‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 3)Chapitre 34 sur 81 · S0& TYPHUS · texte numérisé non relu

S0& TYPHUS

RelativomeDt à ses fomies, le typhus peut être inflammatoire^ candM alors par Tinteiisité de la réaction fébriblc, le délire aigu. C'est chez les iadiiili jeunes, vigoureux et chez les personnes des classes aisées de la aociété qlé l'observe. Il peut être ataxique^ caractérisé par la prédominance des symplta nerveux, le délire, la somnolence, les soubresauts de tendons ; adynm^ lorsqu'il y a une grande prostration, des évacuations involontaires, do Ifr dancesà la syncope, une [)eau froide, un pouls lent; ataxO'adynamifte,U congestif.

Le typiius a été ap|)elé sidérant dans les cas où il est rapidemeot enlevant les malades en quelques jours, même en quelques bearetipntir son début. Par opposition il est léger, quand il parcourt ses périoda graves symptômes, il en est ainsi du typhus sporadique ; il est qoelquefonfl de chose, que si ce n*était l'existence de Téruption caractéristique, on avoir affaire à une fièvre sinipie, à une synoque.

Sous le nom de typhisation à])etit€s doses, un médecin français, M. souvent cité par M. le docteur 31urchison, a décrit un ensemble des teb que du malaise, un léger mouvement fébrile, de la perle d'à mal de tête, de Tabsence de sommeil, une confusion accidentelle des intellecluelles, un sentiment de fatigue général, qu'éprouvent oertaiiei sonnes constamment exposées à la contagion sans payer autrement leur au typhus. Quelquefois celui-ci se déclare réellement, mais en d'aatra les phénomènes que nous venons d'indiquer se montrent seuls et que le malade sort de l'atmosphère infectieuse au milieu de laquelle il

Le diagnostic du typhus n'offre de difficulté qu'autant que l'éroptioB téristiquc manque. On peut alors le confondre avec d'autres maladitt arrivées à une période plus ou moins avancée, pi'ésentent des typhiques ; on peut surtout le confondre avec la dothiénentérie. indépendamment même de l'éruption spécifique qui le caractérise, le se distingue de la fièvre typhoïde par un ensemble de symptômes qae j à vous rappeler quand nous aborderons la question de l'identité et de h identité des deux pyrexies; quant aux maladies, dans lesquelles le pement des phénomènes typhoïdes pourrait en imposer, one attentive des malades suffit pour éviter l'erreur.

D'une manière générale, le typhus est une maladie d'une escesHve D'après les relevés faits par M. le docteur Murchison la moyenne de h lité dans les épidémies qui ont sévi en Irlande et en Ecosse b'cst qu'au cinquième des cas; à Londres dans le laps de temps ooiB|rii les années 1856 et 1860, alors que les cas étaient cependant assaffl breux, cette mortalité a atteint l'énorme proportion de k2 pour M général elle est plus grande au début et dans la période d'accès dci que dans leur période de déclin.

Un certain nombre de circonstances influent d'ailleurs sur le frt Ainsi la maladie est habituellement plus grave chez les hommes fKth

TÏPHUS. 305

es, ce que ic docleur Murcbison explique eu disaiU qu'elle attaque prinment les hommes dont les forces ont été épuisées par les privations de la e on par l'intempérance : elle est plus grave aussi chez les adultes et chez rillards que chez les jeunes sujets ; chez les gens pauvres que chez les i; en un mot^ le typhus est d'autant plus grave qu'il attaque des consti* H affaiblies.

lilnation d'esprit des malades a une grande importance, la peur du mal, la tede la mort, les préoccupations morales augmentant la gravité de la maladie, btîvement aux signes pronostiques, un pouls s'élevant au-dessus de 120 ; piratran nerveuse^ les accidents cérébraux arrivant de bonne heure sont Ipi fâcheux augure. Enfin, toutes choses égales d'ailleurs, plus aboni.et plus sombre est l'éruption exanthémalique, plus grand est le danger, pendant, même dans les cas les plus graves, le médecin ne doit pas pérer; car il n'est pas de maladie où l'on voie aussi souvent que dans le p» la guérison survenir alors que le malade paraissait dans la situation la ,alanuante. Cette guérison s'opère quelquefois brusquement, la convafce est ordinairement très-rapide, et c'est là déjà un caractère différentiel [le typhus et la fièvre typhoïde.

m voici maintenant arrivés, messieurs, à la question de l'identité et de la Ifcntité des deux maladies.

