SUR L'ACTION DES BROMURES DANS LES AFFECTIONS PRURIGINEUSES. 3S
Six jours après, le 18, je fus appelé de nouveau par cette malade^ Tapai* sèment du prurit vulvaire s'était maintenu.
Trois jours auparavant elle avait été exposée un soir à la pluie dans un concert en plein air; elle avait été prise d'une toux iniensej surtout pendant la nuit ; cette toux était rauque, sèche, provoquée par un chatouillement laryngien.
Dans toute la poitrine la resph*ation était également rude, sans râles.
Convaincu que cette bronchite était sous la dépendance de la modalité constitutionnelle qui avait provoqué l'afiection pytiriasique du cuir chevelu et le prurit vulvaire. je prescrivis immédiatement sur le dos l'application d'un large emplâtre de thapsia et, pendant la nuit^ deux à trois cuillerées de la mixtm-e :
Sirop d'aconit \
Sirop de jusquiame > aa 40 grammes.
Sirop de Tolu '
Bromure de potassium 6 —
Le mélange de la jusquiame et du bromure m'a plusieurs fois très-Dien réussi pour apaiser des toux violentes, et l'aconit m'a paru utile dans les affections prurigineuses.
Absent pendant quinze jours, je dus suspendre les directions que je donnais à cette malade. Je la trouvai^ à mon retour, dans un état fâcheux. Le traitement ne lui avait procuré qu'un soulagement incomplet et passager. Elle ne dormait pas, continuait à tousser beaucoup, surtout pendant la nuit ; le bruit respiratoire était rude et faible, mêlé de sibilance dans toute la poitrine ; le pouls était accéléré, la peau sèche et chaude. A ces locah'sations thoraciques s'ajoutait un état dyspeptique très-prononcé; l'appétit était presque nul ; la malade accusait une douleur vive dans la région épigastrique, exaspérée par l'ingestion des aliments. Je pensai que la congestion des organes respiratoires provoquée par l'impression du froid était entretenue par la disposition constitutionnelle dont le prurit vulvaire avait été une manifestation, et que cette irritation locale était devenue la cause occasionnelle d'une métastase ou métaptose dans le sens doctrinal que la science moderne permet d'attacher à ce mot (1).
Je résolus donc d'agir de nouveau par les révulsifs cutanés. Je fis appliquer un vésicatoire assez lai'ge sur la région épigastrique, et, en même temps, je fis prendre à la malade quelques gouttes d'un mélange de teinture de belladone et de solution de Fowler.
Le résultat fut aussi heureux que rapide ; quatre jours après, je trouvai la
(1) C'est-à-dire qu'au lieu d'y voir le transport d'un principe morbide admis hypo-< thétiquement par les humoristes, il faut y voir le transport d'une action morbide. GOBliKAU DE Mosst. — Clin. méd. lï. — 22
83S CLINIQUE UÈÙICALË.
aialade lêtée, sans fLhne, ayant retremTé de Tappétit^ les traits épanouis et reposés, toussant à peine. La douleur d'estomao avait disparu. Je la maintins WHit le m(me traitement.
Cependant, au bout de dix on douze jours, la toux sans être aussi intense ^'elle ramdt été recommença, Tappétit diminua de nouTeau; je Os appliquer un second vésicatoire sur la région épigastrique ; à partir de ce moment rett(HDac r^HTlt son activité IbnctionneUe, le sommeU se rétablit eomplétement, la toux seule persistait encore, très-amoindrie, accompagnée parfois d\m sentiment de grattement au niveau de la trachée ; la malade se MMcitait d'avoir recouvré ses forces et Tappétit était excellent ; eUe continuait Fusage de sa potion arsenicale, pour prévenir un nouvel assaut de la Huxion diathésique sur le tégument gastro-pulmonaire. Après avoir constaté l'efficacité de la diversion opérée par les révulsifs, je lui fis appliquer un vésicatoire à demeure sur la partie externe du bras gauche. Je lui avais parlé d'un cautère qu'elle avait repoussé, quoiqu'il soit dans ce cas d'une application plus sûre et d'im entretien beaucoup moins pénible pour les malades. Mais, comme il arrive trop souvent, chez les herpétiques surtout, le vésicatoire ne put pas s'établir, il séchait ou s'enflammait et irritait vivement le système nerveux, déjà trop excité, sans aucun bénéfice. Je fus obligé de le supprimer. La toux était revenue, surtout pendant la nuit, accompa-* gnée d'une sensation prurigineuse à la gorge. Le pharynx était rouge et granuleux^ La malade écartant la proposition d'un cautère, je lui prescrivis tous les huit jours une mouche de Bfilan sur les espaces scapulo^achidiens au niveau de la racine des bronches, avec la recommandation de ne la laisser que douze heures sur la peau, pour éviter l'irritation nerveuse, que pourrait provoquer son application prolongée.
