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iUematives de tension et de relâchement musculaires. Pour les grandes am* ques, les différences portent sur l'intensité, la durée, la répétition phis oo moins fréquente des accidents.
S'il est un ordre de considérations vraiment digue du plus haut intérêt daas cette question du pronostic, c'est assurément celui qui a trait anicoaTolmi qui surviennent, soit au début, soit dans le cours, soit à la fin de certaîncs maladies, car il importe singulièrement de tenir compte alors du moment et leur apparition.
C'est ici le lieu de vous répéter ce que je vous ai dit ailleurs. A bien analyser les phénomènes dont il se compose, le frisson n'est ri^n autre chcae qu'une convulsion à un faible degré. Partiel ou général, il est caractérisé par du tremblement, par des mouvements involontaires des parties qui en sont le siège, produits par la contraction et le relâchement alternatifs des muscles; il n'est donc pas extraordinaire que chez un individu dont le système nerveni est excitable, comme il l'est chez les enfants, ces phénomènes s'exagèrent, et arrivent jusqu'à constituer la véritable attaque d'éclampsie.
Aussi dans le jeune âge, principalement chez les sujets dont la sosceptilMlilé nerveuse est portée à un très-haut point, le moindre mouvement fébrile est-il annoncé par les accidents dont nous parlons, que ce mouvement fébrile soit occasionné par un simple trouble de la digestion, qu'il soit sous la dépendance d'une affection catarrhale, d'une phlegmasie intestinale ou pulmonaire, qa'il fasse partie des prodromes d'une pyrexie.
Ces convulsions initiales ne sont toutefois jamais plus fréquentes qu'an début des fièvres éruptives, delà rougeole en particulier, et plus encore deU variole. Leur manifestation à cette époque des pyrexies exantbémateuses est si commune, que quelques auteurs, Sydenham entre autres,]ont voulu la poser comme une loi presque absolue, et que, suivant eux, leur apparitîoii chez an enfant ayant passé l'âge de la première dentition devait faire soopçoner l'inimincnce d'une de ces maladies. Bien plus, Sydenham voulait que ces convulsions fussent un symptôme favorable et annonçassent que la fièvre éruptive serait bénigne.
Nous sonmies loin de partager son avis à cet égard. Tout en admettant que les convulsions du début de la rougeole et de la variole sont presque tonjours des accidents sans gravité, nous croyons aussi, d'une part, qu'elles ne préjugent rien sur la marche ultérieure de la maladie, et d'autre part, qu'elles peuvent être elles-mêmes, bien qu'exceptionnellement, des complications fâcheuses, soit en raison de leur intensité et de leur fréquence, soit en raison du siège qu'elles occupent ; mais ce qui les rend encore exceptionneHanent graves, c'est l'intervention intempestive de la médecine. Dans nos conférences sur la rougeole, j'ai longuement insisté sur ce fait malheureusement trop commun. Combien de fois des personnes étrangères à notre art et même des médecins ne se hâtent-ils pas, en présence d'un enfant pris de convulsions, de faire une médication toujours trop active et perturbatrice ? C'est une ap-
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pikition de sangles derrière les oreilles, en vue de combattre une coDgestion cérébrale doot on se préoccope par-dessus tout, et cette saignée, contrairement an bat qn*oa se propose d'atteindre, met le malade dans des conditions ki plut fiiTorables à la production des accidents nerveux; ce sont des bains, ém affinsions iiroides, des applications de glace sur la tôte, qui, si Téclampsie nroentan débat d'une rougeole, par exemple, vont augmenter Tinflammatioa cMarrfaale des bronches qui en est le cortège habituel, et transformer en une affectîoD grave ces épiphénomènes d'ordinaire sans importance ; ce sont encore des applications sur les membres de vésicatoires, ou même de linges trempés dans l'eau boaillante, et la douleur occasionnée par ces brutales vésications Ta exalter un système nerveux dont il faudrait avant tout calmer i'érétbisme.
Si« toutes choses égales d'ailleurs, les convulsions initiales, sont, je le répète, généralement sans gravité, il n'en est plus ainsi de celles qui apparaissent dans la période d'acuité des maladies, et à plus forte raison des convulsions terminales.
