'ui diarrhée opiniâtre, d'une rougeole môme, l'éclampsie est rarement à craindr tandis que» dans l'albuminurie sans anasarque, les convulsions se manifeste fréquemment, et cette fréquence est telle, que certains auteurs n'ont p çv^int d'affirmer que, dans la presque universalité des cas, les conv ulsiona i
CUSTEI.SIO.^S DE L'£NFA.\C£. liU
ren£uice étaient oo des symptômes de l^albuminorie ; ce qui inc paraît exagéré. Ils ont Toolo même frire de ia présence de Talbuminc dans les convulsions un signe diagnostique entre l'éclampsie et l*épilepsie.
Je TOUS ai sonfeni rappelé la curieuse expérience de M. Claude Bernard , rthtiTement ï rinlhienceqoe les lésions du quatrième ventricule cxcrcrnt sur ta sécrétion nrinaire. Si Ton blesse, chez un animal, un certain |)oinl de ai fcntrknle, pea après les urines contiennent de la glycose, en même tenijM qu'elles sont plos abondamment sécrétées. Si la lésion est faite dans un antre point, il y a une polyorie simple, sans sucre dans l'urine. La lésion d'nn autre point encore de ce même ventricule rend bientôt les urines alhumineoses (1).
Peut-on supposer alors que la même modalité nerveuse qui caavrrail chez la femme et chez Teufant l'albuminurie, disposerait aux rMnsulnïuun éclaroptiqaes ?
La présence de vers intestinaux dans les voies digestives a *:iK \\v^ukU'.i* \t'4t tons les auteurs comme une des causes occasionnelles Icii plu."» ofiinatr' "» iU-% attaques d'édampsie de l'enlfiuce; et je vous ai déjà Tzatnu': luhihin: d un épileptiqoe guéri après l'expulsion d'un ténia. Cet ordre de iki^A r.uu*: tUtr. ceqn*on a appelé les convulsions par action réflexe.
Sans \ouIoir passer en revue toutes les causes d^i» c/wjt uWifjri*. tU-. I tAhUut tj'appellerai voure attention sur cette particularitic, que \kk ar*j*ui'kurf% i« ; phis insignifiantes en apparence pement en être le \/nui o- *U'iMr*., t,l' i Ut sujets prédisposés; qu'il est des enfants qui entrent «rn fj,(i't,.i^.u Àtst-.t U* . lement que d'autres sont pris de rêvasseries ^t rx.^rr <: c^ rj'...f*' , ** #}>.' u cette prédisposition peut être acquise, elle e^t inr/,*.\ r/.-V:/^.'^ >:i. v^u^ rettvo;ani ici à ce que j'ai longuement étaîÂi a pf^-i^/t "i^. . r;,;.^;/cv> /. ïm#: répéterai que cette susceptibilité, que cei:^ ^,v,»u.v...v^, :.*?•■ .'t/ ;/••«/.■ *h quelques cas se prévoir.
Il importe cependant de ne pts^TkxAr-: ;/-••..• ^^^. v.'. . /,■ - /• "a*»' ments rapides et involontaires que jy,û l'j* ^, :?-/:,.•* '-^v^ * .' 4 '-' veiUe, chez certains sujets dont le *;tCr.r'>t i*»î-.v.-' •■• ••«.♦-• •?/-- a** qn'ibsont surpris par des bruits inati^s^vi v. ivp./. >,.•"•.»* . v ".a tira morale un peu subite. Ces mon 1 ta^,'i:.\ . *r. '4:j'/i • *-*j'> */,i^ • v // ^ ' ".♦*■>; v /• do caractères essentiels de la OA%r.jt^.n, yx^^'K''.^- '.. *
Toyons donc quels sont ces canrj'.-'n
Considérée dans son éléflMi4 jt :• .«i ^.:ii;^i> ^ *-vi' t**'/'. /^ v/- ;//#/ u deux temps successifs et bien ^••û^*-.' ', »;.r 1 ,:-/ •• - . i.- ,/• • //-* '.^ '/z^' .•«/tioD. sans secousses, const^'Âii: uo^i \w v/ii •♦. » ,/«/. ^-.^ - •< ••■X-^ delà fibre musculaire, qui yt .'iti^ ;;«• vij. \-, • • *• '^" • ' •"'* '*
fuis invincibles des musd»i siC';» . y^:... ^^' y- -,■ ,- ^ * *■» ^•' *-'••'
France.
