ULCÈRE CHRONIQUE SIMPLE DE L'BSTOMAG
ce qui se pasMît lorsqu'il venait de manger, nous répondait qaH anlÉM aliments avecUa plos grande facilité, et ce renseignement cxdoait tottAW ridée d*un carcinome qui aurait occupé le cardia, et qui, €■ nônèh situation profonde des parties, aurait échappé à nos rechercbei Maiilt pouvait que la tumeur se trouvât vers la petite courbure on d»s k MÉ grand cul-de-sac, sans que, par conséquent, nous fussions à même i h sentir.
Cependant les hématémèses, cette certaine gêne épronvée an momeitfcll première digestion, nous faisaient croire à Texistence d*un cancer. ?îxa4ê manquait-il à ce diagnostic un élément qui faisait ici défaut ; je veux pdhi de la douleur épigastrique, le malade n*ayant jamais accusé que des màÈk Toutefois, je me hâte d'ajouter que cet élément manque iMen souveat ta le cancer de Testomac.
A rouveriure du cadavre, nous trouvâmes Testomac rempli de sang. AM 3 centimètres à peu près de Torifice pyloriqne, existait ane snriMe dépn* mée, tomenteose, limitée par un bourrelet assez saillant , el large miitt comme une pièce de 2 francs. Au centre, on voyait deux vaisseanx Hl^ riels béants dont l'ouverture admettait l'extrémité d'un petit slylet, et dai Fun desquels était resté un caillot hémorrhagiqne. Ces vaisseaux étaient hîm évidemment la source des héroorrhagies, et, pour le dire en pasaaat, c'est nne des façons les plus rares dont se produisent ceDes-ci ; je voos diraî phi tard lenr mécanisme ordinaire. Toujours est-il que l'examen nécrasospifil nous permit de constater notre erreur de diagnostic : il s'agissait, non Âa cancer dont il n'existait aucune trace, mais d*nn ulcère chronique anapbde l'estomac.
An moment oû les récents travaux de mon honorable qJlègne K. Graveilhier ont donné une nouvelle actualité à cette importante qoestioa, je ni saurais laisser échapper l'occasion qne ces faits fions ont offerte de toqs parfBr
d'une afTection dont on a pendant longtemps contesté h réalitë.
A M. Cruveilhier revient incontestablement le mérite d*av«iir, le [mafa, décrit l'ulcère chronique snnpie de l'estomac comme une maltrtUe wpéeUk d définitivement séparée du cancer de f estomac avec lequel il avait été timpmis jusqu'alors.
Dès 1830, il y a par conséquent phis de trente ans (i), le rapecttUi professeur de notre Faculté consacrait à Puloère simple nn chapitte apéôl; cinq ans plus tard, dans la 20* livraison de son atlas d'anatoom patetap^P^ 1 ajoutait de nouveaux faits et de nouvelles figures ; en 18S8 , il |wiaait (3) vn raémcHre sur le mène sujet. Ce ne fut qu'en 18M q»e parut (If) uednfe do travail de M. le professeur Rokitansky (de Vienne), snr Vwitire pu/mmt
(1) Anaiomie pathologique du corps humain, iO* li>Tai8on.
(S) Revue médicale,
^) Aixhives géfiêfvXet de médeeirte»