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ACTION

DE LA DIGITALINE.

ralentissement et

d’accélération simple ou arythmique. Je ne don-

Kig-, 1. — Figure d’ensemble montrant la marche des accidenLs produits dans la fonction des deux ventricules, jusqu’à la mort, par l’empoisonnement avec la digitaline llomolle. ( Synchronisme .)

1. Pression dans le ventricule gauche (Pr. v. y.) et dans le ventricule droit (Pr. v. cl.) avant a digitaline.

2. 10 minutes après l’injection veineuse de 5 milligrammes : phases arythmiques avec ralentissement prédominant.

3. 10 minutes après nouvelle injection de 5 milligrammes (total, 6) : ralentissement persistant avec systoles redoublées, avortées, dans les deux ventricules.

i. 2 minutes après nouvelle injection de 1 milligramme (total, 7) : début de l’accélération toxique par accès de palpitations bi-ventriculaires.

5. 5 minutes après nouvelle injection de 5 milligrammes (total, 10) : renforcement de l’accélération arythmique.

11. 5 minutes après nouvelle injection de 3 milligrammes (total, 13) : exagération de la tachycardie et systoles redoublées plus nombreuses.

7. S minutes après nouvelle injection de 5 milligrammes (total, IG, dose mortelle) : régularisation avec plus grande fréquence.

8. 10 minutes après l’injection et 1/2 minute avant la mort : conservation de la régularité, de l’énergie et de la fréquence.

0. Mort subite des deux ventricules: en A, accès demi-tétanique bilatéral; en B, reprise de quelques systoles; en C et U, nouvel accès demi-tétanique; en E, quelques systoles faibles « bi-ventriculaires, suivies de l’état de trémulation iibrillaire qui dure 20 à 25 secondes et aboutit à la mort définitive en diastole, l’immobilité se produisant un peu plus tôt dans le ventricule gauche. (Exp. du 7 août 1891.)

lierai ici d’autres détails que ceux qui

ont trait à cette indication

générale: la figure-tableau ci-dessus (fig. 1) suffira, avec la légende qui l’accompagne, à montrer l’ensemble des modifications bi-vcntriculaires, du début de l’empoisonnement jusqu’à la mort du cœur, et facilitera l’exposé analytique des deux séries indiquées plus haut1.

§ 2. Ralentissement <lîgit»lini<jue <ln cœur. Synchronisme «les «leux ventricules.

La solidarité des deux ventricules dans le ralentissement digitalique régulier ressort de toutes les expériences où l’on examine comparativement la fonction des deux cœurs, soit au moyen des explorations extérieures localisées à chaque ventricule, soit au moyen des explorations de la pression ventriculaire droite et

1. foules les figures contenues dans ce travail montrent la plus étroite solidarité fonctionnelle entre les deux ventricules soumis à l’action de la digitaline, qu’il s’agisse de ralentissement régulier ou arythmique, d’accélération simple ou arythmique, de systoles avortées isolées ou eu séries : partout le synchronisme est incontestable. Dans 1 Introduction de ce tra vail, j ai eu déjà l’occasion de signaler les divergences des opinions émises à ce sujet, me réservant d'en rechercher la cause : cet examen critique fait, en partie, l’objet du présent chapitre.

