SYPHILIS DES ENFANTS NOUVEAU-NÉS
atteinte. La chose n'a jamais été niée. Elle peut lui inoculer les accidents secondaires, et pour avoir été longtemps contesté, ce mode de transmission, bien plus fréquent que le premier n'est pas moins authentique. La réciproque est également vraie dans ce second cas, et la nourrice peut être victime du nourrison affecté de syphilis héréditaire.
C'est beaucoup d'affirmer cette loi, ce n'est pas encore assez pour lever les doutes de toute sorte qui s'offriront à vous dans la pratique. L'enfant est comme la nourrice apie à une double inoculation, il a été infecté après sa naissance ou il apporte le germe insidieux d'une maladie qui ne doit éclater qu'au bout de quelques mois. La nourrice a été inoculée d la suite d'un coit infectant ou par le contagium du nouveau-né. Avons-nous des moyens de reconnaître sûrement chacune de ces provenances, ou tout au moins d'estimer leur probabilité relative?
Il serait superflu d'insister près de vous sur l'importance de cette enquête dont vous vous représentez la solennelle gravité, alors même qu'elle n'aurait pas pris la forme d'une instance] udiciaire. Le médecin, dans les cas de ce genre, exerce une magistrature qui ne le cède en rien h toute autre; sa responsabilité est énorme aux yeux du monde, elle l'est devant sa propre conscience, et c'est assez. ^
Plus je suis pénétré de la portée d'une telle décision, plus je voudrais être en mesure d'assurer votre jugement par des données précises.
Je ne puis pas malheureusement vous fournir des signes absolus, et je crois obéir à un devoir impérieux en vous prémunissant contre de périlleuses assertions. Chaque cas particulier s'offrira à vous avec des circonstances complexes, et vous aurez à dégager la vérité particulière sans généraliser les résultats de votre examen. Ne vous étonnez pas de cette apparente impuissance de la science, acceptez-la comme une nécessité avec laquelle la pratique de chaque jour doit vous familiariser. Les lois médicales sont au médecin ce que le code est au magistrat : sans elles on dévie sans cesse du droit chemin; avec elles seules on ne résout pas les problèmes individuels, car il n'a jamais suOi d'être un légiste pour devenir un juge d'instruction habile et pénétrant
La nourrice qui a transmis à l'enfant sa maladie ou qui l'a reçue du nourrisson peut être dans des conditions analogues, sinon identiques. Vous n'êtes presque jamais consulté au début des accidents, un laps de temps plus on moins long s'ést écoulé depuis l'inoculation, et il faut qu'au milieu des récits où l'ignorance le dispute à la dissimulation, vous renouiez la chaîne du passé. On a dit que l'infection avait lieu le plus souvent par la bouche et par le sein; mais que d'exceptions à cette prétendue rùglc ! En supposant que le premier foyer ait été en effet situé au point de contact le plus habituel de la nourrice et de l'enfant allaité, que de circonstances incalculables peuvent avoir disséminé le mal! Vous voyez des nouveau-nés vaccinés s'inoculer sur tous les points du corps la vaccine du bras, bien mieux soustraite à leurs atteintes ; vous voyez de même le pus de l'ulcératioa du début transporté aux organes géni-
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taux» au TeDtre, partout où reniant porte ses mains imprégnées de virus, partout où la nourrice elle-même porte son incessante intervention.
S*il s'agissait d'accidents primitifs à durée presque limitable, on pourrait encore indiquer des limites, mais nous ne savons pas à quelle période les accidents secondaires ont cessé d'être inoculables. La nourrice échappe même, comme toutes les femmes, aux investigations qui donneraient chez un homme de précieux renseignements. Les ulcérations consécutives au chancre ches la femme se cicatrisent sans laisser de traces visibles, l'induration n'a pas la même saillie, les ganglions ne sont pas également affectés ; le chancre a pu siéger sur l'utérus ou se perdre dans quelques points que ne soupçonnerait pas le méde* cin le plus versé dans les divagations de la débauche.