120 COISVULSIONS DE L*ENPANCE.
suivie d*aQC j)ériode de clonicité, dans laquelle se produit une série de mouvements allernatirs de contraction et de relâchement iudépendanlsde la Toknié, qui est aussi impuissante à les suspendre ou à les modérer qu'elle l'a été à ki provoquer.
La période toniquo précède toujours la période clonique; mais la durée et l'intensité de celle-ci ne sont eu aucune façon subordonnées à l'intensité et i la durée de cclic-lii. Ainsi, des mouvements clouiqucs d'une grande violonce succèdent souvent à une contraction tonique légère, et réciproquement une contraction tonique d*unc excessive énergie peut être suivie de raoufements cloniques très-modérés. Ainsi, la durée de la première période est |)arfois si rapide, la seconde arrive si promptement pour se prolonger pendant un temps plus ou moins long, qu'il semblerait à un observateur non préTenn ou inattentif que les mouvements cloniques ont signalé le début des accideiil& Dans d*autres circonstances, plus rares il est vrai, la période clonique manque, et Ton ne constate pendant toute la durée de l'acte convulsif qu'une contraction musculaire plus ou moins énergique et persistante. C'est là le cas de la contracture dont nous n'avons point à nous occuper pour le moment, mais dont j'aurai certainement à vous entretenir un jour. Dans Téclampsie, et pins spécialement dans l'éclampsic des enfants, objet unique de cette conférence, l'absence des mouvements cloniques .s'observe lorsque, pendant l'accès et par le fait même de la longue durée de la convulsion tonique, la mort survient par aspbj'xie oi par syncope, suivant un mécanisme que nous étudierons ultérieurement.
De ce que je viens de vous dire ressort ce fait très-remarquable, qne la tonicité paraît être rélément essentiel obligé de tout acte convnbif : il ne manque jamais et peu! mO.me exister .seul ; qu'il constitue la convulsion tout entière, comme dans la contracture ; que cette convulsion reste incomplète comme dans l'éclampsie, lorsque la période clonique n'a pas le temps d'arriver, tandis que les mouvements cloniques ne se produisent peut-être jamais d'emblée.
Il est une troisième période qui, bien que ne faisant pas partie de Tade convulsif lui-même, n'en doit pas moins être indiquée : c'est la période de collfjpsusj de stupeur ou de coma. Qu'il soit la conséquence de l'étonnemeat du ceneau produit par la congestion encéphalique ou par l'épuisement de rincitabilité nerveuse, ce collapsus est Tcfiet, mais non un élément de la convuKiori. Si la plupart des malades tombent, à la suite de leurs attaques d 4'rJam|M»ie, dans cette stupeur plus ou moins profonde, plus on moins pas- «!agi;n;, en quel(|ues circonstances, très-rares à la vérité, entre l'attaque Mariiptiquc ox h retour à un état normal il n'y a aucune transition.
Mt'*<i*'Mn, après vous avoir présenté cette analyse des divers phénomènes
OtUkWuuh de Parte convulsif, abordons l'étude plus générale des oonfnbioai
n*-. 1 é'uhwj'., <rt <'H«t;iyonH d'fii donner une description aussi complète qoepos-
ntAé i,*ir\i h fin Hii'y'A d'une excessive difficulté.
