MALADIE D*ADDISON
Addisoti dit avoir également constaté, chez on sujet, des plaques bronitm de môme apparence sur le péritoine.
Ces plaques sont constituées par des dépôts irréguliers de pigment accumulé en plus grandes masses dans ces différents points. Des lanières de la peau des mains, enlevées sur le cadavre d*un individu qui avait succombé à la mabdie d'Addison, et dont l'observation vient d*étre publiée par M. Second Ferréol, ont présenté, sous le microscope, les caractères de la peau do nègre et des granules du pigment en grande abondance.
A côté de ces places colorées en brun plus ou moins foncé, on en trouve quelquefois d'autres, c'est le docteur Addison qui en a fait la remarque, d'une couleur non-seulement plus claire, mais d'un blanc mat^ véritables taches de vitiligo se mélangeant avec les taches bronzées, comme s'il y avait eo déplacement de la matière pigmentaire se déposant dans un point do tégumeot et en abandonnant d'autres.
A mesure que la maladie fait des progrès, la coloration bronzée se prononce davantage, en même temps que les phénomènes généraux prennent aussi une plus grande intensité. L'affaiblissement augmente de jour en jour, et l'individu, arrivé au dernier degré du dépérissement, finit par s'éteindre, à moins qu'il ne soit brusquement emporté, comme l'a été notre malade, par des accidents aigus intercurrents.
Tous ces symptômes généraux se réduisent, en dernière analyse, à ceux de l'anémie la plus profonde. Quand on examine le sang, et j'ai prié M. le professeur Ch. Robin d'examiner celui de notre homme à qui j'en avais fait tirer ime petite quantité à l'aide d'une ventouse, ce sang ne présente rien d'anomal; do moins en a-t-il été ainsi dans ce cas, où l'on n'a trouvé qu'une diminution des globoles rouges, ainsi que cela s'observe chez tous les individus anémiques. Les urines, examinées aussi par M. Robin, contenaient quelques globules de pus, mais en si faible proportion, que cela ne constituait rien de pathoiogiqDe.
Quant au pronostic, les observations d'Addison, celles qui ont été relatées par d*autres médecins, le fait de notre malade et de deux autres que j*ai eo à soigner récemment, montrent qu'il est de la plus haute gravité. Que b maladie ait pris une marche chronique, qu'elle soit aiguë, la mort en est b conséquence inévitable.
Il en est ici comme dans la leucémie, comme dans ces autres espèces d'anémies profondes qui ont duré depuis un très-long temps, et qui ne reconnaissent pour cause, ni des pertes de sang considérables, ni une alimentation ticieuse ou insuffisante, ni une intoxication par le miasme palustre. Jamais on n'a vu guérir les individus atteints de la maladie bronzée.
Chez tous, on a presque invariablement trouvé, à l'autopsie^ des lésioos des capsules surrénales; le plus souvent des tubercules, des cancers, des produçiions fibreuses. .Chose remarquable I Addison et ceux qui ont après loi rapporté des cas de la maladie qu'il avait le premier décrite, n'ont jamais rencontré ces bémorrhagies des capsules et U dibtation oonsécotîve de ces