‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 3)Chapitre 25 sur 81 · XII. — ZONA · texte numérisé non relu

XII. — ZONA

Ses caractères. — Donleurs qui l'accompagnent. — Néirralgiei eoM^ cutives rebelles à toute espèce de traitement» et periistaiit dWril des années.

*épidll

Messieurs ,

Vous TOUS rappelez cet homme de cioquaote-ciDq ans qui, au moisi 1859, était couché au n"* 10 de notre salle Sainte-Agnès. Il araitété pàl] trois jours auparavant, d*uue vive douleur derrière l'oreille gauck. douleur avait cédé momentanément le lendemain ; mais alors, et le jotfi vaut, le malade avait aperçu une éruption constituée par des groupes de I Cies groupes, qui se multiplièrent, existaient, lorsque nous vîmes cet dans les parties que je vais vous indiquer.

S'éteudanl depuis Toreillc jusqu'au devant de la poitrine, sur Vi sur le bras gauche, l'éruption était plus abondante dans le triangle lbnii| le muscle sterno-cléido-mastoîdien, le trapèze et la clavicule ; un larigei ayant à peu près 5 centimètres d'élendue, se voyait au niveau do grand pectoral, à 2 centimètres environ au-dessous de la clavicoICi retrouvions derrière l'oreille, au niveau de l'apophyse mastoîde, celui qôi tait montré le premier; d'autres, plus petits, étaient compris entre lf> grands, dans l'espace que je vous ai dit. De plus, quelques-uns occDpai(rt| face externe, et trois aussi siégeaient en arrière du moignon de l'épaoki

Ces groupes étaient formés par des bulles qui n'étaient pas encore plétement développées, et le malade, qui accusait de vives douleurs kl niveau, nous indiquait avec son doigt un trajet qui était celui des diveni meaux du plexus cenical.

Il était d'ailleurs sans fièvre, avait bon appétit, et, selon son expresifl^l n'était en aucune façon malade de cœur.

Le deuxième jour de l'entrée de cet homme dans nos salles, Féruptioii tout à fait huileuse. Ces bulles se séchèrent successivement quaraot heures après, et la dessiccation était complète le sixième jour, ncufiMI conséquent à partir du début de la maladie. Les douleurs névralgiquesi diminué, et le vingt-deuxième jour, le malade quittait l'hôpital, ne le gnant plus de rien ; on voyait seulement quelques taches rouges là où existé les bulles de zona.

A quelques mois de là, un nouvel exemple d'herpès zoster se préscrf'j votre observation.

C'était chez un homme de trente-huit ans, employé dans le service'^'! salle. Il s'était aperçu de l'existence de son aiïection depuis deux jours i^*

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proafait aacnne douleur, il no ressentait que quelques démangeaisons

irtie malade, et il ne nous en parla que le troisième jour, parce qu*alors

lençait à en souffrir.

pCîon commençait au niveau de la dixième vertèbre, à droite, où,

a colonne vertébrale jusqu'au stenium, nous voyions, en eiïet, quatre

i ée vésicules reposant sur un fond rouge ayant une étendue du diamètre

dite noix.

btdeurs étaient assez vives pour empêcher le malade de dormir ; ccpcn-

élait sans ûèvre, bien qu'il y eût un peu de malaise général, mais pas

tcberchant le siège de la douleur, nous fûmes frappés d*une chose, ae cette douleur n'existait pas sur le trajet du zona ; que même la prés- ^féveillait pas, mais qu'elle existait au-dessus et au-dessous des pofnts i Elle était si vive, que la plus légère pression était fort pénible. Cepenahoitième jour de l'apparition de l'éruption, les plaques de zona se Ibtflt en des tumeurs furonculeuses très douloureuses à leur niveau ; et :k présence d'un ganglion lymphatique engorgé, que nous trouvâmes 'cqMce intercostal situé au-dessous, de plus la présence de traînées remontant à des parties malades vers l'aisselle et caractérisant une lymle ayant son point de départ dans les furoncles, ces phénomènes, dis-je,

aoos rendre compte de la douleur accusée par le malade en dehors

li au commencement de l'année 1863, un homme de quarante ans qui est I mon service, prenait un zona du visage que je fis voir un jour à mon bk collègue des hôpitaux M. le docteur Cusco. Le zona occupait la iniche du front. L'éruption suivait, avec une régularité anatomique tre, tous les rameaux cutanés de la branche opiithalmique de la cinquième Phn particulièrement confluente dans les parties où le rameau frontal > s'épanouit en rameaux ascendants, elle s'étendait encore sur les pauoà rampent les divisions des rameaux descendants, et devenait de m plus violente au point d'émergence du rameau naso-lobairc. I ce malade les douleurs névralgiques furent très vives et persistèrent

aaaez longtemps après la guérison de l'exanthème. Il eut aussi une Inde douloureuse avec photophobie.

i wrec mon honorable collègue M. le docteur Delpech, j'avais vu, ûf un malade de soixante ans, qui avait eu un zona exactement sem- I celui que je viens de décrire; chez lui la photophobie avec iritis peruidant plus de trois mois.

t tendance qu'a le zona à suivre des trajets nerveux est très remar- I dans quelques cas, et ceux que je viens de vous citer suffisent am- Itpour l'établir; toutefois il ne faudrait pas croire que l'éruption se e toujours sous cette forme. Il suffit de faire attention d'une part h la ition du zoster à la poitrine, d'autre part à la direction normale des

TftoossEAn^ 2* édit. — J. 13

19ê iMài

A}iii|ifAfrté (yrtdoiuiiffliit,' ANfléof ^*il diisé« éoninié AMi M ibénliféf, éàïkÉ les Aérfmgic^t.

t^réteoir le déchirement to TéiicnleB, en «tiipofidftint M (IsiilMi AiliM avet de là pondre d'afoidoti, qnélqoiA foins dans les dertii«rs Jdttrs» mM Ml âeoles médications à em|)k)yèr dans h période aigné de la maladie, ta cÉlMM» sation des vésicnles atec lé nitrafè d'argent a été conseillée; mah on tfM 4 jamais obtenu les bons résultats qu'on ert attendait. Pour éofftlMfiM M AMiIeofs qui snirent Féruptlon on s'est bien (routé de frfetiofltf airec lé Éiitttee dé belladone, àtec les soltfiidns^d'atrQiptne, de moi^hîné, i^Uljêeikm Ma* entrées faites avec ce^ mêmes sdliif Ions. Léif tésicatolres rolatlls, les ArtMKiât dé farpetrf , ont encore été mis cft bsage, mais sootent todtes kft méSUtBiml iê&ivni impuissantes, et |e confiais des malfadéS, (kê fémmett «ttrtAdt,* «|tt depuis plusieurs années réstéfft sans cesâè totirméntéil pÉf d'atNéèa AMdéÛM ibéttl^lqoes.

EtilfirMËiiEs ^ùfiôRAux. m

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