URTICAIRE
'sidénble des téguments, la sensation dé prurit et de fourmiltenient» si enGn un examen attentif, en faisant découvrir les élevores caractéristiques, ne fournissaient des éléments suffisants au diagnostic Ce prurit, cette sensation de fourmillement dont le malade est incommodé au plus haut point, s'exagèrent par la chaleur du lit
Notons encore ce qui avait déjà été indiqué par Koch, que I*éruption peut se développer jusque dans Tintérieur de la bouche, et nous pourrons nous demander si, dans les cas où surviennent les symptômes thoraciques dont nous avons parlé, ces symptômes ne sont pas occasionnés par une éruption, ou tout an moins par un mouvement fluxionnaire analogue à l'éruption et à la fluxion qui, au lieu de se faire à la peau, se fait alors du côté des bronches. A mon avis, il se passe là quelque ciiose d'identique avec ce qui a lieu dans la rougeole.
Tandis que, dans les pyrexies exanthématiques, les manifestations cutanées s'opèrent dans un ordre régulier et suivant une marche déterminée, il n'en est point ainsi dans la fièvre ortiée. I^ durée totale de la maladie, y compris la période prodromique, est très variable, depuis deux, trois et jusqu'à sept ou huit jours; mais les plaques, considérées individudlement, s'effacent très rapidement, ne durant que quatre, cinq, six minutes, jusqu'à une, deux ou trois heures. L'éruption ne se fait donc pas d'une seule poussée, mais par poussées successives, les phénomènes précurseurs qui ont annoncé leur première apparition pouvant se manifester de nouveau pour cesser encore, et ainsi à plusieurs reprises. Quelquefois il suffit que le malade se gratte pour faire revenir des plaques sur les poinu où la friaion a été exercée.
Cette maladie n'épargne aucun âge et aucun sexe; on l'observe chez les vieillards comme chez les adultes et chez les enfants, chez les femmes comme chez les hommes. Loin de mettre à l'abri d'une seconde attaque, une première doit faire craindre le retour d'autres, alors surtout que l'urticaire survient sous l'influence de causes occasionnelles.
Il est, en effet, des individus qui ne peuvent manger certains aliments sans être pris d'accidents d'indigestion, ou plutôt d'un véritable empoisonnement, qn*accompagne bientôt une éruption ortiée plus ou moins considérable. Ainsi que nous l'avons fait observer en une précédente occasion, il serait impossible d'indiquer d'une manière générale quels sont les aliments dont l'ingestion provoque le développement de la maladie, car les idiosyncrasies jouent ici un rôle incontestable. Si les coquillages, et plus particulièrement les moules, si les écrevîsses, le homard, certains œufs de poisson, et même certains poissons frais ou fumés, paraissent avoir au plus haut degré le privilège de déterminer • la fièvre ortiée chez certaines personnes, chez d'autres ce sont des aliments tout diiïércnis, la viande de |)orc, les champignons non vénéneux, les amandes, les concombres; chez d'autres encore, ce sont les fraises, les framboises, le riz (Lorry en a cité des faits), le miel, etc. La disposition à contracter l'urticaire est quelquefois transmise par l'hérédité.
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Ao mois d'octobre 1861, je voyais en consultatioD dans mon tabinei une dame de cinquante ans, très sujette à des accidents nenreux assex étranges, el qni, presque tonte sa vie, avait été victime de Turticaire. Elle avait un fils et une fille qui avaient hérité de cette triste infirmité, aussi rebelle cha ma qu'elle Tavait été chez leur mère.
Cette affection, sî simple en apparence, prend, chez certaines personnes, nne opiniâtreté singulière et ùit vraiment le tourment de la vie. J*ai vu l'urticaire durer piusienrs années, se renouvelant chaque jour, défiant tous les traite^ ments.
Quelquefois aussi elle a sur le système nerveux une influence terriUe. J*ai connu une jeune iemme de vingt ans qui, pendant la période d'invasion d'une fièvre urticaire, avait été prise d'accidents nerveux de la plus grande gravité. Elle était frappée d'une profonde stupeur, paralysée des extrémités inférieures, frappée d'anestbésie.
Enfin, dans quelques circonstances heureusement plus rares, après qnc l'éruption est entièrement dissipée, des phénomènes nerveux, de l'anesthésie, de l'amyostbénie, particulièrement dans les extrémités inférieures persistent pendant un temps plus ou moins long.
Les chaleurs de l'été en sont souvent la cause occasionnelle ; mais ainsi que J. Franck l'avait fait remarquer, l'urticaire se manifeste quelqueiois sous l'influence du froidt et disparaît sous celle de la chaleur.
Enfin, très souvent aussi, il nous est complètement impossible de saisir une cause I laquelle nous puissions rattacher le développement de la maladie.