Celles-ci ont une signiûcation funeste. Qu'il s'agisse d'une pblegmasie, d'one affection pulmonaire ou intestinale ; qu'il s'agisse de la coqueluche, de la rougeole, de la variole, les convulsions^ survenant dans le cours ou vers la fin de ces maladies, indiquent un danger dépendant d'une complication lâcheuse qui s'est introduite dans l'état du malade. L'attaque convulsive est alors précédée de phénomènes cérébraux semblables à ceux que l'on observe dans les fièvres typhoïdes ; elle se renouvelle pendant deux, trois^ quatre jours; dure quelquefois seulement quelques heures, quelques minutes, et amène ordinairement la mort.
Ces accidenti ne sont jamais plus redoutables que dans la scarlatine. Déjà, je TOUS l'ai dit et répété, lorsqu'ils se produisent au début de cette pyrexie, ils ont un caractère bien autrement sérieux que les convulsions initiales delà rougeole et de la variole ; mais, lorsqu'ils surviennent dans la troisième période, ils sont presque constamment mortels. Ils se lient le plus ordinairement alors à l'existence d'un cedème général et à l'albuminurie qui accompagne ranaaarqne ; mais quelquefois aussi ils se manifestent en dehors de toute infiltration séreuse an même titre que l'agitation, le délire, les vomissements, en un mot que tous les troubles nerveux que je vous ai signalés dans l'histoire de la fièvre rouge.
Le pronostic des convulsions de l'enfance dépend, non-seulement du siège qu'elles occupent, de la marche qu'elles suivent, de l'époque de leur apparition dans le cours des diflérentes maladies où elles se montrent, il dépend encore d'autres considérations que le praticien doit connaître et apprécier.
Il est un fait d'expérience clinique, c'est que les convulsions sont d'autant moins dangeureuses qu'elles sont plus faciles à exciter, et l'on peut appliquer aux individus dont la susceptibilité nerveuse est eiagérée ce que Stoll disait des enfants en général. « Convulsioet spasmus, uti frequentior in infantibus, îta minuÊ perieuloiuê iis plerumque est quam aduliis, » U est en effet des
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lajets qui, à l'occasion de la cause la plus légère, seroDt pris de cesacddents, el ces accidents eux-mêmes n'auronl aucune conséquence fâcheuse.
Toutefois, ayez toujours présent à l'esprit que cette susceptibilité nerveuse peut être héréditaire, et que si elle se traduit dans le jeune âge par des attaques d'éclampsie, elle pourra se manifester ultérieurement par des affections nerveuses fort graves, telles que l'épilepsie. Rappelez-vous à ce sujet les faits que je vous ai rapportés â propos de cette névrose, rappelez-vous surtout que ks convulsions sont des accidents qui exposent le médecin aux plus fâcheux mécomptes. Même celles qui se présentent dans les conditions les plus favorables peuvent avoir une terminaison funeste; aussi, lorsque vous serez appdés auprès d'un enfant atteint d'éclampsie, tenez-vous dans une prudente réserre.
Messieurs, d'après ce que je viens de vous dire, il semblerait que le médedo doive intervenir toujours et quand même pour combattre les convulsions de l'enfance. Ma conviaion est tout opposée. Je crois bien fermement que, moins nous ferons, mieux nous ferons en général, et que notre traitement ôxÀt être expectant. Interrogez les mères dont les enfuits ont été plus d'une fois sujets aux attaques d'éclampsie ; elles vous répondront souvent qu'elles les ont fait cesser, soit en mettant dans la bouche du malade une pincée de sd, soit en lui faisant respirer du vinaigre ou de l'eau distillée de fleur d'oranger » soit en lui jetant au visage quelques gouttes d'eau froide, soit par toute antre médication aussi insignifiante.
