‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 4)Chapitre 35 sur 100 · KYSTES HYDATIQUE5 DU FOIE · texte numérisé non relu

KYSTES HYDATIQUE5 DU FOIE

doîgis, et maînfenue pendant quelques jours à l'aide d*un bandage de corps et de compresses graduées.

Messieurs, dans le mémoire auquel je faisais allusion tout à l'heure, M. le docteur Moissenet propose d'appliquer au traitement radical des kystes hydatiques cette ponction avec le trocart explorateur, qui jusque-là n'avait été em-* ployée que pour éclairer le diagnostic. Bien que dans quelques cas qu'il rappelle, cette ponction exploratrice eût amené la guérison définitive, personne avant mon honorable collègue de l'hôpital Lariboisière n'avait songé 5 tirer profit de ces observations. Dans son opinion, ce moyen de traitement est applicable aux cas où les kystes « ont une tendance bien manifeste à se porter au dehors, et lorsqu'ils gênent le libre exercice des organes au milieu bu dans le voisinage desquels ils se développent. Dans ces conditions, ajoute-t-il, et même en l'absence d'adhérences aux parois abdominales, la ponction capillaire évacoatrice (il a dit plus haut que cette ponction ne doit jamais être faite comme moyen palliatif) peut être appliquée d'emblée aux kystes acéphalocysliques, brsque rien ne s'oppose à ce que ces kystes soient complètement évacués. Mais, lorsque l'état de faiblesse excessive du malade et le volume énorme de la tumeur font prévoir que l'évacuation ne pourra être faite que peu à peu, 5 diverses reprises, il faut (c'est toujours M. Moissenet qui parle), il faut avant tout chercher 5 produire des adhérences solides entre le kyste et les parois abdominales, tant pour pratiquer sans danger de péritonite la ponction capillaire, que pour être en mesure d'adopter plus tard telle autre méthode de traitement qui paraîtra plus convenable. » L'expérience ne s'est pas encore suffisamment prononcée en faveur de cette méthode de traitement, et je ne saurais partager l'avis de M. Moissenet, qui pense que cette ponction évacuatrice avec le trocart est moins dangereuse que la ponction exploratrice, car à côté des cas roalheoreux qu'on a opposés à celle-ci, combien d'autres ne pourrait-on pas citer où cette opération pratiquée, si journellement pour ainsi dire, n'a amené aucun accident!

Quant à la ponction évacuatrice faite à l'aide d'un trocart assez gros pour que n canale livre tout à la fois passage au liquide , aux hydatides d'un assez pelh Tolume, et aux débris hydatiques, personne ne conteste les dangers qa*elle entraîne après elle. Comme V incision simple, cette opération est applicdile font au plus aux cas où la tumeur, faisant saillie à l'extérieur, menace de iptmUBtt et krsqu'on est en droit d'espérer que des adhérences se sont étacette tumeur et les parois abdominales. Si ces adhérences n'existent rftairiveia nécessairement que les liquides contenus dans le kyste s'épan- %W h cavité péritonéale si l'ouverture a été pratiquée du côté du h cavité pleurale si c'est la poitrine qui a été ponctionnée, et des «resqoe- iatalemient et n4)idement mortelles seront la consé-

itA f«doutable complication que M. le professeur bire plusieurs ponctions successives, afin

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