r 0À4$f$if%U' r<;i/;t eu eiïel les formes les plus variées. Le plus ordînairanant
CONVULSIONS DE L'eNPANGE. iSi
rite se manifeste à la façon de la grande atuque d'épilepsie. Rien n'annonce KBTasion de l'accès, et poor ma part je n'aî jamais obsenré ces phénomènes prtconears dont Bracbet a dressé le tableau que d'autres ont cru devoir d'après lui. Cet état d'impatience, d'inquiétude, d'agitation, de malaise on parle, ce sommeil léger ou ces insomnies, remplacés quelquefois au dre par de l'abattement, par de l'hébétude , par de la somnolence , ks prodromes de la maladie dont les accidents convulsifs vont être une pHmière manifestation et ne sauraient être rapportés à la convulsion elle-
Celle-ci survient brusquement Tout à coup l'enfant pousse un cri, perd CMDiissance, se roidit et se lord , la poitrine immobile, la respiration suspandue; le visage, d'abord pâle, devient rouge, violet; quelquefois les yeux se mqilîssent de larmes qui s'échappent et coulent sur les joues; les veines du CiQ se dessinenten cordes noueuses. Alors commencent les secousses cloniques, cvsctérisées par des mouvements désordonnés et involontaires d'un grand Bsnbre de muscles; les membres se plient et s'étendent tour à tour; les dsigtset les orteils sont alternativement fléchis et étendus, écartés ou rapprochés les uns des autres, mais le plus souvent dans une flexion forcée; le pouce, porté dans l'adduction, est caché sous les doigts qui le couvrent La téi^se iSBfene en arrière ou se fléchit en avant, et parfois est entraînée latéralement psr des mouvements irréguliers et saccadés de rotation; les muscles du visage participent à la convulsion générale; les yeux, agités de mouvements saccadés, rsoleot dans leurs orbites ; généralement renversés en haut sous la paupière sqiérieure, plus rarement ils sont entraînés en bas, et il y a un strabisme confwgent Les commissures des lèvres, tirées en dehors et en haut, donnent à b physionomie un air grimaçant quelquefois effrayant à voir; puis à chaque secousse convulsive, l'air, passant dans l'espèce d'entonnoir que forment les cams de l'orifice buccal entr'ouvert, produit un bruit de succion accompagné d'un écoulement de salive écumeuse, parfois ensanglantée. C'est qu'ici comme dsBs l'attaque d'épilepsie, la langue, poussée au dehors, peut être mordue et déchirée par les dents. Les muscles du tronc étant également affectés pendant b période tonique, les muscles inspirateurs sont immobiles, et le larynx luimême, spasmodiquement contracté n'offre plus un libre accès au passage de l'air. La convulsion des muscles de l'abdomen chasse au dehors les urines et les matières fécales, qui s'échappent involontairement. Les mouvements conmisifs cloniques, d'abord rapides et petits^ deviennent plus lents et plus étendiis; enfin une profonde expiration, suivie d'une détente complète, indique la fin de l'accès. L'enfant tombe alors dans la somnolence et la stupeur.
Messieurs, ces divers phénomènes s'accomplissent en beaucoup moins de temps que je n'en ai mis à les décrire, et l'accès, toujours trop long pour la mère épouvantée, dure une ou deux minutes.
Lorsqu'il est complètement terminé, et que, la stupeur ayant à son tour disparu* tout est rentré dans l'ordre, il est impossible de saisir la moindre trace
122 CONVUtSIOSfS DE L'CNrAHCE.
do passé, si ce n*est que l'eniaiit garde de h laasitiide qaî se tndnil par da pandicubtions, par des bâUlemeots, par de h lendance au sommeil.
L'attaque peut se composer d*un seul accès, oiais il est rare qa'il en nil ainsi. Ordinairement, après on intervalle de repos plus oo moins prolongé, m nouvel accès se reproduit avec une forme analogue à cdle du précédent, dot le mùsne temps, pour se terminer comme lui par le caros etaiwntir au relov k Tétat normaL
Survenant, ainsi que le premier, sans cause appréciable, mais surveaMt aussi sous Finfluence d'une émotion , d'une contrariété, d'une douleur, d'ia mouvement, il peut se répéter d'heure en heure, de demi-heure en demiheure, et môme à des intervalles encore plus rapprochés.
L'attaciuc d'édampsie, ainsi composée de plusieurs accès, peut dorer use demi-journée, un, deux ou trois jours; mais il est loin d'fitre sans exeapk qu'elle se soit prolongée bien au delà, l'enfant restant aux prises avec des convulsions qui, revenant à des distances plus ou moins courtes dans le ooi* rant des vingt-quatre heures, se reproduisent pendant cinq, six, sept, quiUB jours, comme M. Duclos en rapporte des exemples (1), et même pendait dix-huit jours, ainsi que nous l'avons vu à l'hôpital Necker, cbei un enfut de cinq mois.
Dans le cours d'une coqueluche, cet enfant eut chaque jour un ou deux accès formés d'une série d'attaques subintranles, c'est-à-dire se succédant de telle sorte que le paroxysme précédent n'était pas encore terminé brsqoe le suivant commençait; le grand accès dorait ainsi sans la moindre intemiptios pendant deux, trois et môme quatre heures (2).
