‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 4)Chapitre 6 sur 100 · DE LA 0TSPBP8IB · texte numérisé non relu

DE LA 0TSPBP8IB

pdqoe dominant qu'il paraître ii l'analyse chimique, toutes les propriétés él cette eau, et Texpérience clinique peut seule nous permettre de les juger, fitia est tellement vrai, que ces djsprpsies, liées à un état cachectique grave, ]|Be parle plus seulement de la cachexie palustre, sont admirablement modifies par des eaux très-différentes de celles de Vichy ou de Pougurs; par des ;^>#is dont les principes minéralisaleurs échappent pour ainsi dire k Tanalj'se ' i(tinMi|ue : telles sont les eaux de Plombières et de Bagnéres-de-Bigorre. Bien . fit rangées les premières dans la classe des eaux sulfatées «odiques, les '.:|KOttdes dans celle des sulfatées calcaires, elles ont une minéralisation si )-J|ible en apparence, que la prédominance de tel ou tel de leurs éléments ilUbce, et rend leur classement, à proprement parler, artificiel. En les com<jmnt, pour leur composition, avec les eaux de la Seine prises è différentes : itNtcursde son cours près de Paris, avec les eaux d'Arcueil, ou celiesdu puits #ié>ien de Grenelle, on voit que l'avantage serait à ces dernières, relativement él$ moins aux eaux de Plombières. Mais, ru égard aux résultats de l'expérience #idicale, on sait que les eaux de la Seine n'ont pas d'autres vertus que #occai»iooDer, cbex quelques individus qui ne sont pas habitués à leur usage, im diarrhées généralement assez modérées, et dont on ne saurait attribuer la fiiDse aux sels de soude, aux chlorures qu'elles contiennent en très-petite fmtité; elles n'ont jamais été, que je sache, inscrite dans le très-volumiueux Olalogiie des eaux minéralei. £n les mettant ainsi en parallèle avec 1rs eaux èt Plombières, de Bagnèros-de-Bigorre, j'ajouterai a\ec les eaux de Néris ou im Moul-Dore, qui ne sont guère plus minéralisées que celles-ci, loin de moi h pensée de nier un instant l'efficacité de ers thermes juKtement renommés. Mombières et Bagnères-dc-Bigorre, dans le cas particulier qui nous occupe, Cl mrta d'une action qui nous échappe et que je ne cliercho pas à m'expliquer, triomphent des dyspepsies rebelles. Sous leur salutaire influence, l'appétit ivatt, la constitution se réorganise; des malades atteints d'hydropisie, d*enfoigemcnts viscéraux, arrivés à Plombières ou à Bigorre dans un état déplonble, en sortent, après une seule saison, dans des conditions notablement •eilleares, et guérissent souvent d une façon tout à fait inespérée.

Aleflsienrs, la dyspepsie sympathique qui accompagne si fréquemment les aSectîoos utérines, telles que les déplacements de matrice avec inflammation aurrbale chronique, guérit assez souvent dès que l'affection utérine guérit dMiérae. Dans ces cas, un traitement local, des cautérisations du col par wmple, qui modifiera le catarrhe lorsqu'il se liait à l'existence d'ula^rations, des bandages bien appropriés, des ceintures hypogastriques, plus rarement l'oeagedcpessaires, un traitement local, dis-je, sera très-utile pour combattre ta même temps que les accidents utérins les troubles gastriques qui s'y ratta«cbeot. Toutefois ces moyens ne suffisent pas le plus ordinairement ; il est ■éccMire d'avoir recours à une médication générale dans laquelle les bains de mer et Thydrothérapie occupent une place importante. Sous l'influence des hûM de mer» vous verrez quelquefois» mtoe après huit ou dix jouit aeole-

