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PO TA IN. — DU CHOC DE LA POINTE DU CŒUR

m-aiule analogie et doivent en être cependant soigneusement distingués. Chez certains sujets et en particulier chez ceux dont le poumon recouvre la pointe du cœur, celle-ci dans son mouvement de propulsion comprimant le poumon interposé y produit parfois un bruit de froissement, assez indistinct, qui, par son timbre aussi bien que par son rythme, se montre fort analogue au roulement présystolique du rétrécissement. Sans doute il est encore moins soufflant que lui et d’un caractère plus superficiel, mais ces différences ne sont pas telles qu’on ne dût rester plus d une fois dans l’hésitation si l’on ne trouvait, dans le siège précis de ce bruit, qui est exactement apexien au lieu d’ètre susapexicn, et dans le dédoublement constant du second bruit ou dans f accentuation très prononcée du claquement de l’artère pulmonaire, des signes précieux pour le diagnostic différentiel et suffisant presque toujours à écarter toute méprise, pourvu qu’on soit assez attentif a les rechercher.

d). Un autre fait pathologique dont ce qui vient d’être exposé peut faciliter beaucoup l’interprétation, c’est l’anticipation du soulèvement de la pointe; soulèvement que d’ordinaire on prend pour indice du début de la systole. Que ce soulèvement puisse commencer à une distance variable du début réel de la systole ventriculaire, c’est ce qu’on a vu plus haut, puisque nous avons trouvé cette distance variant dans le rapport de 1:7.

C'est aussi ce dont il n’y a pas à s’étonner, puisqu’il s’agit d un acte indépendant de la systole du ventricule et même, dans une certaine mesure, de celle de 1 oreillette; que le moment où il commence à se manifester est celui où les parois ventriculaires commencent à se tendre et que ce moment dépend sans doute à la fois de l’état des parois cardiaques, de la quantité de sang retenue par le ventricule, du volume de fondée qui y pénètre et peut-être de la promptitude avec laquelle le ventricule répond à la provocation. Cette anticipation peut être telle que le soulèvement ait lieu très loin du début véritable de la systole, comme on le voit sur les tracés 4 et 5 de la planche II. Cela s observe notamment dans l’insuffisance aortique, et c’est par là que le professeur Tripier, de Lyon, a été induit à signaler dans cette maladie un long retard du pouls, qui en réalité n’est qu’apparent, fa systole en effet conserve dans ce cas sa place habituelle par rapporta la pulsation des artères; la présystolc seule a devancé

OU

pour un des motifs exposés plus haut le moment habituel de son apparition.

Quand le soulèvement anticipé s’accuse pour l’oreille par un bruit sourd mais notable, et quand le premier bruit normal vient prendre place ensuite, cela donne lieu à une des variétés du triple lu uit appelé bruit de galop. Et c est dans ces circonstances (pie le professeur Dcspine, de Genève, trompé par les apparences des tracés cardiographiques, a pu croire à une systole en deux temps, dont le premier serait consacré à la clôture des valvules auriculoventriculaires et le second, fort en retard, à la propulsion du sang dans 1 aorte. Mais c est un point sur lequel je ne veux pas insister maintenant, comptant y revenir dans un nouveau travail sur le bruit de galop.

Résumé. — On peut résumer de la façon suivante tout ce qui vient d’être exposé dans ce travail.

Ce qu’on appelle choc de la pointe du cœur est constitué par deux phénomènes distincts : 1° une propulsion plus ou moins rapide de cette pointe; 2° un ébranlement brusque qui termine le plus ordinairement la propulsion et coïncide avec le premier bruit.

La propulsion résulte tantôt de la contraction des ventricules, tantôt et plus souvent de la distension des parois ventriculaires opérée par la systole des ventricules.

Si l’on suppose une fréquence moyenne des battements du cœur avec une propulsion exclusivement déterminée par la contraction auriculaire, la révolution cardiaque complète se partage en trois périodes de durée sensiblement égale : le repos, la systole des oreillettes, celle des ventricules. La systole de l’oreillette se subdivise à son tour en deux parties : la première pendant laquelle elle achève d’emplir le ventricule; la seconde où elle le distend.

La propulsion de la pointe a lieu dans la deuxième partie de cette seconde période, c’est-à-dire de la période systolique auriculaire. Elle occupe le plus ordinairement les 2/5 de cette période. Elle est immédiatement suivie de la systole du ventricule et mérite pour ce motif le titre de présystolique.

L’intensité du choc de la pointe ne dépend pas exclusivement

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