1^ question a été depuis longtemps et est encore aujourd'hui très-dé-

F N'ayant jamais eu l'occasion d'étudier le typhus au lit du malade, je décliner ma compétence ; toutefois, d'après l'idée que je m'en suis b lecture des auteui's qui en ont traité, je suis porté à me ranger à l^es médecins français, anglais et américains qui proclament la nontf des deux maladies.

ti qui, avec MM. Stokes, Magnus Iluss et le docteur Lindwurn {Du

jjien Irlande^ Erlaugcn, 1852), ne veulent voir dans le typhus fever et

i fièvre typhoïde que des manières d'être différentes d'une seule et même

et non pas deux genres uosologiques séparés, reconnaissent deux types

l'un correspondant à notre dothiénentérie : typhus abdominalis des

; abdominal^ ileo-typhus, enteritic fever ^ des Anglais; l'autre, la

téchîale, typhus petechialis^ exanthcmaticus^ le typhus fever y carac-

Ér une éruption spécifique de taches cxanihématiques bien différentes

rosées lenticulaires de la fièvre typhoïde, passant par une série de

liions pour arriver à constituer les pétéchies^ le mulben^y rash

mûricolore), caractérisé peut-être plus encore par l'absence de la

ktinale de la dothiénentérie.

li, dans des cas nettement tranchés, ces deux formes du typhus peu-

> bien distinguées l'une de l'autre, il y aurait, suivant les médecins dont

lOiis. des cas intermédiaires se rapprochant plus ou moins des types

se fondant, se combinant les uns avec les autres, de telle sorte qu'il

jit imi)ossiblc de leur trouver des caractères franchement dessinés. Ces

TBOUSSEAi', 2« édit. — I. 20 '

ut âMUIBt OOUEllltBUIM.

eu eiMiilatnt ia lorge» rune des amygdaies, quelqveMs les âeix« fûmes, iDOiéfiécs et recooferles d'une eisadaUoii coneoneùse d'an blaiie jawilirei peo adhérente aux tisssus aous-jacents.

Je sup[K)se, messieurs, — et le fait se rencontrera souvent dans TOtre pra* tique, — que vous fOus trou? iei en présence de cette affection, sans qn'iJ y ait aucune autre des lésions que je fous signalerai tout à l'heure et dont l'exi»tence faciliterait singulièrement le diagnostic, h défaut de ces lésions patbo* gnomoniques auxquelles je fais allusion, à défaut de renseignements précis sur ia marche antérieure de la maladie, votre première idée sera celle d'une angim iiphthérique. Lorsque surtout tous aurez aiïaire à des enfants qui sont iacapables de rendre compte de ce qu'ils ont éprouvé, et cfaes lesquels l 'examen de la gorge est rendu difficile par la résbtance qu'ils y opposent, votre eni<» barras sera grand; il le sera d'autant plus chex les adultes et chez les eohnts« que les caractères qui distinguent Taffection diphlhériqoe de l'angine comaneuse herpétique ne sont pas toujours tellement nets^ qu'il soit permis de se prononcer sans hésitation. GOmme le fait observer avec juste raison Breton* neau, la question quelquefois ne peut être tranchée que par la dangereiise tendance de l'angine diphthérique à se prop^;er des tonsilies aux parois da pharynx et aux canaux de la respiration, aussi, en temps d'épidémie, lorsque le diagnostic est indécis, faut-il s'empresser d'agir, dans tous les cas, oonrune si l'on avait h combattre la vraie dipbthérie; car mieux vaut traiter énergiqucment une affection aans gravité que de laisser se développer, faute de soins suffisants* une maladie essentiellement maligne de sa nature.

Mais quand vous saurex comment les choses ont marché dès le début, lorsque vous saurex que des accidents généraux, du malaise fébrile, des troubles gat« triques ont précédé de quelques jours une douleur de gorge vive et cuisante^ vous serez en droit de supposer une angine couenneuse commune; car ce n'est point ordinairement ainsi que la diphthéric s'annonce. Son début le plus sou* vent est insidieux. A peine le malade a-l-il un peu de mouvement fébrile avant de se plaindre du mal de gorge. Disons toutefois que le diagnostic ne peut ae fonder solidement sur des nuances aussi pcii tranchées.