Le n est pas à propos du point spécial de l’action bi-ventriculaire d’un poison cardiaque qu il y a lieu de soulever et d’approfondir la question générale du synchronisme ou de 1 asynchronisme des deux ventricules. J’avais eu tout d’abord l’intention de présenter cette étude d’ensemble, au lieu de me limiter à un mémoire sur la digitale, et j avais, dans ce but, groupé tous les documents que j’ai amassés depuis près de vingt ans sur ce sujet. Mon premier projet a été abandonné pour le moment, mais il serait facile d’emprunter à celte collection considérable les éléments de celte discussion : je ne le ferai point cependant, jugeant inutile d'allonger encore ce mémoire qui dépasse déjà de beaucoup les limites que je m’étais assignées; d’autre part, j’ai dû restreindre sur tous les points la partie critique de mon étude, et il serait illogique de développer cette question a l’exclusion des autres. Çà et là cependant j’ai relevé quelques-unes des causes de désaccord tant au sujet du synchronisme qu’au sujet de la synergie, qui constituent deux termes très distincts de la solidarité fonctionnelle des ventricules droit et gauche. Tout ce que je puis dire ici, quitte à y revenir avec détail dans une étude spéciale, c’est que l’assertion d’un asynchronisme des deux ventricules me paraît reposer sur une interprétation défectueuse des phénomènes aortiques et pulmonaires étudiés avec des procédés mal appropriés : le manomètre à mercure est, en effet, absolument insuffisant en pareil cas. Je crois aussi que quand on emploie une technique, cependant de beaucoup supérieure à ce point de vue, celle des explorations de la pression dans les deux ventricules avec des sondes cardiographiques, on peut être induit en erreur par le défaut d’adaptation de la sensibilité de la sonde ventriculaire aux très faibles variations de pression que produisent les systoles avortées; aussi peut-on parfois supposer que le ventricule gauche, par exemple, donne deux systoles, le droit n’en donnant qu’une. C’est une erreur à laquelle je me suis exposé moi-même, mais qu’il est facile de rectifier quand on est prévenu. Dans les milliers de tracés comparatifs que je possède, je n’ai relevé que deux fois un asynchronisme probable entre les deux ventricules, et cela sur des chevaux dont le cœur était rendu arythmique par le contact des sondes ventriculaires : le ventricule gauche paraissait donner deux systoles pour une du ventricule droit. Mais je n’ai jamais observé le redoublement ventriculaire droit, qui est précisément admis dans l'hypothèse clinique de l'hémisystole.

FRANÇOIS-FRANCK. — ACTION DE LA DIGITALINE

o-auche, soit, enfin, en enregistrant simultanément les variations de k! pression clans une branche de l’artère pulmonaire et de l’aorte.

L Ce n’est point au sujet de ce ralentissement régulier du cœur (qui rappelle très exactement celui que produisent les faibles excitations du nerf vague) qu’une contestation peut survenir: personne ne doute, je crois, que les deux ventricules soient simultanément ralentis. On n hésite qu’à propos du ralentissement arythmique du pouls artériel, quand on constate deux pulsations du cœur pour une pulsation dans l’artère : ici se présente l'hypothèse trop facilement acceptée de l’Ilémisystole, dans laquelle le ventricule gauche ne donnerait qu’une systole pour deux du ventricule droit; nous examinerons ce cas particulier avec l'attention qu’il mérite à propos de l’arythmie toxique, en le rapprochant de 1 arythmie nerveuse. Il ne s’agit, en ce moment, que du ralentissement simple du cœur, caractérisé par l’espacement plus grand des systoles ventriculaires ; quelques exemples suffiront à montrer que les deux ventricules sont également affectés dans cette modification de la fréquence; pour simplifier, je renvoie à la figure I (phases 2 et 5) représentant la marche générale des accidents de la digitaline, et à la figure 4 intercalée dans l’examen du synchronisme des deux ventricules accélérés par des doses toxiques de digitaline (§ 4). On verra dans cette dernière (phase 2, ralentissement ) que le ventricule droit et le ventricule gauche, soumis comparativement à des explorations intérieures et extérieures, battent avec un syn-

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CLINIQUE MÉDICALE DE LA CHARITÉ, chronisme aussi parlait <|ue dans les conditions de fréquence

moyenne {phase 3).

On y constatera également l’augmentation de puissance des ventricules ralentis, agissant sur une masse de san<> plus grande qui s’est accumulée pendant leur diastole prolongée.

Enfin, la comparaison des variations de la pression dans une artère aortique et dans une branche de l’artère pulmonaire, établit, à son tour (fuj. 2), le synchronisme du ralentissement digitalinique dans les deux ventricules.

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