Je ne vous parlerai point, messieurs, de l'urticaire chronique, ni de Vurticaria tuberosa : ce sont des formes que nous n'avons jamais observées dans les salles de la clinique , mais que seront à même de vous montrer et de vous faire connaître mes collègues de l'hôpital Saint-Louis.
Il me reste un mot à vous dire du traitement de la fièvre orliée. Rarement, alors qu'elle s'est manifestoc sans cause occasionnelle appréciable, l'art a besoin d'intervenir, et le mal cède promptement de lui-même. Toutefois, lorsqu'on est appelé pour combattre les accidents du début, de légers purgatifs sont quelquefois indiqués pour détourner le mouvement fluxionnaire qui semble se faire vers l'appareil respiratoire, en le sollicitant vers l'intestin. Le plus souvent, des boissons rafraîchissantes , acidulés^ telles que les orangeades et les limonades, des bains tièdes, suffisent pour calmer les symptômes.
Mais lorsque l'urticaire est provoquée par l'ingestion des substances alimentaires, il faut se hâter, avant toute chose, de faire vomir le malade ; puis ou lui donnera une potion éthérée, soit, par exemple, un quart de verre d*eau sucrée, dans lequel on ajoutera vingt à quarante gouttes d*éther suifuriçue, et qu'on lui fera prendre toutes les demi-heures.
L*éther est encore indiqué, dans le premier cas, pour faire cesser les accidents spasmodiqnes contre lesquels on vient demander votre secours.
Mais quand l'urticaire prend les allures chroniques, elle résiste quelquefois
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lombaire, la région iliaque, arriîant alors jusqu'à Taîne, et se terminant à la partie antérieure de la cuisse, envahissant aussi quelquefois les parties génitales. Lorsque le zona occupe le thorax, il envahit généralisent aussi le bras correspondant, et l'on voit alors quelques plaques continuer la ligne de ceininre, soit en dedans, soit en dehors, soii dans Tun et Tautre sens à la fois. Chez le premier de nos malades, 1 éruption existait au cou, sur Tépaule, à la partie sapérieure de la poitrine et du dos. Quelquefois elle reste limitée h la première de ces régions; elle peut aussi se montrer seulement à la face; en quelques cas, rares il est vrai, sur le cuir chevelu. On Ta vue sYtendre jusque dans h bouche. EnfiiJ, plus rarement encore, les membres seuls étaient envahis, maïs toujouiii le zona n'affecte qu'un seul coio du corps. Toutefois, et cette obiiervalion est importante, lors()ue V herpès zostvr envahit les membres, les groupes, qu'ils suivent ou non les cordons nerveux superficiels, sont disposés aiosi que je vous ic dirais, dans le sens longitudinal, et n'entourpnt pas le membre.
Celte demi-ceinture, si régulièrement limitée à ses deux extrémités, a unie largeur de plusieui's doigts. Les groupes qui |a constituent soiU quelquefois assez rapprochés, d'autres fois assez éloignés les uns des autres. L'éruption débute par ra|)()arilion des plaques rouges, irrégulières, dont nous avons par(é, et qui apparaissent les unes après les autres, se montrant, en quelques circonstances, aux deux extrémités de la ligue que des éruptions successives vont compléter. Ces plaques des extrémités Kont|)lus larges que celles placées entre elles. « Si Ton observe altenliveuie^u la marche delà maladie, diti^J. iGazenave, auquel nous allons emprunter sa description, on voit bientôt se développer de petites saillies qui ont d'abord la teinte de la |)lai(ue, qui augnienterit de volume, eC constituent rapidement de véritables vésicules bien distinctes, bien transparentes, et ressemblant alors, {)ar leur couleur opaline, à de petites perles. Ce déFcloppemenl est, je le réj).'Me, [fba ra|)i(lc, et en trois ou quatre jours il est com|)iet. I^'s plus volumineuses de ces vésicules présentent la dimension de gros pois, rarement |)lus. Quand l'éruption e.^l ainsi parvenue h son summum d'intensité, la plaque qui lui sert de base présente alors une rougeur considérable, qui dépasse ordiiiaiiemenl de 1 à 2 ceuiimèlres les limilis du groiipe Tésiculeux. A mesure qu'une plaque suit ainsi les phases d'accroissement, une antre apparaît qui présente exact(Muent les mènu's phéuou)èues, et ainsi de suite pour toutes celles qui composent la d(Mni-zone. . w Au bout de cinq ii six jours, les vésicules entrent dans la période de dfiiCVOÎBemcnt; le liquide qu elies reul'ermaienl est trouble, devient opaque, •noiritre, ammie sanguinolent; les vésicules se rident, se flétrissent, et bientôt elles se recouvient de|)ctifcs croules minces, brunâtres, It dans Fespace de quelques jours. Chaque groujM; se comporte de BBIQI le dixième ou le douzième jour de la maladie tout est terminé. WQpe des taches rouges qui disparaisse ut |h>u à [>eu. Cependant jPjlipe 4ans les cas les plus simples^ cpie, par suite du frotte-
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