Théoriquement, la solution est pleine de doutes; pratiquement, les choses se simpliGent, et dans la majorité des cas, en rapprochant les moindres circonstances, en analysant les récits, en discutant leurs contradictions, on arrive ^ des conclusions sincèrement et sérieusement motivées.
En pareille occurrence, comme dans tant de consultations médico-légales, l'important est de savoir. Acquérez de la syphilis infantile une connaissance approfondie ; étudiez mûrement l'évolution de la syphilis chez la femme, et, forts de votre savoir, vous serez en mesure de passer aux difficultés de chaque enquête ; disons mieux, vous saurez exploiter ces difficultés elles-mêmes au profit du vraL
Il est encore un mode d'inoculation qui, tout en se rapprochant de celui dont je viens de vous entretenir, s'en écarte par quelques côtés, je veux parler de la transmission du vifiis syphilitique par la vaccination. Cette possibiUté de transmission, niée d'abord par des syphiliographes justement autorisés me parait avoir reçu la sanction de trop décisives expériences. En 1861, vous avez vu, dans notre service, un trop triste exemple de cette transmission^ et les faits si probants de l'espèce d'épidémie de Rivalta ne peuvent laisser le moindre doute dans l'esprit d'un médecin qui n'a pas de parti pris.
II serait hors de propos de rappeler ici les larges débats suscités par le procès du docteur Hubncr de Barobey, qui, depuis 185û, a donné matière à tant d'allégations contradictoires. Depuis lors d'autres exemples ont été cités; mais ce serait dépasser de beaucoup les limites de notre enseignement que de discuter et même d'exposer ces faits rares, j'en conviens, exceptionnels, et partant sujets à critique, mais qu'il me paraîtrait absurde de rejeter dans le domaine de la paihogénie apocryphe. Je vous en ai d'ailleurs suffisamment parlé dans nos conférences sur la vaccine (1).
Une dernière question relative à la transmission de la syphilis congénitale. Un enfant engendré par un père ayant eu la vérole, mais n'ayant plus d'accidents transmissibles par inoculation, /:et enfant syphilitique peut^il infecter $a mère qui le porte en son sein ? Vous comprenez, messieurs, de combien
(1) Tome I, p. 61.
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dé dUBciiltéi M entourée la mlotion d'un pareil problème; vm oimprenei combien d'éléments nous feront défaut pour arriver à cette soIotioD, car on pourra se demander ai la femme que l'on auppose infectée par son enfuit n'a pas eo antérieurement des accidents qui auraient passé inaperças ? Cependant ce mode de transmission de la sypbilis du père à la mère par rintermédiaire du tetus est un fait aujourd'hui généralement accepté.
Il est d'ailleurs physiologiquement irès-expIicaUe. Il est bien certain, en effet, que c'est en mélangeant son sang au sang de son enfant, que la mère syphilitique Infecte cet enfant. Or qu'y a-t-^il d'invraisemblable k ce qu'on foetus dont le sang est syphilitique par le fait de son père infecte le sang de sa mère? C'est vers le troisième mois de la vie que la circulation devient actifs chez le fœtus; il reçoit par la veine ombilicale le sang de sa mère, et loi renvoie par ses artères ombilicales du sâng qui a traversé ses organes k loi, leqnd sang est un mélange du sien propre et de celui de sa mère. Vous savez, sans que j'aie besoin d'y insister, que, chez le fœtus, les vaisseaux et le sang se forment sur place à peu près simultanément Ainsi le fœtus a du sang qui lai est propre, et s'il est syphilitique par son père, son sang est syphilitique an même titre que tout le reste de son organisme. Il peut donc infecter sa mère par son sang, comme la mère syphilitique infecte dans son sein l'enfant qni s'y trouve contenu.