Gomment ces concrétions couenneuses se sont-elles produites? Quand on peut suivre pour ainsi dii*e pas h pas le développement de raflfection pharyngée, on voit au bout d'un certain temps, variable de quelques heures à deux ou trois jours après la manifestation des premiers accidents généraux qui l'ont précédée, on voit apparaître sur les amygdales une éruption plus ou moins confluente de taches ronges qui ne tardent pas à s*excorier. Ces ulcérations superficielles se recouvrent presque immédiatement d*une exsudation plastique d*un blanc grisâtre, qui, sëtalant au delà des limites de Tulcération, peut se confondre avec celles; qui ont pour |)oin( de départ d'autres vésicnles dlierpès, et former ainsi des plaques couenneuses plus on moins larges. Mais, ainsi qne Ta parfaitement établi M. Guhler, si cette extension des concrétions couenneuses explique en partie la formation des larges plaques couenneuses du fhe*

ÂlfGIIIBS COCJBNMBUSES. 8il

rytix, elle ne Texpliqae pa» conipléteinent : un autre élément vient se surajouter. L'inflammation locale qui a précédé, qui accompagne et qui suit le développement de la vésicule herpétique, ne se borne pa» juste au point que celle-ci occupe ; elle s*est étendue aux parties circonvoisines où elle se roanifBSte par de la rougeur, par une tuméfaction et une induration œdémateuse, or cette inflammation, pour n*(}lrc pas ulcéreuse, n*en donne pas moins également lieu à Texsudation de produits plastiques semblables à ceux qui ont été lécrétés par la surface ulcérée. En enlevant, à l'aide d*un pinceau de charpie, ùtê concrétions qui se détachent facilement, on trouve au-dessous, soit Tulcération plus ou moins étendue, soit un petit point encore apparent, soit la membrane muqueuse entièrement cicatrisée et ne présentant plus aucune trace de la lésion primitive.

Lorsque l'éruption est plus discrète, la nature de rafleclion est encore plus facile k saisir. On voit en eflct des taches blanches, entourées d'une aréole îaHammatoire assez étendue, et dont le volume varie depuis la grosseur d'un grain de millet jusqu'à celui d'un |)ois. Ces taches laissent à leur place des olcérations superficielles dont les bords peuvent néannu>ins étro saillants en raison du gonflement oedémateux des tissus environnants envahis par l'inflammation. Tandis que les ulcérations de même nature, lorsqu'elles ont la peau pour siège, se recouvrent rapidement d'une croûte brunâtre, sur les mem> branes muqueuses rien de semblable n'a lieu. Ou bien l'exsudation plastique qui se fait à la surface du derme dénudé est assez abondante pour persister et s'étaler au delà des limites de l'ulcération, comme je vous le disais tout à l'heure ; ou bien cette exsudation, peu abondante, est enlevée par les mouvements de la d^lutition à mesure qu'elle se forme, et alors la cicatri^tion des ulcérations s'effectue rapidement, sans qu'il y ait, à proprement parler, production de cooennes. C'est là Vangine apluheuse des médecins anglais, la seule qu'ils aient décrite, et dont M. Féron (1) a fait une forme particulière de la maladie. C'est il aussi ce que les anciens auteurs avaient observé, et ce que vraisemblablement Arétée appelle les ulcères bénins, communs, des tonsilles, ulcéra mitia\ familiaria,

• Cependant je ne voudrais pas laisser dans votre esprit une idée fausse. Les excoriations propres à rherj>ès du pharynx sont très-diflérentes, quant au mode d'évolution, quant à la cause, des véritables aphthes du pharynx.

L'aphtho dans la bouche et dans la gorge est une ulcération assez profonde, analogue à la pustule d'ccthyma de la peau. Il est isolé, excessivement douloureux ; il i)er8istc longtemps, se reproduit avec facilité, et presque toujours est lié à un état générai chronique.

