Voir le travail sur le choc de la pointe
Ail. S le-Adélaïde l2(i. Neckor, août 1877. lletnnl normal
Pointe du cœur.
Pouls
radial.
Car de. semblables retards ne se produisent jamais. Je n’en
ai jamais constaté de pareils dans les innombrables tracés que j’ai recueillis. Vous pouvez \oir, sur ceux que je nuits ici sous vos veux, com i n tu 1 1 se constituent ces retards apparents; et vous ne douterez Pas que M. d’Espine n’ait été victime de ce genre d’erreur.
Een dirai autant des tracés excellents, mais à mon avis mal interprétés, de MM. Bouvcret etChabalier. Ces auteurs font coïncider le début de la systole avec le début du soulèvement du tracé, en s’appuyant surtout sur cette raison qu’il est peu acceptable d’admettre que la systole auriculaire détermine une impulsion aussi forte que celle produite par la contraction ventriculaire ellemême. Ceci est une raison de sentiment qui ne vaut plus rien du jour où il est démontré que le fait qu’on pensait inadmissible se produit réellement.
Les auteurs que je viens de citer croient trouver un moyen de démonstration plus précis dans le synchronisme parfait du début de la systole avec certains battements négatifs. Mais si les battements négatifs observés a la surface de la région précordiale peuvent être en effet systoliques, ils sont aussi et plus fréquemment diastoliques. Il n’y a donc absolument rien à en conclure au point de vue qui nous occupe.
D’ailleurs sur les tracés mêmes de M. d’Espine, aussi bien que de MM. Bouvcret et Chabalier, la systole, si l’on adoptait leur interprétation, prendrait une telle place qu’elle Unirait par occuper à elle seule cà peu près toute la révolution cardiaque, et qu'on n’y trouverait plus le moindre intervalle pour la diastole. Cependant une systole ne saurait se concevoir sans une diastole qui la précède et le sang ne saui ait etio projeté par le ventricule sans y avoir d’abord pénétré.
Je ne crois pas non plus à la possibilité d’admettre, avec M. d’Espine et M. Bouvcret, un double claquement mitral pour une systole unique, et M. Bouveret semble bien avoir conscience de cette impossibilité puisqu’il fait intervenir le bruit rotatoire
leçons cliniques.
musculaire, bruit que la contraction cardiaque n’est pas capable de
produire, ainsi que vous le savez.
Eu somme il uc peut être question, comme vous voyez, dans l’interprétation du bruit de galop ni de la systole en deux temps (|c M- d'Espine, ni du bruit rotatoire de M. Bouvcrcl. Le galop,
dans sa forme ordinaire, n’appartient point à la systole mais à la diastole et le plus souvent à sa portion présystolique. Comment et
par quel mécanisme s’y produit-] 1?
M Exchaquet', puis plus tard MM. Kriege et Scbmall-, ont soutenu que le bruit de galop résulte d’une contraction exagérée
île l’oreillette.
Que le galop présystolique coïncide avec la systole de 1 oreillette, cela est évident. Que l’oreillette contribue dans une certaine mesure à le produire, c’est ce dont on ne peut guère douter quand ou voit, comme sur les tracés que je vous présente en ce moment, avec quelle exactitude, avec quelle précision le soulèvement ventriculaire qui marque le mouvement du galop coïncide avec celui par lequel la systole de l’oreillette se manifeste dans le tracé de la jubilaire. Ce rapport s’y montre de la façon la plus nette, y compris le léger retard nécessaire pour la transmission du mouvement jusqu’à ce vaisseau.
Faut-il admettre cependant qu’un excès d’énergie de la systole auriculaire soit la cause unique et constante du galop? Il ny a point à le penser. Premièrement parce que la systole de l’oreillette u’a certainement rien à voir avec le galop protodiastolique; attendu que dans cette forme, comme dans les autres, le tracé jugulaire la montre toujours placée immédiatement avant le début de la systole ventriculaire, tandis que le galop se trouve reporté au début de la diastole. Secondement parce que dans la forme presystolique elle-même on ne saurait établir aucun rapport entre l’existence du galop et l’énergie plus ou moins grande de la systole de l’oreillette, manifestée par le caractère des tracés de la jugulaire ou par l'hypertrophie de cette partie du cœur constatée après la mort. Sans doute les tracés mis ici sous vos yeux montrent de beaux soulèvements présystoliques de la jugulaire; mais on en trouve de tout aussi manifestes et de plus considérables chez les gens qui ne présentent aucune trace de galop; et, d’autre part, c’est vainement