L K (JO. VS CLINIQUES
niveau de la pointe. Le professeur Peter dit que c’est, sinon à l’orifice aortique, du moins à la hase, que siègent toujours ces bruits cle souille. M. Constantin Paul admet que la majorité de ces souffles correspond au foyer d’auscultation de l’artère pulmonaire. Ceci est certainement pins exact. Comme je l’ai dit, Bouillaud avait déjà admis le siège possible à la pointe, au niveau du foyer d’auscultation de l’orifice mitral. Dans trois des observations suivies fi autopsie que j’ai relevées dans diverses publications, on ne put constater d altérations valvulaires chez des sujets chez lesquels on avait constaté pendant la vie des souffles de la pointe. Mon ami regretté, le professeur Parrot, localisait à l’orifice tricuspidien les souffles des chlorotiques, s’appuyant pour cela sur une fausse interprétation des mouvements veineux que présentent ces malades.
Certains des auteurs précédents, et d’autres avec eux, ont insisté sur la faible diffusion des souffles qui nous occupent; ce caiactère est vrai parfois, mais non toujours, et cela dépend en grande partie de l’intensité du bruit anormal.
Relativement au rythme , on n’est pas pins d’accord. Les souffles anorganiques, dit-on, sont toujours systoliques; or, une observation de Renvers, publiée dans les Annales de la Charité de Berlin , montre que l’on en peut trouver de diastoliques. Weiss a rapporté trois cas suivis d’autopsie qui établissent le même fait, et nous en avons eu récemment ici une nouvelle preuve.
Les souffles anorganiques, à en croire les auteurs, seraient toujours moins prolongés que les souffles organiques, or ce caractère est a coup sûr insuffisant, car ces derniers bruits peuvent être euxmèmes extrêmement courts.
On a dit encore qu on pourrait trouver des signes distinctifs importants dans la variabilité, l’ irrégularité , la mobilité extrême des sonflles anorganiques. Cela est parfois vrai, et, dans le mémoire de M. le docteur Cufler1, ces caractères sont très justement appréciés et mis en leur valeur; mais ils sont loin d’être constants et, d’autre part, des souffles organiques peuvent être également variables, éga lein en t ch ange an ts .
I aut-il faire plus de fond sur le timbre, la tonalité, 1 intensité des bruits anorganiques? Certes, ces bruits sont le plus souvent faibles et doux, tous les auteurs s’accordent à ce sujet, mais cela