Dans un grand nombre de cas, l'éruption herpétique se manifeste simultanément sur d*autros parties de la cavité buccale, sur les côtés et sur la pointe de la langue, sur la face interne des joues et des lèvres, et sur la voûte palatine.

De f^n^ne het'jy;tt(fu*\ thm» inmigiiralc Paris, 1H58.

SI 2 ANGINES COUENNBUSES.

Le dooto n*cst plus possible quand en môme temps il existe de l'herpès des lèvres, et cela a lieu dans presque tous les cas, car on peut alors constater h similitude entre Taffection développée à l'orifice de la bouche et celle qui, occupant le pharynx, a constitué l'angine couenneuse.

Vous en avez eu un exemple chez une malade qui était couchée au n* li de notre salle Saint-Bernard.

C'était une fille âgée de vingt-huit ans, de forte constitution, d'un tempérament lymphatico-sanguin. Elle était enrhumée depuis un mois, lorsqu'on matin elle se mit à laver sa chambre ; elle prit du froid et éprouva une grande fatigue. Cependant le lendemain elle se rendit à son travail, et elle le ccuitinoa toute la journée, bien que déjà elle se sentît mal à son aise. I^ soir, elleeot des frissons et de la fièvre. Le surlendemain, elle se rendit encore à son atelier, et elle se rappelle très-bien qu'elle avait alors un bouton de fièvre sur la lèvre. Le quatrième jour, son malaise étant plus considérable, elle fut forcée de s'aliter ; elle éprouvait une sensation de douleur brûlante à la face. Le cinquième jour, survint un violent mal de gorge, avec de la courbature générale, de la perte d'appétit, en même temps que de la gêne de la respiration. La malade se rendit au Bureau central d'admission dans les hôpitaux; mais arrivée là, elle se trouva mal, et eut des vomissements assez abondants de matières bilieuses.

Elle fut envoyée à l'Hôtel -Dieu, où on la plaça dans notre service. Noos fûmes tout d'abord frappé de l'état d'nnxiété et de dyspnée qu'elle présentait Cependant sa voix n'était en rien altérée ; nous ne trouvions à la percussion et à l'auscultation aucun trouble morbide de la respiration. Le mal de gorge était considérable, la déglutition difficile, et une toux incessante fatiguait la malade. En examinant le pharynx, nous voyions les amygdales tuméfiées, rouges; la luette, également enflammée, était comme collée sur le pilier gauche du voile du palais. Toute la membrane muqueuse de ces parties était couverte de taches blanchâtres ayant l'aspect de fausses membranes.

Le mouvement fébrile était très-prononcé, la peau chaude ; le pouls battait 125. De plus il y avait des accidents gastro- intestinaux : anorexie, soif vive, amertume de la bouche, constipation.

Cet état persistait le lendemain, bien que la dyspnée fût moindre, et que les taches couenneuses fussent moins abondantes. Le traitement se borna à des gargarismes avec le sirop de nulres, à de la tisane d orge pour boisson et à la diète. La malade ne prit que des bouillons.

Le surlendemain, huitième jour par conséquent du début des accidents, l'appareil fébrile était tombé, la respiration était plus libre, et Vaffectîoa locale avait c^dé en grande partie. Il n'y avait plus que quelques points blanchltrca sur l'amygdale droite, dont la tuméfaction, ainsi que celle des autres pv^n, était notablement moindre. ' >•

La malade put quitter l'hôpital deux jouni^'^ ^

maladie avait duré dix joui*s.*

Chez nn jeune homme qnc vons

ANGINES COUENNEUSES. M 8

Glioiqoe, les caractères de la maladie étaient encore plus nettement tranchés. Indépendamment de Therpès du pharynx, il existait une éruption abondante dé Tésicules herpétiques sur la joue, et tout en saisissant les différences d*aspect qo'imprimait à l'affection la diversité des tissus qni en étaient le siège, il était impossible d*en méconnaître Fidentité.

Quelques-uns d'entre vous se le rappelleront : c'était un jeune domestique anglais, âgé de seize ans, qui entrait à la fin de février 1858, et qui sortait gnéri cinq jours après. Il était couché au n" i de la salle Sainte-Agnès.