Je tiens d'un observateur consciencieux le fait suivant, qui est d'accord avec ces données physiologiques : Une jeune dame, de la moralité de laquelle il n'est pas possible de douter, devient grosse dès les premiers jours de son nuh riage. Le père, qui est médecin, avait eu la vérole trois ans auparavant, et il n'en portait aucune trace appréciable, sauf un peu d'engorgement cervical ganglionnaire. Au troisième mois de sa grossesse, cette dame éprouve des démangeaisons aux grandes lèvres ; on constate alors des ulcérations assez étendues, en voie de transformation en plaques muqueuses. Quelques jours plus tard, plaques muqueuses parfaites, pléiade inguinale ; puis maux de gorge, pais engorgement cervical ganglionnaire. A huit mois, cette jeune dame accouche d'un enfant chétif , qui a du coryza et de l'ophtlialmie syphilitiques au diiième jour de sa naissance, et qui meurt, au bout de six semaines, avec un gros foie, de l'ascite et de l'œdème des extrémités. Il avait eu aussi des épistazisla veille et le jour de sa mort
Le fait le plus litigieux de cette observation, c'est l'apparition d'ulcérations syphilitiques aux parties génitales externes, ulcérations qu'on peut attribuer à une contagion directe. Nais d'abord c'étaient des plaques muqueuses, et non de vraf^ chancres ; or le développement de plaques muqueuses en ces parties, qui sont, pendant la grossesse et par le fait de celle--ci, le siège d'un éréthisme si considérable, me semble un pliénomène de tous points analogue ï la formation de végétations et de crêtes de coq à la surface de la valve, chez certaines femmes grosses non syphilitiques. L'exubérance de vitalité de ces organes y sert de point d'ap|>el pour les ma iifjstations morbides.
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Je me màê éCendo longaeroent, trop longoement peut-être, sur les manifesiatioDS de la syphilis des ooaveaa-nés, sur ses formes possibles oo probables d'inociilation, sur sa genèse héréditaire; j'ai omis toute mention historique* et ne ponTant rendre justice à tous les obsenrateors qui ont si puissamment contribué à la notion de la maladie, je me suis abstenu de toute citation. Il me reste à vous entretenir du traitement; mais, si grave que soit ce sujet, il est possible, il est, je crois, utile d'en disserter brièvement.
La médication à opposer à la syphilis repose sur les mêmes principes, quel que soit Fâge dn malade. Elle se compose des mémos remèdes, elle tend ao même but à Taide des mêmes moyens. Ayez présente à l'esprit celte vérité simple et fondamentale. S'il était |)ermis d'employer chez l'enfant les préparations classiques avec la même facilité qu'on le fait chez l'adulte, le problème serait résolu, ou plutôt il n'y aurait pas de problème.
La diflBculté ne vient pas des indications, elle vient des contre-indications et des obstacles que la constitution infantile apporte à la tolérance des médicaments.
J'ai insisté près de vous sur l'influence que la syphilis abandonnée à ellemême exerce sur la santé générale de l'enfant ; je vous, ai montré la cachexie croissante se traduisant par des troubles fonctionnels, et surtout par des altérations dans les fonctions dévolues aux organes digestifs. C'est sur ces points que votre attention doit être dirigée sans relâche ; c'est l'état de l'estomac et des entrailles qui vous guide et vous donne le droit d'augmenter les doses, ou qui vous oblige à diminuer, sinon à suspendre le remède.
Le mercnre doit être la base du traitement. Je n'ignore ni les objections élevées à nouveau contre le traitement mercuriel, ni les inconvénients de son emploi ; je sais que par une sorte de réaction périodique on a essayé à diverses reprises de le combattre et de le détrôner, mais je sais aussi que ces tentatives n'ont eu qu'un temps, et qu'après tant de condamnations le mercure a toujours été réhabilité parla force des choses. Chez l'enfant nouveau-né les succédanés sont impraticables; les déporatiis les plus réputés demeurent hors de cause par la raison souveraine qu'il est impossible de s'en servir.
