‹ Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris (volume 4)Chapitre 9 sur 100 · GASTRITE CHR0I9IQUE · texte numérisé non relu

GASTRITE CHR0I9IQUE

étant survenue, je remplaçai i*eau de chaux et roplnm par le nitrate d*argeiit à la dose de 8, 9 et 10 centigrammes, donnés dans le coorant de la jooniée sons forme de pilules d'un centigramme chacune.

J'agissais de cette façon absolument comme lorsque l'on cherche \ modifier une affection catarrhale de la vessie, une affection catarrhale de la membrae muqueuse du pharynx par les injections, on par les applications cathérftiques.

Pendant six semaines on deux mois, je combinai ainsi mes moyens thérapeutiques, alternant l'opium et les préparations alcalines avec le nitrate d'vgent, et sous l'influence de ce traitement nous eûmes la satisfaction de vm survenir une amélioration telle, que le malade peut aujonrd'huî sortir detlApitai, ayant recouvré son appétit, digérant bien, ayant repris on notahfe degré d'embonpoint, en un mot dans un état de santé relativeoient fort sMiifiiisant.

Bien que ce fait, que je considère comme un exemple de gastrite chronique, laisse sans doute prise à contestation, il n'en est pas moins ponr vw un enseignement : car, en admettant que nous ne soyons arrivés qu'à n résultat imparfait, ce résultat est déjà assez considérable.

Lorsque nous parlerons de la diarrhée, nous verrons combien souvent de est la conséquence d'une phlegmasie intestinale identique avec celle qui frappe les bronches et survenant sous l'influence des mêmes causes. Tout dernièrement je voyais dans mon cabinet une jeune dame présentant tous les symptôinei d'une gastrite chronique, avec accès plus aigus se reproduisant très-fréquemment. Toutes les fois qu'elle s'exposait an froid, elle reprenait ces accès, et il survenait immédiatement des vomissements glaireux. On comprend à me^ veille qu'il en doive être ainsi ; j'ajoute, messieurs, que l'on ne comprendrut pas qu'il en fût autrement. Nous voyons mille fois l'influence dn froid aggraver ou provoquer les cystites, les catarrhes utérins, les catarrhes pulmonaires, ceux de la membrane nmqueuse des fosses nasales, et nous voudrions que la tonique interne de l'estomac seule ne participât presque jamais aox infirmités de toutes les autres membranes du même ordre.

C'est dans cette forme de gastrite chronique que les bains snlforeux, qoe l'hydrothérapie, les bains de mer, rendent de réels services ; et de pauvres malades qui ont chaque année fait d'inutiles voyages à Carbbad, à Vichy, ï Plombières, sont guéris en peu de temps par les eaux de Luchon, par les bains de mer ou par l'hydrothérapie.

Je ne veux pas quitter ce sujet, messieurs, sans traiter en peu de mots la question de ce que l'on appelle la pituite. On connaît vulgairement sons cette dénomination une maladie caractérisée par des vomissements glaireux qui ont lieu surtout le matin à jeun. La quantité de mucus ainsi rejeté est qodqeefois considérable. Il est bien entendu, messieurs, que je ne parie pas id de cette salivation glaireuse qui précède si souvent le vomissement et qôi évidemment est prodoite par les glandes salivaires et par les glandes mîidptrei dn

GASTRITE CHRONIQUE. 1i

libaniix et de la bouche ; c*est là de Texpuition et non un vomissement, mais je reox parler des vomissemenis glaireux. Ces vomissements s*observent le plus KNivent chez les gens qui font abus des boissons alcooliques, et, le plus ordilairement, ils coïncident avec une inappétence notable; ils ne sont pourtant incompatibles avec Tobésité, bien au contraire. J'ai toujours considéré ces pomissements comme l'expression d'une gastrite chronique, et je les place à dké du catarrhe de la vessie qui succède à la cystite aiguë, à côté des selles l^ûreuses ressemblant à du frai de grenouille, que nous observons si souvent Ih suite des colites aiguës et des dysenteries.

. Je sais à merveille que certains individus peuvent avoir ces vomissements filiiiteux sans que leur santé en paraisse altérée ; mais ne connaissons-nous pi beaucoup d'hommes atteints de cystite chronique, dont la santé générale K laisse guère à désirer, beaucoup de malades atteints de catarrhe brondûqoe avec une expectoration glaireuse fort abondante, qui n'en souffrent léellement que fort peu ? Nions-nous pour cela qu'il existe une phlegmasie de h membrane muqueuse vésicale ou bronchique?

Le traitement des vomissements pituiteux ne diffère pas, en définitive, de cehri de la gastrite chronique.

ULCÈRE CHRONIQUE SIMPLE f>K L'ESTOMAC.

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