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ment de traiteineut, les femmes renaître, pour ainsi dire, à la vie. Mais il est essentiel que ces bains soient pris d'une manière convenable ;'par là j'entends qu'ils doivent être de très-courte durée, de cinq minutes au plus. La meilleure façon de les administrer est le bain à la lame. Vous savez tous en quoi il consiste : un baigneur tenant la malade dans ses bras, la présente cinq ou sii ibis de suite au flot qui arrive et la fait passer au travers. Consécutivement à cette immersion rapide, une réaction puissante s'établit, la température de la peau s'élève, et quelquefois après le quatrième ou le cinquième bain, le tégument externe devient le siège d'une éruption particulière, que l'on a désignée sous le nom d'urticaire maritime {urticaria maritima). Cette réaction amène une heureuse dérivation qui dégage d'autant les viscères internes, aussi a-t-elle un salutaire retentissement sur l'appareil digestif; les fonctions gastriques se régularisant, l'appétit se prononce et les troubles dyspeptiques disparaissent En même temps les accidents utérins se modifient également par le fait de celte médication ; le catarrhe se guérit, l'utérus perd sa susceptibilité morbide. La santé générale se fortifie, la malade reprend du ton, et s'aguerrit à supporter les variations de température qui étaient pour elle l'occasion d'un catarrhe utérin, comme chez d'autres elles sont l'occasion d'un coryza, d'une angine, d'un catarrhe pulmonaire.

L'hydrothérapie faite dans un établissement spécial, ou à son défaut, l'hydrothérapie faite à domicile de la manière que je vous ai indiquée précédemment, conduit à des résultats analogues.

Pour terminer cette longue série, quelques mots encore sur la dyspepsie liée k la paresse du gros intestin, à la constipation opiniâtre.

Un remède préconisé par Breton nean jouit ici d'une merveilleuse eflBcacilé; ce remède, c'est la belladone. On la doit prescrire en commençant par de très-faibles doses : un centigramme d'extrait incorporé à une même quan^ tité de poudre de feuilles, que le malade prend le matin ou le soir, soit sous forme de pilules, soit sous forme de paquets. Après un ou deux jours, si la constipation ne cède pas, on augmente d'un centigramme la proportion du médicament, et plus tard on peut, suivant l'indication, porter la dose de poudre et d'extrait jusqu'à 3, 6 et 5 centigrammes, mais sans jamais excéder cette dernière quantité. Ainsi administrée, la belladone est le remède peut*étre le plus actif que je connaisse dans cette espèce de dyspepsie. Habituellement; elle suffit à elle seule pour régulariser les garderobes, et, en faisant cesser la constipation, pour rétablir les fonctions digestives, de telle façon que des individus tombés dans un étal de faiblesse déplorable, dans une sorte de consomption, reprennent, même assez rapidement, des forces et de l'embonpoint. Le remède n'agit cependant ici que d'une façon indirecte, en rendant au gros intestin son activité perdue; mais cette activité se communiquant synergiquement aux autres parties du tube digestif, l'estomac reprend son énergie première.

lorsque la belladone est insuffisante, on peut aider son effet en faisant

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fmdre, le soir, au malade, soit uûe cuillerée à calé d*huile de ricin, soil la aine quantité de cette huile renfermée dans des capsules gélatineuses, et tunltinfmrnt la pilule de belladone. Dès que le ventre est devenu libre, on j Mpend Temploî de ces moyens.

Cette médication, je le répète, est souveraine dans les cas dont il est ici iptition ; mais elle est souveraine surtout pour donner l'élan au jeu régulier *ïviMictioos troublées. Âûn d'en continu)»* les heureux effets, la volonté du L||riailedoit intervenir k son tour. Dans les actes de la vie animale, l'habitude , m une chose importante, et cette question de l'habitude comporterait un long il intéressant chapitre de médecine générale. Vous savez que suivant les |. iqs, suivant les conditions sociales^ on s'habitue à manger à des heures régu- \ Bres et à n'éprouver qu'à ces heures-là le besoin de le faire ; on s'habitue de ' ^ême à exonérer son gros intestin, à décharger sa vessie à certains moments ifgDiiers aussi de la journée, que l'on peut à volonté éloigner ou rappro* cher. Ce fait doit être mis à profit dans les circonstances qui nous occupent ponr conseiller aux malades affectés de c4>nstipatlon opiniâtre dépendant d'une pvnse de l'intestin, de se présenter régulièrement à la garderobe, chaque Jmr à la même heure ; quand bien même, dans les premiers temps, leurs cSuls seraient inutiles, ils devront persévérer, et bientôt ils arriveront à des italtats satisfaisants.

Que si ces moyens, que si la belladone demeurent impuissants, on pourra permettre les lavements. Mais — point essentiel à observer — ces lavements seront pris avec de l'eau fraîche et en très-petite quantité ; les lavements d'eau tiède doivent être expressément défendus, car leur usage finit par augmenter ramaie de l'intestin que l'on cherche à combattre.