Parmi les préparations hydrargyriques administrées à l'intérieur, c'est encore après de nombreux essais poursuivis, ou par moi ou par mes élèves, à la solution de sublimé si connue sous le nom de liqueur de Van Swieten, que je maintiens la préférence. Je la donne associée au lait, et l'enfant l'accepte sans répugnance à la dose d'un et au plus deux grammes par jour. Néanmoins, et quelque aisée que soit l'administration du deutochlorure, il arrive trop souvent qu'on est contraint d'y renoncer, à cause de la diarrhée qu'il entretient ou qu'il détermine. Dans ces cas, le mieux est de s'abstenir momentanément de tout composé hydrargyrique, parce qu'il n'en est pas qu'on puisse alors employer impimément, et que tous encourageraient la fâcheuse disposition qu'il est essentiel de combattre.
On a proposé l'emploi du calomel à doses très-réduites, à l'époque wrtout
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OÙ l'on espérait qu'en Tunissani au chlorate de potasse, on conjarerait b salivation chez l'adulte et Ton éloignerait la diarrhée chez reniant ; je ne sois pas suffisamment éclairé sur le bénéfice de cette méthode pour \ous h recommander, et j'inclinerais à croire que l'addition du chlorate de potasse amoindrit au moins pour les adultes l'action antisyphilitique du protochlorure.
Le protoiodure hydrargyriquc me paraît sans avantages, et je ne pense pas qu'il compte aujourd'hui des partisans.
On a conseillé, dans la louable intention de détourner la menace des troubles digestiiis, on pourrait dire de conjurer leur imminence, on a conseillé de bosser toute médication interne, et d'user exclusivement de frictions bydrai^yrîques. Bien que cette méthode compte de respectables autorités, je la repousse comme entraînant à sa suite d'autres inconvénients, et comme ne parant pas, autant qu'on l'avait supposé, aux accidents gastro-intestinaux. La peau de l'enfant s'accomnKNle mal d'applications mercnrielles toujours irritantes, sons peine de n'être pas absorbées, et la méthode encore très-employée en Angleterre, en Allemagne, dans tout le nord de T Europe, n'est plus qa*exoeptionneliement appliquée en France, même à la syphilis des adultes.
La peau chez le nouveau-né doit être respectée le plus souvent. Elle n'a pas, quand elle est saine, une vitalité si active qu'elle fournisse un poiot d'appui thérapeutique considérable: elle acquiert, quand elle est malade, une grande et fâcheuse influence; c'est pour cette raison que vous ne devez jamais négliger la cure topique des lésions cutanées : les éteindre, c'est rendre an petit malade un signalé service. Chacun de ces foyers ulcéreux que vous laisses se développer ou suivre son évolution est-il une source d'infection générale? Je n'oserais le dire, mais je sais par expérience que la santé générale de l'enfant en ressent le contre-coup. Soit qu'il résulte de ces petites plaies une irritation qui agite le nouveau-né, soit qu'il se fatigue du travail pathologique qu'entraîne tout processus ulcéreux, soit que le contact des matières irritantes devienne une cause de douleurs, toujours cst-il que l'enfant syphilitique gagne toujours et beaucoup h ce que l'état maladif de la peau soit amélioré.
Vous aurez occasion de recourir, suivant les circonstances, aux topiques cutanés les plus variés, aux agents caustiques plus ou moins dilués, aux émoilients dont les indications sont très-restreiutes ; mais de tous les remèdes je n'en connais pas un qui soit comparable aux bains et aux lotions de sublimé. La solution de deutochlorure hydrarg'yrique dans l'eau à l'aide de l'alcool on du chlorhydrate d'ammoniaque a l'énorme avantage de se prêter à tous les dosages que commandent les circonstances, depuis la lotion légèremeat caustique jusqu'au bain assez atténué pour n'être pas même cause de sensation appréciable. Pour un bain d'enfant, je ne mets jamais plus d'un gramme de sublimé.
L'enfant a pour ce médicament une tolérance presque égale à celle de Tadultc, et ce serait une mauvaise pratique que d'abaisser le chiffre de la solution au degré où le prescrivent invariablement les formulaires.
