PO T AIN. — OU CHOC DE LA POINTU DU CŒUR
Étude cardiographique du choc de la pointe du cœur.
Rien ne parait d’abord plus facile et plus simple que de résoudre par la cardiographie le problème actuellement posé, c’est-à-dire de savoir si °le soulèvement de la pointe du cœur est produit réellement et exclusivement par la systole du ventricule. Il semble qu’il doit suffire pour cela de déterminer quel est, par rapport à ce soulèvement, l’instant précis où se fait entendre le premier bruit et se produit la clôture des valvules auriculo-ventriculaires, et dans quelle mesure coïncident avec cet instant le relèvement des sigmoïdes et la pénétration du sang dans l’aorte; car nous ne pouvons juger de la contraction du muscle cardiaque que par les effets de cette contraction. Les tracés cardiographiques, qui reproduisent si fidèlement les mouvements de la pointe du cœui et ceux des vaisseaux, semblent faits pour fournir la solution de ces questions diverses, et l’on croirait volontiers, grâce aux ingénieux moyens d exploration mis en nos mains par Marey, que les mouvements cardiaques et vasculaires ne sauraient plus avoir aucun secret pour nous.
11 n’en est pas tout à fait ainsi cependant, et l’application de ces méthodes à la recherche que nous visons en ce moment ne laisse pas de présenter d’assez grosses difficultés. Après Marey, de fort habiles s‘y sont appliqués : Mauser, Donders, Landois, Edgren, Martius et, tout récemment, un assistant de la clinique de Konigsberg, le docteur Paul Hilbert1, avec l’aide et sous la direction du professeur Schreiber. Les résultats fournis par ces divers observateurs ne sauraient nous satisfaire complètement au point de vue qui nous occupe ici. D’abord parce que ces résultats ne concordent point entre eux, et, de plus, parce qu’ils sont en contradiction avec ceux que donne l’observation clinique. Or, comme semblables contradictions ne sauraient être, il faut bien que quelque erreur, ici ou là, se soit glissée à la recherche de laquelle nous voilà forcés maintenant de nous mettre, si nous voulons savoir la vérité sur ce sujet.
1. Paul Hilbert. Zur Deulung der Herzslosscurve, in Zeitsch. f. H. Med. Berlin, 1891 ■
La constatation en étant évidemment malaisée, puisqu’elle a pu échapper à tant et de si habiles observateurs, il importe de nous
rendre compte des causes
I1. radial
i l’ointe. .
1*. radial
l’ointe.
\ P. radial
Pointe.
P. radial
Pointe.
P. radial
d’erreur qui peuvent intervenir dans l’application de la cardiographie au but pointe. . RimiHUiamM que nous poursuivons et
des conditions auxquelles on les peut éviter.
La première et principale cause des embarras où 1 ou peut être quand on tente d’appliquer la cardiographie à des déterminations aussi précises, aussi rigoureuses que celles dont nous avons besoin pour l’objet qui nous occupe, c’est qu’il est beaucoup plus difficile qu’on ne croit en général de trouver, dans les tracés qu elle fournit, des points de repère absolument sûrs et dont les rapports avec les actes qui s’accomplissent dans le cœur puissent s’établir d’une façon certaine et précise.
Sans doute on sait que les mouvements de la pointe du cœur soulèvent en général le levier du cardiographe pendant la pj j systole et qu’ils le laissent
habituellement retomber pendant la diastole. Mais cela ne conduit pas loin s'il s'agit de déterminations rigoureuses ; et le simple examen d’une série de