Je suppose que la constipation ait résisté à l'emploi de ces médications; il fat alors recourir aux purgatifs, plus spécialement aux préparations aloétiqies, les pilules ante cibum, les grains de santé, et aux remèdes analogues, ta prend une, deux, trois ou quatre de ces pilules inunédiatement avant de wnger. La rhubarbe, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme, peut les icmpiacer avantageusement^ en ne procurant qu'une seule garderobe régulière dans les vingt-quatre heures, sans provoquer la diarrhée.

Certaines eaux minérales retrouvent ici leur indication : ce sont les eaux de Seidicbfitz, de Seidiitz (en Bohême), sulfatées magnésiques; de Forbach, dans le départenlent de la Moselle, où Ton envoie les malades passer une ou planeurs saisons.

Je me propose, d'ailleurs, de traiter plus amplement un jour devant vous celte importante question de la constipation, que je ne puis qu'effleurer aujourd'hui.

Messieurs, je réclame encore de vous quelques minutes d'attention pour vous entretenir d'une médication nouvelle que vous m'avez \u employer avec on réel avantage dans un cas des plus graves de dyspepsie, chez une malade de notre salle Saint-Bernard.

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L'iDtégrité anatomique du sang, s*H mVst permis de me servir de cette exprenioD, esl uoe oonditioo capitale de l'accomplissement des fonctions. Dès que le sang est profondément altéré, soit dans la proportion des éléments qai le constituent, soit par l'adjonction de quelque principe septique ou toiîque« il arrive nécessairement que chaque organe est modifié dans sa teitore intime on tout au moins dans sa nutrition; il arrive encore que diaqne inolécoto organique en contact avec on sang vicié n*est plus dans ses rapports normani avec le fluide nourricier, et que le jeu des fooctions doit en être profondément entravé. De là des troubles nécessaires et dans la nutrition des tissus, et dans les fonctions des organes.

Pour ne parier que de Tanémie, nous comprenons li merveille que fe sang privé d*un élément essentiel ne poisse plus suffire à la composition dei tissas, et que les centres nerveux de la vie animale et de la vie organique, manquant de leur excitant naturel, n'exercent plus sur les organes dont ils animent les fonctions l'infliience qui leur est départie. On comprend donc que les [onctions digestives se troublent, et parce que les instruments, en tant que tissas, ne sont plus dans des conditions normales, et parce que le système nerveux ganglionnaire ne leur distribue pas régulièrement Tinflux qui leur est nécessaire, et parce que les organes eux-mêmes, fussent-ils dans Tétat anatomique le plus parfait, ne peuvent plus puiser dans le sang les matériaux complets des sécrétions.

Lorsque l'anémie est liée à la chlorose proprement dite, les préparations martiales en font assez rapidement justice, lors même que le fer est mal supporté pendant les premiers jours du traitement ; il finit ordinairement par triompher de la maladie. Mais l'anémie qui succède à des bémorrfaagiet utérines excessives, celle surtout qui est survenue lentement k la suite de faligoes physiques excessives, ou de peines morales prolongées, k la suite de l'excèi des plabirs vénériens, de la mauvaise alimentation, d'un allaitement trop longtemps continué, et continué dans de mauvaises conditions, cette anémie assex commune dans nos hôpitaux, surtout chez les pauvres Glfcs qoi deviennent mères et qui veulent remplir leurs devoirs maternels tout en se livrant à un travail trop peu rétribué et qui ne leur peniR^t pas de se nourrir con\enablement ; cette anémie ne peut en générai être modifiée par les martiaux, et comme elle est accompagnée d'une faiblesse excessive, d^ne inappétence invincible, nous ne pouvons, dans quelques cas, arriver k relever les aptitudes de rcstomac, auxquelles nous faisons immédiatement appel, bien convaincus que la bonne alimentation est la première des conditions curatires. Quoi que nous fassions, les maladies meurent avec un insurmontable dégoAt» avec une fièvre \ivc, une soif ardente, ci les recherches auatomiques ne nuos réxèlcnt rien, si ce u*est une pâleur universelle des tissus et une profonde décoloration du sang.

Je veux, messieurs, vous en citer un exemple : ' Le 5 janvier I86/1, une jeune femme de vingt-ciiiq Été

m tA DTSPEKIB.