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En gnérimot la peau, et la chose est possible alors même que la syphilis n'est pas guérie, vous avez encore le profit de laisser la toie ouverte à une médication qui peut vous devenir d'un grand secours. L'enfant déhilité, cachectique, peut à un moment donné être insuffisant à la réparation de ses forces ; les bains toniques, les bains sulfureux, vous fournissent des ressources que les toniques administrés à l'intérieur vous refuseraient, mais ce genre de remèdes n'est applicable qu'à la condition qu'il opère sur une peau saine.
Le régime est dans la syphilis infantile le premier des adjuvants, sinon des médicaments. Posez en règle que renbnt non allaité ou mal allaité a cent chances défavorables contre une qu'a l'enfant amplement nourri au seia ; malheureusement votre intervention a sous ce rapport d'étroites limites. Si h mère est incapable de suffire à l'allaitement, c'est une responsabilité grave k encourir que de confier à une nourrice un si dangereux nourrisson ; vous êtes forcés de vous contenter d'un à peu près dont vous savez toute Tinsuffisance, car en fait de nourriture infantile, il n'est rien de plus compromettant que les demi-mesures.
Il est d'autant plus essentiel que l'enfant soit allaité par sa mère, que le traitement interne appliqué k celle-ci aura sur le nourrisson une influence telle, qu'il suffira quelquefois à la guérison des deux. Mais si, chez l'enfant, l'iodure de potassium ne trouve presque jamais son application, il est au contraire souvent utile à la nourrice, et indirectement à l'enfant qu'elle allaite ; bien que pourtant, chez die aussi, la liqueur de Yan Swieten doive surtout être conseillée.
Je ne saurais trop vous recommander les précautions hygiéniques les plus attentives. Épargnez à l'enfant toutes les causes de malaise connues et signalées d'avance ; évitez avant tout la plus nuisible de toutes, le refroidissement : non-seulement le nouveau-né doit être tenu dans une atmosphère constante, mais il a besoin d'une température élevée. Vous n'ignorez pas l'importance qu'attachent les médecins des contrées du Nord à l'élévation de la température pour les malades atteints de syphilis rebelle qu'ils maintiennent dans de véritables étuves ; profitez pour les enfants de leur exemple et de leur expérience.
Quelles que soient les précautions que vous ayez accumulées , de quelque sollicitude que vous ayez entouré l'enfant, quelque dévouement que vous ayez trouvé ou éveillé dans le cœur de la mère, il faut vous attendre à de trop nombreux insuccès. La syphilis est chez le nouveau-né une maladie grave, aisément mortelle. Livrée à elle-même, elle épuise par les lésions internes, par l'anémie, par les troubles des fonctions. Combattue par les remèdes , elle oppose souvent une longue résistance, et l'économie n'est pas de force à supporter cette lotte prolongée où le médicament a tant d'occasions de nuire d'un côté quand il est secourable de l'autre. On peut dire, sans crainte de se tromper, que la syphilis congénitale est à peu près invariablemeAt mortelle,
M4 smnus DBS ekpaiitb NomrBAU-iila.
ri dk apparaît dans la première quinxaine qui soit la naittanoe; fa gravité
diminue en raison dn retard de la manifesution.
Permettez-moi, mesneors, en finissant, de vous rappder les réserves que J'ai cru devoir faire an commencement de cette leçon. La syphilis qui frappa l'enfant soulève les plus délicats problèmes, elle est de ces maladies où Texpérience ne s'unprovise pas. Le diagnostic n'y procède pas le plus souvent avec la sûreté que donnent des signes pathognomoniques , mais il repose sur Ut discussion attentive et sur Texamen comparatif des moindres raanifestatîoiis. I.a pathogénie rencontre dans h pratique des difficultés qui tiennent à la fois, et de la nature insidieuse du mal, et des intérêts pressants qui appellent la dissimulation et le mensonge. Je me suis appliqué à vous retracer les principaux éléments de la marche, de l'évolution, de l'expression symptomatique de la maladie ; mais j'ai tenu surtout a vous dire et i vous redire qu'il fallait vons garder avec une égale sollicitude de l'insuffisance du savoir et de Texcès de h science , telle qu'on la fait prématurément pour la glorification des théories.
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