‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 4)Chapitre 22 sur 100 · FISSURE A L*AN13S · texte numérisé non relu

FISSURE A L*AN13S

fissure se déchira encore pendant la défécation , et la malade souiïrit deu\ heares et demie après. An bout de trois jours de Fusage de sulfate de cuivre, les douleurs avaient de nouveau complètement cessé; la malade en souffrait un |)cu lorsque les matières rendues étaient très-dures. Les lavements de sulfate (le cuivre ont été continués jusqu'au 15 avril, c'est-à-dire pendant un mois, cl, après la cessation de ce remède, cette jeune femme ne souiïrait plus même en «>\pulsant des selles dures. La guérison a été définitive.

Vous avez pu Toir que depuis lors dans mon service j'emploie indiffèremnient le sulfate de cuivre ou la ralanhia dans le traitement des fissures ; que je Nubslitue l'une de ces substances à l'autre, dès qu'au bout d'une huitaine de jours, l'amélioration, qui ne manque jamais de se produire, reste slationnaire ; ot qu'ainsi j'arrive toujours à la guérison. Tantôt cette guérison est obtenue |iar l'usage exclusif de la ratanbia ou du sulfate de cuivre, tantôt le sulfate de vuivre a terminé ce que la ratanbia avait commencé, et tantôt enfin c'est la ratanhia qui a parachevé le traitement.

Je reviens à la dilatation. Je ne parle point ici de la dilatation à l'aide de mèches de charpie graduellement augmentées, ainsi qu'elle a été pratiquée, je parie de la dilatation forcée, brusque, et faite tout simplement au moyen des doigts que l'on introduit dans l'anus pour l'ouvrir largement. Cette opération serait extrêmement douloureuse, si nous n'avions dans l'anesthésic produite par les inhalations de chloroforuie un merveilleux moyen d'empêcher la douleur.

Il est quelques moyens accessoires que je veux vous indiquer, et qui, dans quelques circonstances, suffisent ix>ur amener la guérison. Je fais faire une bouillie avec 1 partie de magistère de bismuth et 3 parties de glycérine, et, cinq ou six fois par jour, le malade porte lui-même à l'ouverture de i'anus le médicament, qu'il met en contact avec les parties ulcérées, en ayant soin de faire un effort qui déplisse l'anus. Des pommades avec le précipité blanc ou le précipité rouge au trentième peuvent, employées avec plus de discrétion, rendre les mêmes services. Je fais faire également matin et soir des lotions avec de l'eau très-chaude, à laquelle je fais ajouter de l'eau phagédénîque dans la proportion d'un sixième ou d'un huitième, ou bien du sublimé corrosif de la manière suivante : je fais dissoudre 5 grammes de su- Mimé dans 200 grammes d'alcool, et l'on met une cuillerée à café de cette solution dans un demi-litre ou un litre d'eau très-chaude avec laquelle on fait une lotion de quelques minutes matin et soir. Les cautérisations avec le crayon de nitrate d'argent ou de sulfate de cuivre, bien que très douloureuses, Noot aussi quelquefois très-utiles.

.Hais, messieurs, je ne veux pas abandonner ce sujet sans vous dire que «pielquefois des lotions faites soigneusement deux ou trois fois par jour simpleinent avec de l'eau , c'est-à-dire des soins de propreté très-minnticnx, dis- |»ensent de toute médication.

OCCLUSIONS UfTESTUlâLES.

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