Mlle StiDMIernard. Elle était accouchée trois mois auparavant dans les déplorables conditions hygîéniqoes et morales den filles-mères. Pauvre et Isolée, elle avait dû se livrer sans relâclie h un travail aussi fatigant que peu rémunéré; de plus, elle aliailnit son enfant et se nourrissait mal, c'est-à-dire qu'elle était soumise à une double cause d'épuisement. Aussi tomba*t-elle peu à peu dans un état d'anémie et de faiblesse dont II est difficile de se faire une idée.

Sa maigreur était excessive et sa faiblesse extrême. La décoloration des téguments était aussi cachectique que possible. Elle toussait, avait une fièvre continue» a?ec redoublement noctnrne, de sorte que l'aspect extérieur comme les phénomènes généraux étaient ceux de la phthisie pulmonaire. Ce fut donc arec un étonnement extrême que nous ne découvrîmes dans la poitrine aucun bruit anormal, et que partout, aux sommets comme aux bases, on entendait le murmure vésicnlaire normal.

Cependant Tinvestigation la plus minutieuse ne révélait quoi que ce fttt de morbide dans le reste de l'organisme. Il fallait donc admettre, dans ce cas, une febris alba virgmum.

Du 5 au 10 janvier, la fièvre hectique persista, et les forces allèrent déclinants, quoi que nous fissions. Le 1 0, la malade était encore dans Tétai suivant : die avait toujours 120 pulsations le matin et 190 pulsations le soir, une fièvre ardente, la peau sèche et brûlante ; une alternance de diarrhée et de constipation. On ne trouvait toujours rien à l'auscultation. — Le 11, elle éprotmt les symptômes d'invasion de la variole : rachialgie et vomissenicnis bilieux. Le pouls montait è iUO. — Le 12, trente-six heures après ces prodromes, apparaissent quelques rares papules, anémiques comme la peau sur laquelle elles se développaient, et qu'on sentait plus qu'on ne les voyait. — Le 13, les papules étaient restées les mêmes; aucune arétile ne les entourait La prostation était extrême, et le 1^ la malade succombait dans la journée. Pendant h vie, on avait examiné le sang ; il ne contenait que peu de leucocytes.

A Vautopsie^ on trouva une décoloration générale des organes. Le cceur était petit et très-anémié. Il n*y avait pas trace de tubercules dans les poumons, qui étaient congestionnés à leurs deux tiers inférieurs et postérieurs, comme dans les fièvres graves. La rate était volumineuse, tendue, dure» comme hépatîsée; les glomérules de Malpi^hi étaient évidemment augmentés de volume. Le foie était volumineux, mars pâle et décoloré.

Il n'est pas douteux pour moi que cette femme a succombé à la cachexie anémique, cl que l'invasion de la variole n'a été que la cause occasionnelle de la mort. Il en était de cet organisme épuisé par la déperdition qtioiidrenne, sans alimentation réparatrice, comme de celui des animaux sur lesquels expérimentait Chossat, qui ne pouvaient arriver à un certain degré d'inanithm ans que la mort fût inévitable.

bien souvent, messieurs, j'avais eu à gémir de mon impuissance dans CÉ» a Ma» et je dierchais vainement une arme dont je pusse utilement le docteur Demarqnay, mon collègue dans les hôpi-

M DE LA DYSPEPSIE

urax et mon ami, d'avoir pu, daas quelques drconsunces, rappeler ^ h fie des femmes que je regardais comme perdues, et qui se trouraîeDt dans ds ■ conditions analogues à celles de la jeune malade dont je viens de vous rappder succinctement la triste histoire. ^

Le moyen employé consistait à leur faire respirer du gaz oxygène pur.

Vous avez été témoins, dans les salles mêmes de la clinique, du socoèifK = Ton pouvait obtenir, dans les cas auxquels je fais allusion, par ces inkalatim g d'oxygène, et vous n'aurez pas été moins frappés que mol des résoltats à ^ cette médication, résultats aussi remarquables au point de vue tbérapeotiiiiM, qu'inattendus et paradoxaux au point de vue physiologique.

La malade dont je veux parler est encore à présent au n* 7 de la nk Saint-Bernard, où eUe est entrée le 1" avril 186ft.

