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Barié, I te duc de médecine

EÇONS CLINIQUES.

,1e rappeler les diverses hypothèses proposées par les observateurs, en ajoutant les raisons (pii m’empêchent de les accepter.

Je ne veux citer que pour mémoire la Théorie du docteur Sibson (Tlie Lancet, 1874), aujourd’hui abandonnée et (pii prenait le bruit de galop pour un dédoublement anormal du premier bruit du cœur. Cette théorie se heurte à deux objections capitales : |° elle suppose la dissociation des contractions ventriculaires; et vous avez vu que cette dissociation n’est point admissible; T elle ne tient point compte du timbre du bruit surajouté; or celui-ci ne ressemble en rien à un claquement valvulaire.

Les autres théories peuvent se diviser en deux catégories : 1° certaines considèrent le bruit de galop comme systolique; ces théories sont défendues par M. d’Espine, MM. Bouveret et Chahalier; *2° pour d’autres auteurs, M. Barié, MM. Exchaquet, Kriege et Schenall, c’est à l’action prédominante de la systole auriculaire que serait due la production du bruit anormal.

M. d’Espine1 cl MM. Bouveret et Chabalier2 ont donné du bruit de galop des interprétations assez différentes ; mais ils s’accordent sur un point, c’est que le bruit anormal appartient à la systole ventriculaire qui se ferait, pour eux, en deux temps. Cependant quelle est la valeur de leurs preuves? Sans doute elles .s’appuient sur des tracés cardiographiques. Mais vous savez bien qu’un tracé cardiographique a besoin d’interprétation et que cette interprétation est aisément fautive si l’on n’y apporte un soin extrême et une très exacte méthode.

M. d’Espine admet que le début de la systole est nécessairement marqué par le choc du cœur et l’ascension brusque de la ligne du tracé. Je vous ai montré que cette interprétation des tracés n'est pas toujours juste. Ce qu’on appelle le choc du cœur peut marquer le début de la systole ventriculaire, mais il peut aussi, et cela est fréquent, se produire pendant la présystole, voire même même à son début. Je crois l’avoir montré d’une façon positive1. Si M. d’Espine a pu trouver à la pulsation radiale des retards de 0,52 centièmes de seconde, c’est assurément qu’il a placé le commencement de la systole cardiaque bien avant son début

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