Ceci, messieurs, vous donne déjà la conûrmation de ce que je tous disais tout à l'heure de la variété de formes des convulsions de l'enfimce.
Ordinairement intermittentes, séparées par des intervalles de repos pendant lesquels tout semble rentré dans l'ordre, d'autres fois vous les voyei, comme dans le cas de cet enfant, se succéder sans interruption. L'accès qui a duré une ou deux minutes, est à peine uni qu'il est suivi d'un autre, auquel succèdent un troisième, un dixième, un vingtième ; de sorte que le petit malade ne cesse de s'agiter dans les contorsions de la convulsion que pour tomber dans une torpeur plus effrayante encore, et beaucoup de médecins pea attentifs considèrent cet état comme une convulsion continue.
Il sufGt d'un peu de soin pour reconnaître une succession de paroxysmes dont la violence n'est pas alors ordinairement aussi grande que celle des convulsions intermittentes. C'est là quelque chose de tout à fait semblable à ce que dans l'épilepsie nous avons appelé Vétat de mal, état de mal qui se rencontre beaucoup moins fréquemment, je vous l'ai dit, dans cette dernière maladie que dans l'éclampsie.
(1) Loc. ri7.,p. 23.
(2) ld.,f6irf.,p. 23.
Cette coavalgioo, en apparence continue, est susceptible d*dvoir une durée fonsidérable ; elle peut se prolonger jusque pendant huit à dix heures, puis après un intervalle de repos plus ou moins long, reprendre sa forme oontinue, et se reproduire un, deux et même quinze à dix-^septjours do suite.
Cette forme de Téclampsie ne diffère donc de celle dans laquelle les accès •int franchement intermittents que par la manière dont les accidents se succèdent
Il existe pourtant une fofTne continue , qui se rencontre assez souvent iqirès un accès épileptiforme violent. Au moment où Ton s'attend à voir cesser lea secousses, celles-ci se répètent de seconde eu seconde, ou bien à des intervalles un peu plus éloignés, et cette scène dure un quart d'heure, une heure
00 même des journées entières.
Dans ce cas, nous avons vraiment affaire à la même attaque. Ce n'est pas que de temps en temps la convulsion ne semble se modérer pour reprendre avec une intensité nouvelle ; mais enfin il n'y a jamais ni une cessation complèle. ni cette stupeur profonde , avec résolution générale , qui suit un pa-» roxysme ordinaire.
Cependant, dans cette forme d'éclampsie continue, il existe une chose capitale sur laquelle je veux tout de suite appeler votre attention. Tandis que dans les deux premières formes il y avait perte de connaissance, dans celle-ci, au eontraire, l'enfant, tout en s'agitant dans les convulsions, semble n'avoir pas perdu tout à fait la conscience de lui-même, et ne reste pas complètement étranger à ce qui se passe autour de luL II crie pour exprimer un besoin ou pour se plaindre d'une douleur; il retire quelquefois avec assez de vivacité la main que l'on pince, le pied que l'on chatouille, et pourtant la convulsion persiste dans le membre même où la volonté n'a pas encore cessé d'exercer son empire.
A vrai dire, cette convulsion qui frappe toutes les parties du corps n'est pis si universelle qu'elle semble l'être , puisqu'elle laisse des muscles obéir
1 l'intelligence qui commande ; elle est donc partielle , rigoureusement parlant.
Nous allons voir maintenant la convulsion se localiser davantage.
Les ecnuulsiom partielles présentent les différences les plus tranchées, et la diversité inûnle de leur expression est en rapport direct avec le siège qu'elles occupent.
|1 arrive quelquefois qu'après une grande attaque épileptiibrme , la moitié du cor/a reste pendant plusieurs heures agitée de mouvements spasmodiques doniques, qui se répètent & des intervalles d'une à plusieurs secondes. Cependant l'intelligence de l'enfant est entière; les mouvements de l'autre moitié du corps ont une facilité, une harmonie qui contrastent singulièrement avec l'agitation du côté affecté.
Je me souviens d'avoir vu un jeune garçon de onze mois qui était sous l'empire d'une 4iatlièse tuberculeuse. A la sujto d'un accès violent d'édaropsie, il