C'est une femme âgée de vingt-deux ans. Gomme celle dont il était tontl l'heure question, elle était récemment accouchée; comme eUe, elle était aé* ] mique et épuisée |)ar l'allaitement; sa figure était absolument celle tm 1 cadavre. On commença par la séparer de son enfant Cependant, du i*' a iU avril, c'est-à-dire pendant quatorze jours, bien qu'elle eût cessé d'alMter» elle ne se remettait pas. Tout au contraire, la fièvre était continue, le porii de 120 à 130, avec chaleur sèche de la peau, et la faiblesse allait croisMl Cette faiblesse était même telle, que la malade ne pouvait s'asseoir dans son 1 sans tomber en syncope, et qu'il était presque impossible de l'ausculter. Cependant on avait pu s'assurer de l'absence de tubercules dans les poomoiiset èt j l'étatd'intégrité de tous les organes. Comme il n'y avait pas de toberculose, qie | les toniques et les ferrugineux avaient échoué, que l'anorexie était absolue, je i résolus d'essayer des inhalations d'oxygène, afin de raviver l'appétit et it faciliter la digestion. Dès le 1/i, la malade commença ce nouveau traitement, mais elle était si faible, que dès la seconde inspiration elle perdit connaissance par suite de l'effort qu'elle avait dû. faire pour aspirer le gaz. Cependant je recommandai d'insister et de lui faire respirer à plusieurs reprises cinq à sii litres en tout d'oxygène dans le courant de la journée. Pendant trois joars, la quantité de gaz respirée fut bien peu considérable, et l'amélioration bien peu sensible. Mais à partir du 19, la malade put s'asseoir impunément sur son lit^ et mangeait un peu. Le pouls ne battait plus que 104 fois par minute. Le 21, elle se lève pendant une heure, demande à manger, surtout des légumes. Il n'y a plus que 92 pulsations et la peau est fraîche. Le 24, le pouls tombe à 80 ; la malade descend au jardin et dit avoir un appétit vorace; en effet, elle mange deux portions ce jour-là et n'en a pas assez le soir. — J'abrège pour vous dire qu'actuellement, 30 avril, le pouls est à 72 ou 80 pulsations depuis quatre jours; que la jeune femme se sent tellement bien qu'elle denunde à quitter l'hôpital. Nous l'engageons toutefois à rester, car nous trouvons qae la guérison n'est pas complète. En effet, elle est toujours aussi pâle, et il nous semble évident que chez elle la fibre vivante a repris plus vite sa tonirité que le sang sa constitution normale.

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Ce qu'il y a d'étrange et d'inattenda dans le fait de Tiospiration de l'oxygène» €tsl que chaque inspiration produit dans la poitrine un sentiment de fraichenr agréable; c'est que le pouls étant, par exemple, à SU le 30 avril, au moment où la malade va respirer ses dix litres de gaz, il tombe à 76 au moment où elle a fini, et reste à ce chiffre pendant tout le temps de la visite ; e'est qu'enfin le pouls devient filiforme après trois respirations d'oxygène feulement, et reste tel pendant les deux à trois minutes que dure Texpérlence. Ce qui prouve, s'il en était besoin, que l'hématose ne s'accomplit pas dans les poumons, mais qu'elle a lieu dans les capillaires généraux; que pendant l'aae respiratoire, il y a simple échange de gaz dans les organes dits de l'hématose; Il qu'enfin l'oxygène agit presque aussitôt sur le système nerveux vaso- BOteur, et détermine la contraction des parois vasculaires.

l'ai fini ce que je voulais vous dire de la dyspepsie ; je vous le répète, je M pu entamer qu'un très-court chapitre de sa longue histoire. £n vous ■dîqnant très-sommairement ses diverses formes, son traitement encore |Ids varié, j'ai seulement cherché à vous montrer, à vous déblayer le chemin que vous aurez plus d'une fois à suivre dans le cours de votre pratique. Quel- ^ incomplètes que soient les notions que j'ai essayé de vous donner, elles ireifleront du moins vos idées. N'oubliez pas ceci, messieurs, c'est que la èppejpâe se présentera à vous sous les aspects et sous les formes les plus variés ; cTestque, suivant les cas, même suivant les individus, elle réclame des médi- CMions dont les indications générales peuvent à peine être formulées d'une iiçoD didactique, et qui sont subordonnées, dans l'application, à une foule de drconslances impossibles à prévoir, à signaler d'avance, et dont l'appréciation ifipartienl tout entière à l'intelligence du praticien.

noussEAU, 2* édit. — m.

GASTRITE CHRONIQEE.

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