POT AI S. — DU CHOC DE LA POINT R DU CŒUR
d^ne plaque de stéthoscope qui permette de s’en servit* pour l’auscultation, on peut suivre le mouvement de l’œil tandis que l’oreille perçoit le bruit, et l’on voit alors, de la façon la plus précise, que le renforcement dit présystolique accompagne le soulèvement du levier et cesse net, en même temps que se produit le claquement.
au moment même où le levier atteint le sommet de sa course. G est ce qu’on peut voir inscrit sur les deux tracés ci-contre recueillis cette année dans mon service et où le bruit de souffle perçu a été marqué par une ligne ponctuée placée au-dessus des parties de ce
llélrécissemcnt mi Irai. (Charité. 181)2.)
racé durant lesquels il se faisait entendre, et son renforcement par me ligne ondulée qui suit la partie ascendante du trace.
Le fait indiqué par Dickinson est donc en dehors de toute contestation. Mais est-il possible d'admettre, comme il le croit, que le souffle dit présystolique soit un souille d insulfisance ? Assurément, non, car on a des preuves multiples du contraire.
D abord ce bruit n’est très souvent qu’une continuation exagérée du roulement diastolique au sujet duquel il n’v a point de contestation et qui est, de toute évidence, un bruit de rétrécissement. Il a le meme timbre, le meme siège, les memes propagations. Il s’accompagne comme lui d’un frémissement distinct qui est aussi la continuation renforcée du phénomène diastolique. Tandis qu’un souille d’insuffisance, quand par hasard il succède à celui du rétrécissement, présente toujours un timbre différent et, en outre, même plus intense, ne s’accompagne, dans le plus grand nombre des cas, d aucun frémissement. Par conséquent, le bruit désigné piésente tous les caractères d’un bruit de rétrécissement et nullement ceux d’un souffle d’insuffisance.
En second lieu, on a vu que, pour expliquer l’insuffisance momentanée de la valvule qui est en réalité susceptible de clore paifaitemcnt 1 orifice, Dickinson a été forcé de supposer que la clôture de la mitrale était retardée par l’épaississement et la rigidité des lames valvulaires. Or, dans un grand nombre de cas de rétrécissement mitral pur, le bord seul de ces lames est épaissi et induré ; leur partie moyenne et supérieure reste au contraire assez souple pour n’opposer vraiment aucune résistance à la force qui les meut. Dans les cas d’insuffisance mitrale, au contraire, il est habi-
tuel de trouver les valvules envahies dans toute leur étendue par 1 endocardite chronique, épaissies, rigides, rétractées, recroquevillées et, par là même, insuffisantes. C’est alors que le mouvement valvulaire serait retardé, s’il pouvait l’être, par le mécanisme que Dickinson a imaginé, et qu’on déviait entendre un souffle d’insuffisance antérieur au claquement valvulaire du premier temps. Eh bien, cela n’a pas lieu. Le souffle dans ces cas-là commence avec une précision mathématique à l’instant marqué par le claquement valvulaire et exactement avec lui. On n’entend aucune trace de bruit présystolique.
Enfin, si la mitrale, dans le cas de rétrécissement pur, était retardée dans son mouvement par l’épaississement et l'induration de ses lames et retardée d’un temps équivalant à la durée du bruit présystolique, comme la valvule tricuspide n’a, de ce fait, aucun motif de retard, le synchronisme des deux bruits serait nécessairement détruit et l’on entendrait constamment, avec le roulement présystolique, un dédoublement du premier bruit résultant de l’anticipation tricuspidienne. Or, cela n’a jamais été con-