COLIQUES HÉPATIQUES, CALCULS BILIAIRES
lorsque la sécrétion urinaire reste normale, Turine ne laisse déposer l'acide orique, les phosphates ou les oxalates qu'elle contient. Ce que nous devons, en conséquence, chercher à obtenir pour prévenir le retour des coliques hépatiques, c'est la r^larisation des fonctions du foie, comme pour prévenir le retour des coliques néphrétiques, nous devons chercher à régulariser les fonctions des reins.
C'est en répondant à cette indication que les eaux de Fougues, de Contrexéviile, de Vichy, de Carisbadet de Vais, sont d'une si incontestable utilité dans le traitement de la gravellc biliaire, comme dans celui de la gravelle urinaire.
Sous l'influence de cette puissante médication, bien dirigée, les malades perdent la fâcheuse aptitude qu'ils avaient contractée. Je le répète, ce n'est pas que les eaux alcalines aient dissous les calculs qui s'étaient formés ; elles ont modifié la constitution, et pent-être les organes sur lesquels elles semblent avoir une action toute particulière et toute spéciale.
Il faudrait bien se garder, cependant, d'abuser de cette médication alcaline. Si on la continuait trop longtemps, on finirait par troubler les fonctions digestives, et par épuiser la constitution. Ces médicaments sont de ceux que j'ai Bpftelés à longue portée, donnant à entendre par là qu'ils continuent d'agir longtemps après qu'on a cessé d'en faire usage. Ainsi, après une saison passée i Vichy, à Vais, àCarIsbad, à Fougues, à Contréxeville, les malades, sous l'influence de la médication, restent six, sept, huit, dix mois, davantage même, sans éprouver d'accidents.
Il est donc au moins inutile de les maintenir constamment, comme je le vois faire trop souvent, à l'usage des alcalins.
Voici, pour ma part, comment je dirige leur traitement Lorsqu'un individu est snjet aux coliques hépatiques, je lui prescris de prendre huit jours de suite, chaque mois, un ou deux verres au plus d'eau minérale naturelle alcaline de Vichy ou de Fougues ; puis je le laisse reposer pendant une autre semaine. La semaine suivante, il prend au commencement de chacun de ses deux principaux repas, soit des perles d'éiher, et des perles d'essence de lérébentliine du docteur Clerlan, soit des capsules gélatineuses de Lehuby, qa*il peut remplir lui-même d'essence de térébenthine et d'éther dans la proporijon de deux tiers de ctlui*ci pour un liers dcl auirc. Chaque c^ip^u le «tiutient k [ïeu pK's douze gouues d'élhcr et six d essence de térébenthine. malade en prend ainsi deux, trois, quatre ; suivant la tolérance, go peut fwncf bdi»ie jusqul dît et douse dans les vingi-qttatfe heures. Hiift autrit rrs derepftAf reprise des buissons alcalines. Celle médication devra ÛM pmhng^ pesctuii quatie, cinq et eix mak^ ilm intiHf q^fie loiip im •flfs «craie'** cwvlhemeni paaséa. ^ . . ^ ^31-
C'at fOHy ^ V^OVn me associ^itton ttr s ak MÎins et du lilitKifle Dnrande;^ ^^^^jÊÊÊÊU/it î^fÊÊ imm %m moik d ïidministratidli, ~tî polion sont prtvrptàU âoii m^laiige d*Meiiceile téréhei^
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258 GOUQUEft HÉPATICDES, CALCULS BIUAIBI&
et d'éther est d'un goût très-désagréable, et, de plus, l'es&ence ainsi donnée a l'inconvénient d'irriicr le pharynx, Toesophage, an point qu'on est forcé de ne pas en prolonger longtemps l'emploi Les capsules, qui sont faciles à avaler et qui ne se disHotvent qu*alors qu'elles sont arrivées dans l'estomac, oiïrent donc des avantages incontestables Beaucoup de médecins, se fondant sur lesexpériences de IVI. Gobley, remplacent aujourd'hui l'éther par le chloroforme; le mode d'adniini>tratjou e-t d'ailleurs It* même. Je n'ai pas besoin de dire que les pniporiions enire l'éther el le chloroforme, d'une part, et la térébenthine» d'autre |)art, pourront varier suivant len aptitudes des malades.
Dans le traiicment de l'alTccluin cairuleusc du foie, le régime occupe une place importante. Ce n'est pas, messieurs, que, tout en insistant sur la nécessité d'une alimentation végétale, je croie qu'il faille la prescrire k Texclusioa d'une alimentation animale, je dis seulement que ces deux alimentations doivent être sagement combinées. Les malades mangeront de préférence les végétaux herbacés, en évitant le beurre, l'huile, les substances grasses qui, chez les individus dont le foie fonctionne mal, se digèrent diflQcilemeut.
Insistez également sur un exercice régulier qui facilite les mouvements de décomposiiion et de a)mposiiion organique, et qui favorise la combustion des matières grasses de l'économie.
Au moment de l'accès de colique hépatique, je ne connais aucun moyen vraiment efficace pour l'empêcher. L'éther et le chloroforme donnés à petites doses, la belladone administrée à l'intérieur, des frictions avec l'extrait de belladone sur la région douloureuse, de grands bains prolongés, sont les seab remèdes qui m'aient paru procurer du soulaKement.
L'inhalation du chloroforme produit, chez certains malades, des eiïets surprenants; vous vous rappelez sans doute une femme de notre service, couchée au n** 7, qui, en inspirant pendant une d^mi-minute des \apeurs de chloroforme, faisiiit cesser immédiatement les accès les plus douloureux. Cette sédation durait quelquefois près d'une demi-heure; elle recommençait quand la colique reparaissait, et elle arrivait ainsi au terme de son accès.
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