P OTA IN. — DI! CHOC DE LA POINTE DU G (EU K
le retard du pouls radial sur le pouls carotidien ayant été trouvé pour ce cas-là de 0",07, il faudrait admettre, si l’on suppose le début ,1e la systole au point d, que l’onde sanguine met 0",095 pour arriver à la carotide, c’est-à-dire un temps plus considérable que celui qu’elle mettra pour atteindre l’extrémité de la radiale, qui se trouve à une distance six fois plus considérable de l’origine de l’aorte.
C’est donc bien au point a que la systole commence; et c’est la ligne ab qui représente l'impulsion systolique. La portion de la ligne ascendante qui précède ne lui appartient pas. Les tracés suivants nous montreront d’ailleurs par analogie quelle est sa signification.
En effet, dans le tracé III, cette meme portion du tracé, beaucoup moins prolongée que dans le précédent, semble s’arrêter au pied de la ligne d’ascension. C’est au point où elle s’arrête que correspond le premier bruit. Et ce point correspondant au premier bruit est à la même distance du pouls radial que dans le tracé précédent.
11 en est donc exactement l’analogue, et le soulèvement qui le précède représente la première partie de la ligne ascendante du tracé.
Sur le tracé IV ce soulèvement est réduit à une simple obliquité de la ligne, obliquité qui précède également le signal du 1" bruit et n’est autre chose qu’une continuation de la portion auriculaire du tracé, c’est-à-dire de la partie de ce tracé où le soulèvement de la ligne est déterminé manifestement par la contraction de l'oreillette emplissant le ventricule.
Si l’on tient compte de toutes ces particularités, il y a lieu de croire que la portion de la ligne ascendante qui précède le premier bruit et l’ondulation signalée appartient dans tous les cas à la systole auriculaire, car il n’y a point à penser que le ventricule puisse se contracter pendant Ü",05 avant de fermer la mitrale, tandis qu’à d’autres moments il en déterminerait la clôture immédiate.
Il faut donc admettre que la systole de l’oreillette, après avoir produit un soulèvement modéré tandis qu’elle emplit le ventricule, en produit tout à coup un beaucoup plus rapide au moment où la paroi du ventricule commence à se tendre. C’est ce soulèvement plus rapide qui se trouve exprimé sur le tracé par une ligne plus ou moins relevée et plus ou moins ascendante.
On aura de ces mouvements successifs et de loups concordances
:,‘-)<s CLINIQUE M ÉUICALE DE LA CHARITÉ.
l,uc blée l}llls n(3tte en consultant la ligure delà page 541 qui représente avec grandissement les différentes phases d’une révolution cardiaque reproduite par la cardiographie.
Si nous poursuivons maintenant l’examen des différentes formes uudiogi apliiques, on verra que sur le trace V la ligne ascendante correspondant à la distension ventriculaire se prolonge beaucoup plus haut; que c’est au voisinage seulement du sommet que se trouve l’ondulation correspondant au passage de la systole auriculaire a la systole ventriculaire; et que c’est encore sur cette ondulation que se place le signal du premier bruit; précisément au niveau du point où Marey l’avait trouvé dans les cas où il fit cette recherche. Ici encore, on voit, en faisant des mensurations exactes, que le sommet de la pulsation est à 0",07 du pouls radial; que le pied, au con traire, en est éloigné de 0",18, distance à laquelle on ne saurait reporter le début de la systole ventriculaire; tandis quel ondulation voisine du sommet sur laquelle tombe le premier bruit est à 0",09 du pouls radial, c’est-à-dire à la distance même où nous l’avons trouvée dans les tracés précédents. Cette concordance si exacte nous doit donc confirmer dans la conviction : 1° que le premier bruit, tout en se plaçant en des points très différents du tracé cardiographique, correspond cependant toujours très exactement au début même delà systole ventriculaire; 2Ü que le début de la systole ventriculaire n’est pas toujours marqué sur le tracé par le pied de la ligne ascendante, comme on se laisse aller trop aisément à le croire; 5° que ce début est indiqué dans un certain nombre de cas par une ondulation de cette ligne qui se place à des hauteurs variables depuis le pied même de la ligne ascendante jusqu’à son sommet; 4° que toute la partie qui précède appartient à la systole de l’oreillette; 5° que le soulèvement de la pointe, ordinairement attribué à la systole du ventricule, peut être conduit jusqu’à son point extrême par la systole auriculaire, à la fin de laquelle seulement se fait entendre le premier bruit. Ceci est en accord avec ce que l’exploration directe nous avait indiqué déjà et explique enfin le désaccord apparent des divers auteurs qui ont écrit sur ce sujet.
Cela explique également pourquoi, dans un grand nombre de cas, ainsi que nous l’avons noté plus haut, la systole en apparence indiquée par les tracés cardiographiques se trouve démesurément longue. Car, en prenant pour systole tout ce qui est représenté par