Mais de ce que nous avons rarement â intervenir, en faut-il conclure que nous n'ayons qu'à nous croiser les bras quoi qu'il advienne? Non, à coup sûr; car, en présence de semblables accidents, l'attention doit être plus que jamais en éveil. Si avant toutes choses il faut se garder de ces moyens perturbateurs, saignées, sangsues, prétendus révulsifs cutanés, toujours dangereux, presqoe jamais utiles, il est essentiel aussi de ne pas quitter un instant le malade. Si l'attaque d'éclampsie, en considérant sa marche, sa durée, le siège des convulsions, semble ne pas présenter de gravité, on se bornera à employer des moyens qui, sans nuire au malade, consolent une famille, soutiennent son espoir, et peuvent laisser au médecin l'honneur de la cure. QHelques-uns de cesmoyeos d'ailleurs ont une réelle utilité, et les antispasmodiques occupent ici le premier rang. Ce sont des préparations d'éther seules ou associées au musc, à la belladone; le musc à la dose de 25, 30, ^0 centigrammes; la belladone à la dose de 1 à 2 centigrammes.
Lorsque les accidents se prolongent en se répétant, il faut avant tout en rechercher la cause, et, ainsi que je vous l'ai dit, il suflSra, en quelques circonstances, d'enlever celle-ci pour guérir le mal Un vomitif, un lavemrat purgatif, administrés à propos, ont fait cesser les convulsions occasionnées par un embarras des premières voies ; dans d'autres cas, les attaques se sont terminées après qu'on eut changé de langes un enfant chez lequel une épingle malidaoée, un bandage mal appliqué, les avaient provoquées.
Mais quand la cause des convulsions nous échappe, ou quand die échappe
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à nos moyens d'action, comme dans l*éclainpsie liée aux douleurs de la deutitiou par exemple, dans certaines éclampsies symptomatiques. et quand ces convulsions se prolongent, il est encore des moyens thérapeutiques d*une puissante efficacité. Je vous ai déjà parlé de la compression des carotides pratiquée suivant les préceptes que je vous ai assez longuement exposés (1) pour qu'il soit inutile d'y revenir. Il en est un autre qui dernièrement encore m'a rendu un incontestable service ; ce sont les inhalations de chloroforme.
Vous comprenez, messieurs, avec quelle prudence cet agent anesthésique doit être manié. C'est en tenant en main le pouls du malade, c'est en comptant ses pulsations, en en appréciant la force, que vous devez faire respirer le chloroforme, et en prenant ces précautions indispensables, il vous sera permis de pousser l'opération très-loin.
Au commencement de l'année 1860, j'étais appelé dans la famille d'un de oies meilleurs amis pour un jeune enfant de cinq ans qui, la veille, avait eu une attaque d'éclampsie très-passagère. Ce petit garçon, atteint d'une affection cérébrale qui a arrêté son développement intellectuel, venait de tomber de nouveau dans des convulsions. Cette fois, les accès avaient une violence et une énergie épouvantables. Quand j'arrivai, je constatai une congestion de la face portée à ce point que le malade paraissait au dernier degré de l'asphyxie. Je donnai le chloroforme en le faisant respirer sur un mouchoir que j'avais soin de tenir assez loin des narines et de ne laisser que quelques minutes, tout en ayant la précaution de tâter constamment les battements du pouls. De six heures à minuit, pendant six grandes heures! le chloroforme fut ainsi administré presque sans interruption, et je ne saurais vous dire la quantité que j'en employai Grâce à cette médication, cet enfant qui était à la dernière extrémité revint à la vie, et aujourd'hui il est aussi bien portant qu'auparavant.
Je me suis élevé et je m'élève encore contre l'application des révulsifs cutanés, en particulier contre les vésicaloires dont l'emploi m'a paru, en général, plus nuisible qu'utile. Il est des circonstances cependant où l'on est forcé d'avoir recours à ces moyens et dans lesquels ils peuvent être d'une réelle efficacité. C'est lorsque l'on a affaire à ces convulsions internes qui, prenant le diaphragme, le cœur lui-même, restent toniques et se prolongent au point de déterminer l'asphyxie ou la syncope. Dans ces cas, une révulsion violente et rapide produite sur la peau de la poitrine, comme celle que Ion obtient avec ^'ammoniaque, peut être avantageuse en déterminant une excitation qui provoque les mouvements des appareils musculaires dont le jeu est Indispensable aux actes de la respiration et de la circulation.
(1) Tome !•', page 130.
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