‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 148 sur 223 · Laurexcix, Lyon medical , 7 oct. 1888, p. 20a · texte numérisé non relu

Laurexcix, Lyon medical , 7 oct. 1888, p. 20a

VAQUEZ. — PHLÉBITE DES MEMBRES. 849

qui réside dans l’ignorance où l’on csL de la nature vraie de la chlorose et de ses différentes modalités pathogéniques. Nous ajouterons que l’anatomie pathologique est à peu près muette sur ce sujet de la phlébite chlorotique, et qu’il est nécessaire d’attendre de nouveaux éclaircissements de ce côté.

Phlébites goutteuses. — La phlébite goutteuse a été décrite d’une façon magistrale par Paget1 en 1880. Avant cet auteur, on avait rapporté déjà des observations de cette affection, mais on croyait la goutte incapable de les expliquer et l’on mettait invariablement en cause le rhumatisme2. C’est à James Paget que revient le mérite d'avoir indiqué le rapport entre la goutte et les complications phlébitiques, et d’avoir fixé les caractères principaux des modalites cliniques de celles-ci. — Après lui, Prescott Hewett5, Tuckwell* et Owen Rees5, en Angleterre, Lancereaux6 et Lecorché7 en France, étudièrent à leur tour ce sujet, sans rien modifier des idées avancées par Paget. La thèse de Viccaji8, publiée en 1880, coordonna les faits connus. Depuis de temps on a peu écrit sur la phlébite goutteuse ; l’article de M. Rendu dans le Dictionnaire encyclopédique (1884), quelques observations éparses dans divers recueils, constituent toute la bibliographie ressortissant à ce sujet. Cependant le Congrès tenu en 1892, àNottingham, par l’Association médicale britannique, entendit une communication très intéressante de M. Lorimeru(de Buxton) sur la phlébite goutteuse. L’auteur rappella à nouveau les caractères cliniques de l’affection, mais ne se crut pas en droit d’en spécifier la nature pathogénique. Récemment enfin, Œttinger10 a résumé la question dans son excellent article du Traité de médecine.

Ces quelques données bibliographiques font ressortir ce fait que la phlébite goutteuse a été surtout étudiée en Angleterre; cela n a rien qui doive nous surprendre, étant donnée la fréquence de

1. James Paget, St.-Barth. llosp. Rep., 1.886, t,. II, page 82. — Clinical Lectures and Emu y s, 1874.

2. Voir notamment, une observation de la thèse de Champouillon (Paris, 1864), laquelle, sous Je j.itrc Rhumatisme goutteux. — Phlébite , a trait à une phlébite goutteuse manifeste.

•>. Pkescott Hewett.

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