‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 3)Chapitre 33 sur 81 · TYPHUS. SOS · texte numérisé non relu

TYPHUS. SOS

CfC mnceptible de s*éteiidre soudainement, insidieusement et de s'associer à plm oo moins d*engoocment hyposiatique. De plus, le malade se trouvant dtns l'impossibililé de tousser, d*cxpectorcr, Tappareli musculaire des bronches étant frappé de paralysie, la sécrétion catarrhale tend à s'accumuler dans les tuyaux bronchiques, ce qui entraîne Tasphyxie.

J*ai cru, messieurs, devoir vous traduire à peu près textuellement ce qui, dans l'ouvrage du docteur Murchison, est relatif à cette complication, en raison même de la fréquence avec laquelle elle se présente; quant aux autres je me bornerai à les énumérer. On a donc signalé, encore du côté de l'appareil de h respiration : Vengouement hypostatique^ qui, survenant en général à une période plus ou moins avancée du typhus, vers le onzième ou le quatorzième jour, quelquefois cependant plutôt, vers le septième jour, habituellement compliquée de catarrhe bronchique, est la cause la plus commune de la mort dans le typhus anglais. Cet engouement hypostatique ne doit pas être confondu avec la pneumonie franche, avec exsudation de lymphe plastique dans l'intérieur et dans l'iniervalle des cellules pulmonaires; cette pneumonie est relativement Irès-rare. Elle se termine quelquefois par gangrène du poumony principalement diez les individus qui antérieurement ont souffert de la faim. La pleurésie est également rare ; quand elle survient, elle est latente.

On a noté h phiegmatia alba dolem, survenant dans le décours du typhus bien moins souvent pourtant que dans le décours de la fièvre typhoïde. V infection purulente, avec abcès articulaires, est encore beaucoup plus rare; elle est rapidement mortelle. Le scorbut est nue autre complication qui se montre dans quelques épidémies. Les taches de purpura, les hémorrhagies, par le nex. par les bronches, par Testomac, par l'intestin, parla vessie, une grande tendance à la syncope, en sont les symptômes.

Virubécillité et cfuelquefois la manie sont, non pas une complication de la maladie, mais une de ses suites ; il arrive, du reste, dans le typhus ce qui arrive dans la fièvre typhoïde. De même pour les /)arA(/y5t>9 qui peuvent être générales on partielles (hémiplégie, paraplégie, paralysie de la vessie); porter sur la motilîlé, sur la sensibilité, sur les deux à la fois; frapper les organes des sens; l'ooTe, entraînant la surdité, qui se montre si fréquemment pendant le cours de la maladie, persiste après la convalescence et s'associe souvent à Votorrhée^ k l'inflammation de l'oreille externe; la vue, amenant un certain degré iX^amaume. D'ordinaire passagères, ces paralysies durent quelquefois toute la vie.

Les érysipèles de la face, térysif/èie du cuir chevelu; Vœdème des extrémités inférieures, en quelques cas Vanasarque, qui dépend quelquefois d'une lésion des reins; les gangrènes des parties soumises à une pression constante; la gangrène des membres analogues à celle que nous avons vue survenir dans h dothiénentérie ; le noma; les éruptions accidentelles furonculeuses ou pem^ phygoîdes; les inflammations du tissu cellulaire; les parotides; les bubons^ ceux-ci constituant des phénomènes graves au point de vue du pronostic, telles aont les principales complications que l'on a signalées.

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