Il venait de faire un assez grand voyage, pendant lequel, exposé aux variations brusques de température, il avait été saisi par le froid. Arrivé à Paris le 19 février, il n'éprouvait qu'une grande fatigue, quand le lendemain il se sentit pris de malaise. Dans la journée, il eut un léger vomissement ; il se plaignît de douleurs de tête, de frissons, et se mit au lit, où il eut une abondante transpiration.

Le 21, tous ces symptômes avaient augmenté; la fièvre était vive, et la faiblesse assez grande pour que le malade fût forcé de garder le lit. Son mal de tête était considérable, et il commençait h ressentir de la douleur dans la gorge ; en même temps apparaissait sur la lèvre un bouton qu'il appelait bouiùfi de fièvre. Le mal de gorge augmenta rapidement ; la nuit fut mauvaise ; il y eut du coryza et du larmoiement. Le surlendemain, les accidents du o6té du pharynx étaient calmés, mais il y avait une abondante salivation. Un médecin appelé l'envoya à Tllôtel-Oieu, après avoir touché la gorge avec une solution dont ce jeune homme ne put nous indiquer la composition.

A son arrivée dans nos salles, je constatai sur le visage l'existence d'une éruption appanie depuis le matin seulement. Sur la joue droite, suivant le trajet d'une ligne allant de la tempe à la bouche, nous voyions plusieurs groupes de vésicules du volume d'une tétc d'épingle, d'autres un peu plus grosses, reposant sur une base d'un rouge vif. Quelques-unes de ces vésicules, offrant tous les caractères de l'herpès, s'étaient développées sur l'aile du nez et sur la ximmissure des lèvres li droite ; d'autres se montraient aussi sur la comnissDrc gauche et sur le menton. L'herpès labial toutefois, à un degré plus Tancé que dans les autres points, commençait 5 se dessécher. Le malade se hfgnaîc d'une douleur cuisante et d'une chaleur incommode à la face. En examinant la cavité buccale, nous constations une rougeur générale de membrane muqueuse, principalement du côté droit, où se montraient ta véstcvlea d'herpès disséminées ; la langue en présentait aussi quelques- «i. l^ t^ogeur et l'éruption n'étaient nulle part plus prononcées que sur tbioe do gosier. Les amygdales, rouges et tuméfiées, la luette, le voile du ■^«•■feoi^^ d'un rouge vif, étaient couverts de vésicules, les unes acu- ^^'•Qùe^, ciemi-transparentes , d'autres ulcérées, d'autres encore 9m^ ^^cmêdatiùn fibrinttise formant une couche à bords déchi- ^ Jimite de la surface ulcérée. Nous avions donc sous les

%«raeB phases d'évolution. I^ fond du

31& imiNBS COUENKEtniSt

pbarjfni pariicipaithlaroogeur générale; tniiitnoni n'y trouv iofii p» d'érnp tioii caraclériitique. Le milade éprouTiit de Ih douleur de gorge, et une fjtai qui le sollictUit II touKpr è chaque ïnstBDl ; celte loux était ^ttnrale, pénible

La Gëvre était d'ailleurs A pea prts nulle. Le lendemain elle était oompiéle* ment tombée. Je me concernai de prescrire des gti^ariames émollienK; le 38 Tévrier, ce jeune homme quittait l'iiûpital, complètement goéri. Il n'nait ])Iu3 d'angine, et l'herpès de la Tacc n'aTait laissé d'autres traces de >oO pMsage qae quelques petites plaques rouges sur les points que tes véfliculea iraisBl occupés.

Je ne veux pas tous laisser ignorer d'autres formes de rbcrpës des menbranes muqueuses sur lesquelles Brelonneau appelait toujours rittcniiofi de ses élèves, et que je vous ai maintes fois signalées : je veut parler de l'herpèi de la conjonctive et de celui de la vulve.

Assez souvent, lorsque l'herpès a la conHuciicc qu'il présentait cbes \* jeune Anglais dont je viens de vous raconter l'histoire, il se trouve un groope de vésicules sur l'une des paupières : dans ce ck, il arrive qu'une vésicule OH deux se forment sur la conjonctive et même sur la cornée ; dans ce dernier cas, il survient une kératite exlrfnicment douloureuse, accompagnée qiielqwfais de photophobie, qui pourtant cède avec une assez grande facilité. Geilt forme d'ophilialmîe est ordinairement fort mal connue.

