‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 119 sur 223 · VA Q UE Z. — P II L K B 1 T E I E S M E M B B E S · texte numérisé non relu

VA Q UE Z. — P II L K B 1 T E I E S M E M B B E S

l’époque de l'apparition des règles que l’on voit reparaître, pendant des mois et quelquefois des années, des recrudescences douloureuses dans un membre antérieurement atteint de phlébite.

Les troubles trophiques consécutifs aux phlébites méritent par excellence le nom de troubles tardifs. En effet, à côté de l’œdème mou dont nous avons antérieurement parlé, qui atteint presque exclusivement le tissu cellulaire sous-cutané, qui est fugace et qui s’atténue à la longue pour disparaître au bout d’un certain temps, il y en a un autre qui se constitue lentement et qui envahit progressivement les couches profondes du derme. C’est alors que l’on voit, quelques années après la phlébite, apparaître une hypertrophie du membre atteint, en un mot, un véritable éléphantiasis. La peau est indurée et présente, comme on dit, l’aspect de peau d’orange. Parfois il y a une production exagérée de poils1; les couches superficielles du derme se détachent difficilement des parties profondes et la sensibilité est obtuse. Il n’est pas rare, dans de pareils cas, de voir apparaître des déformations des ongles. Parfois enfin la phlébite peut être suivie de dilatations variqueuses.

« Une de nos malades, atteinte de phïcgmatia chlorotique en 1880, présente actuellement une circulation veineuse très développée, offrant à la racine de la cuisse la disposition d’une tête de méduse et ressemblant en ce point à un paquet de sangsues. » (De Brun2.) Arnozan 3 rapporte un cas de même ordre. Dans ce cas, « il est probable qu’il y a eu phlébite variqueuse profonde, et, plus tard, varices superficielles, d’autant plus que la circulation sousaponévrotique était entravée par des oblitérations » (Broca). Un de nos malades présentait, trois ans après une phlébite de la jambe gauche, des varices des deux membres inférieurs, mais surtout prédominantes du côté du membre atteint4 5.

Pour en terminer avec ces troubles trophiques tardifs, nous devons mentionner le rapport si fréquent qu’il y a entre les varices et les ulcères des jambes. C’est un point sur lequel A. Broca**

1. M. le docteur Thibierge nous a récemment communiqué un fait de cet ordre.

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