XXXIX. — NÉVRALGIE ÉPILEPTIFORME
A son siège ordinaire dans les branches du nerf trifàciaL — Est accompagnée le plus souvent de convulsions partielles. — Est à peu près incurable.— Analogie avec l'aura épileptique.— Diffère de l'épilepsie. — S'observe quelquefois ches les épileptiques. — Est soulagée par la section du nerf douloureux. — Par de hautes doses d'opium.
Messieurs ,
La névralgie épilepiiforme présente deax variétés. L'ane, et c*est la plas commune, est caractérisée par des douleurs névalgiques non accompagnées de mouvements convulsiCs.
L'autre est accompagnée de mouvements convulsifs. Je la désigne sous le nom de tic et je l'appelle tic douloureux^ pour la distinguer de ce qu'on entend ordinairement et de ce qu'on entend avec raison partie. Celui-ci, espèce de chorée, très-distincte d'ailleurs de la danse de Saint-Guy, est une affection convulsive non douloureuse que vous avez eu bien souvent occasion de rencontrer. Elle consiste en des mouvements involontaires passagers, rapides, qui se passent soit dans la face, soit dans le cou, soit dans les membres, et qui varient à Tinfini. Le tic douloureux^ aussi bien que la névralgie épileptiforme non douloureuse; occupe toujours le même siège, du moins, jusqu'ici, je ne les ai jamais observés l'une et l'autre que dans les branches de la cinquième paire. Un individu qui, un instant auparavant, n'éprouvait aucune sensation extraordinaire, et témoignait hautement de l'absence totale de souffrance, est tout à coup pris d'une horrible douleur au moment où il vous parle. Vous le voyez porter la main à son visage, qu'il presse avec une force extrême, qu'il frictionne avec une énergie extraordinaire, au point que ces frictions répétées finissent par détruire complètement le système pileux du côté malade. (Je fais ici allusion, entre autres exemples, à cet homme qui depuis si longtemps est dans les salles de la clinique^ cl dont je vous rappellerai Tobservalion.) 11 balance sa tête entre ses mains en poussant des gémissements étouffés. Cette scène dure dix, quinze secondes, une minute au plus, et le tout est fini sans convulsions. L'individu reprend son discours interrompu, jusqu'au moment où il vous rendra témoin d'un paroxysme nouveau. Voilà la névralgie épileptiforme simple. Ou bien au moment où la douleur commencera, vous verrez tous les muscles d'un côté du visage agités de mouvements convubifs rapides, et Tattaque, comme pour le malade précédent, sera accomplie en une minute au plus : voil^ la névridgieém ■■Mbe, le tic douloureux.
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