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Tcckweli., Ibid., 4874, t. X, p

3. Viccaji, Phlébites rhumatismales et goutteuses. Thèse de Paris, 4880.

L’état d’intégrité ou de non-intégrité antérieure des veines modifie nécessairement l’évolution des phénomènes morbides dans chacun des types que nous venons d’indiquer.

Nous étudierons tour à tour les phlébites de nature aseptique et celles de nature septique.

Phlébites aseptiques. — Les lésions des veines peuvent résulter d’un traumatisme ou elles peuvent être spontanées. Ces dernières, nous le verrons, se réduisent à une classe de phlébites toutes spéciales, qui n’atteignent guère que des veines déjà altérées par des modifications anciennes : dilatation d’ordre mécanique, état variqueux, etc.

Les phlébites aseptiques de cause traumatique résultent de plaies ou de contusions des veines. La saignée, les plaies par instruments tranchants déterminent une perte de substance minime de la veine, laquelle se répare d’ordinaire rapidement. Ce qui se passe après une saignée représente l’évolution normale des phénomènes. A peine une douleur peu intense suit-elle le traumatisme du vaisseau. Très rapidement, d’ailleurs, la douleur disparait, et vers le 2e ou le 5e jour la circulation s’est rétablie dans le vaisseau. Normalement, en effet, dans ce cas, il n’y a pas d’oblitération persistante. Des phénomènes analogues se passent lorsqu’il s’agit d’un traumatisme qui a atteint une veine comme l’aurait fait la lancette. Il est évident que nous laissons de côté ici les cas de section complète du vaisseau et les accidents qui résultent de l’hémorrhagie.

Nous faisons remarquer simplement, en résumé, que la phlébite due à une plaie veineuse aseptique aboutit rapidement à la réparation du vaisseau sans oblitération persistante. Il est également entendu que nous considérons les seuls cas où la veine était antérieurement saine.

La contusion d’une veine peut déterminer l’apparition de phénomènes phlébitiques, aboutissant môme à l'oblitération du vaisseau. Ces cas sont des plus intéressants; ils représentent, au point de vue clinique, une des formes intéressantes de la phlébite, que nous avons pu reproduire expérimentalement et dont la réalité nous a été ainsi démontrée. Longtemps, en effet, on s’est demandé comment et pourquoi la simple contusion d’une veine pouvait déterminer les phénomènes de la phlébite avec oblitération ultérieure possible. Le fait est certain et s’explique facilement aujourd’hui.

La simple compression d’un vaisseau veineux ne détermine que rarement la phlébite. Pendant le cours des opérations, on peut être amené à comprimer pendant des heures un segment veineux, et le plus souvent il n’en résulte rien de fâcheux. Exceptionnellement, comme le professeur Yerneuil* l’a rapporté, on a pu voir une périphlébite avec thrombose consécutive atteindre la veine fémorale à la suite d’une compression prolongée faite au pli de l’aine. Deux conditions sont nécessaires, les auteurs l’ont noté : il faut une compression à la fois énergique et prolongée. Il se produit alors un arrêt de la circulation dans les parois mêmes de la veine, lequel peut être suivi d’altération de la surface interne : l’oblitération du vaisseau qui en résulte, s’explique dès lors facilement. II ne s’agit pas d’une thrombose spontanée, mais bien d’une phlébite, et après tout, comme nousl’avonsdit, lefaitcstexceptionncl.

A côté de ces cas où la contusion de la veine est évidente, mais prolongée, il faut ranger ceux où la contusion, très violente, n’a été que momentanée. C’est ce qui se passe, par exemple, à la suite des traumatismes par projectiles qui frappent une veine sans l’ouvrir. Les auteurs ont noté que ces contusions déterminaient soit une hémorrhagie secondaire, par chute d'un lambeau sphacélé de la veine, soit une oblitération. Le mécanisme est le même que précédemment.

Ne faut-il pas rappeler ici les belles observations d’Ollier1 2 sur les accidents qui résultent de la dénudation des veines? Langenbeck a rapporté deux cas de dénudation des veines du cou, suivie de thrombose. Ollier a communiqué à Nicaise3 deux observations analogues. L’oblitération résulte, à coup sûr, du phénomène de la phlébite, mais celle-ci peut rester aseptique, bien qu’en dise M. Schwartz4. Il est vrai, comme le remarque ce dernier auteur, que ces accidents sont beaucoup plus rares depuis l’introduction des méthodes antiseptiques, mais si nous nous en rapportons aux données expérimentales, il faut estimer que c’est la restauration rapide de la tunique externe nutritive du vaisseau, favorisée par les pratiques d’antisepsie, qui rend la phlébite et l’oblitération exceptionnelles aujourd’hui. La septicité la favorisait peut-être

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