Chacun sait combien est commun l'herpc-s préputial, combien soufeni il coïncide avec l'herpès guttural et labial; nisis ce que l'on sait moins, parca que les femmes n'osent guère s'en plaindre, c'est que, k la facu iaierne des grandes lèvres, l'herpès se développe dans les mêmes circonstances et peutêtre aussi souvent que l'herpès préputial chez l'homme. Notre savant collègue M. Bcnintz, alors qu'il étail uiédcciu de l'hôpital des femmes vénérieanes, a plus d'une fuis cousutâ l'existence de l'herpùs du col utérin, affeciioa liée souvent, comme l'herpès guttural, h un mouvement fébrile, etaïuenaat de vives douleurs du bas-ventre, de la leucorrhée. Ainsi s'expliquent cas métrites (ussagéres que nous voyons coîncîdfr avec l'angine couenneuse cas- Oiunc, et qui alarment tant certaines femmes.

Je reviens, messieurs, sur la question du diagntatic enlre l'amgim tmÊÊÊa neiise commune et la diplithn-ii'.

Il u'offre aucune diflicuité quand l'érupliaii herpétique <lu pturjnx lutd»crète, eti plus forte raison qimiid elle s'est (aile sur d'auirm ftuinudviail brane muqueuse buccale tt sur l(^ liOvrcs, parce qu'alors i'hcrpës ae p avec les caractères qui lui sitm ]ii-opi'i!s et qu'on n l'éruption est confluente, fi qu'il s'isi produit snr les anifgdalctjÉ du palais une exsudation pspudn-memhruieiiispi moins épaisse, la coeiisteuiL- dim li>'r|H'sde " éclairera singulièrement h; médecio inr h 4* sera appelé \ traiter, et le meitn k oiArr ibérique. Mais quand, ainsi que ja '

AMUia COVENNHUa ilS

Min frAqmtmeBt iim la pniique, l'illKtlon couennËiiis de U gorge, nu laquelle ont dispam les caraclères propres ï l'herpès, quand cette ifhctloii NMaotUM flkùte seole, l'béiiutioii wt permise. Bien i]ue li léiioii anatotnirine ■Un-membratieuH reTfile lourent vu upcct particniier, igr la deicrlpllon daqnel j'ai insiilâ tont k l'beure, nëaanioins il s'en faut de beaucoup, d'une pMt, que cet aapect loit loujoun auasi neticmeat (raucbfi, et d'autra part ^'oa puisio parfiiienwiit Hisir le» caraclères de i'aiïection, alors surtout qu'il ■'■gît d'uD enftDl qui le prêta diflicileaient i l'exameu. Que daua la marche «llérieorede la maladie locale noua retrouviona encore, du moins en quelques en, plOBÎËun tniti de l'aspect qu'elle a (lu présealer primilitement, cela eal irai ; mais en fait, au moment où il est important de se prononcer, l'eireuretl aivnnt impoMible à éviter. Or je tous répéterai mus crainte d'y tnç Inalsier : iaaê cea caa oà le diagnostic entre l'angine coucnneuse commune et l'aiigiDS dpbthériqae est indécis, enipressel-vous d'interfenir éner^iquomeut, absoinmaot camne si tous atiei alTaire i un mal de gorge de mauvaise nature. Agissez avec d'autant moins de crainte, que, suivant la Juste remarque dv Intaoneatt, les applications topiques propres i arrêter les progrès de la pbltgmarir diphtbérique, loin d'aggraver l'éruption coueuneuse propre â l'angine commune, en abrègent aussi la dur6&

. D'un antre côté, messieurs, en présence d'une angine conenneuse commune, gardei-Tous de croire trop vite h l'esistence de la dipfathérie : car cette erreur pourrait tirer k conséquence plus tard. Admettes, en eiïet, que vou ayen goéri un cerlain uombre de ces angines prétendues diphibériques, en donnant dm fofflltifi, des préparatioiis mércurielles ou tout autre remède. Encoongéi par ces succès apparents, vous aurca recours ï ces mêmes moyens loraine vous aures en réalité aiïiire k la diplilhérie ; mais ces médications qui 1MB atalenl paru si cflGcaces, échouant alors entre vos mains, vous feront perdre tont au moins un temps précieux pour lutter conirc une inaladic'qnî iMmalt une iiiierventiuii prompte et énergique.

liMiquc, dans le cours de ces conférences cliniques, je vous parlerai du ■HgOBt, je Toui dirai les caractères qui le distinguent de la diphUiérie et des ■iigjaei awanneuses communes avec lesquelles il a été et est souvent encore

foire diaguu8tic, iRTfNts du pharynx, nettement établi, vous n'avcsplusk ^rtfoouifMir de la maladie ; elle guérit d'elle-même : ries collutoires borates [('dMCUgirlim*!» astringents, constituent tout le traiiement.

ivars, j'aurai à revenir sur ce point, rn vous uppcIei-vODs que l'angine conenneuse commune \d'une angjiwde mauvaise nature.

a qui fanaient en France pendant l'année

lemaples dea tnnsibrmations auiquellcs je

«aienn, do vous répéter ici ce qnc je disais

■ chini, an nMH de la commiiaian des

SI 6 ANGINES GOUENNnJSn.

épidémies, de lire à l'Académie de médecine diiiB h sétnee do 33 1859(1).

Ce qui caractérisait ces épidémies de l'année 1858, c'était la des affections couenneuses communes et des angines dipbthériqiNi l'invasion de celles-ci, on constatait dans beaucoup de pays une pMÊÇHUti marquée aux angines bénignes, et ces angines bénignes, quoique rédoila proportions du simple herpès du pharynx, n'avaient pas toujours lei régulières qu'elles affectent liabitucllement. Quelques-unes se au delà de leur temps accoutumé. D'autres Tois raffection conenneose rant sur place, le médecin devait se demander avec incpiiétude s'il élail risé à maintenir un pronostic favorable.

Sans aucun doute, celte constitution médicale pi-éparait la venue des assez graves qui succédaient à ces angines bénignes. Non-seulement oa l'une des deux affections régner après l'autre, mais dans chaque partielle on reconnaissait la présence des deux formes pathologiques plus ou moins étroitement.

Les faits recueillis par des médecins distingués et dans des contrées ne peuvent laisser aucun doute. L'analogie, je dirais même l'identilé qu'on observait en môme temps dans plusieurs localités, est quelque remarquable, et la différence porte seulement sur ce que la relation angines bénignes et malignes a varié suivant les localités.

Ici la forme bénigne prédomine ; les adultes sont atteints plus fréq les cas heureux sont moins rares, et la mortalité est presque i'eii Telle paraît être l'épidémie de quelques communes de l'a d'Hazebrouck, de l'arrondissement de Maçon, où sur près de 400 on compte à peine 30 décès ; de l'arrondissement d'Apt, où h sur 80 succombèrent; de l'arrondissement de Gourdon, où la moriatt de 1 sur 1 0.

Là, au contraire, la forme bénigne est l'exception. C'est à peine» Toi contre, et toujours chez des adultes, quelques cas qui se terminent pv guérison rapide; mais chez les enfants môme qui périssent en grand la diphthéric mortelle débute souvent soust la forme d'une éruption C'est ce qui est arri\é dans les communes de Vien et de Tlieil, qui foat de i'ari-ondisscment de Moulins; c'est ce qui est arrivé aussi dans la Inférieure, dans les Deux-Sèvres, dans ta Meuse, dans la Nièvre, dans Loire, et dans d'autres déi)artements où les docteurs Castel, Dnsoail, Plissard et Guillcniaut signalent, chacun de son côté, et la fréqoM angines simples de l'adulte, cl la transformation de l'éruption plaques diphthériques caractérisées, accomplissant plus tard leur fatale.

C'est dans ces circonstances, messivurs, qu'il faut redoubler d'ati

AMGIMES GOUKNNEUSES. 317

^Kîler attentivement ses malades. Dans ces cas aussi il n*y a aucun inconriat, il y a au contraire grand avantage, alors même que la nalure hcrpéha de Tangine vous paraîtrait le mieux caracl^irisce, à employer la médica- Irtopique comme s'il s agissait de la diphtliérie, cette médication n'aggravant IkKiine façon raiïection couenneuse.

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