En même temps je lui fis priser, six fois dans les vingt-quatre heures et surtout pendant la nuit, une pincée du mélange suivant :
Poudre de gomme arabiqae 11 gnaimes.
Racine de bellsdonei t —
Ryérochlonite de morphine. . . . é . . . 0,10 cenlig.
La médicatton arsenicale fht eonikioéei
Le 10 décembre, quinze jours après que cette médieatiofi a été eommencée, je trouve la malade dans un état satisfaisant : Fappétit est développé, le sommeil est ban, les fcurces rraaissent, la chatouillement guttural a cessé, la malade tousse peu et seulement pendant la nuit ; l'toscultation ne fait constater qu'une légère rudesse générale du bruit respiratoire, indice probable d'un état granuleux des cordes vocales, car le pharynx est encore iiyecté et grenu.
La malade a déjà appHqué deux mouches de Mibm, et eUe répétera tous les huit jours cette application; Elle attribue à ses poudres l'apaisement de
SUR l'action DBS BROMURU DAMS U» AmCTIONS PRURIGINEUSES. SS9
k totix et da prtirtt pbaryngico ; elle doit les oontiattér tf ae la médieitloti interne.
Après aToir été quelque temps dans an état satisfaisant, la malade Dégl^ gea l'application des rémlsifs, et cette infraction anx prescriptions que je loi aTais fkites fat siiiTle d'ane nooTelle rechute, marquée comme les précé« dentés par un trouble simultané des organes respiratoires et des organes di-» gestifs. 11 fallut recourir aux mêmes moyens, qui trtomphèreitl plus lefllêment que la première fois de cette affection moins violente qu'au débtftf mais plus opiniâtre. Vers la fin de l'hifer, j'engageai la malade à aller cher» cher à Pau sa convalescence f cette station loi ofinrant, atec les avantages d'un changement de milieu, des conditions climatériques Men préféraUeS à celles qui Tentooraient à Paris. Je lui conseillai l'usage do suc de cresson^ rexercice en plein air, que Finclémence dn ciel parisien ne lui avait pas permis jusque là, et plus tard Teau de la Bourboule. Le souvenir de ses cdi^ ques hépatiques me faisait craindre pour ^le les eaux solftireffses, car c'est un fait d'expérience, et j'ai eu bien des fois l'occasion de le vérifier, qne le soufre exerce une action stimulante sur le foie, et en général sur tout le système de la circulation abdcmiinale.
L'éruption ou l'augmentation des congestions hémorrhoïdales sont tous les jours observées après les cures hydrosulfureuses, et j'ai eu plusieurs fois à traiter des coliques et des engorgements hépatique» qui dataient de l'usage de ces eaux. J'ai même ru on malade qui avait été traité plusieurs fois aree succès à Vichy pour une affection de ee genre. Le médecin distingué qui le dirigeait crut, en raison d'tme compHcatk» d'angine granuleuse, devoir substituer aux eaux de la Grande-Grille, qu'il lui avait prescrites jusque-là, la source du puits Chomet qui est légèrement sulfureuse ; lofai d'en obtenir le soulagement qu'il trouvait habituellement à Vichy, il en revint plus malade qu'il n'y était allé^ et l'année suivante, je l'envoyai à Vais qui lui rendit la santé*
Dans les affections prurigineuses du tégument externe, j'ai phmeuBi fois employé les bromures avec succès.
Obs. n. «- n y a quatre ou cinq ans^ je ft» consulté par un ifMBÊsé tgt de plus de quatre-vingts ans, et qui était toormenlé par on fnsuppoftaHe prurit se faisant sentir prfndpalemefif sur les bras, le cou^ le dos ef sur h poitrine. La peau, au niveau des parties prurigineuses, offrait tnte légire injection à peine visible sur son Hssn aminci, flasque et bistré, comme B Test souvent ches les vieillards. Elle ofPndt par places un aspect grenu, chagriné, comme si elle était hérissée de très-petites papules rudifflentahtrs. AU reste le prurit se faisait sentir dans des régions où le tissu cutané ne prétoeu-
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tait aucune modification autre que la trace des ongles qui l'avaient déchirée Ce prurit augmentait pendant, la nuit et mettait obstacle au sommeil. Le malade s'en plaignait dans les termes les plus vifs et réclamait du soulagement. D*abord je lui fis prendre de l'aconit à l'intérieur, et je fis laver les parties prurigineuses avec une infusion de cette plante ; on les saupoudrait ensuite avec un mélange de fécule de riz, de fleur de zinc et de poudre de racine de belladone, mélange qui m'avait réussi dans un cas de dermalgjic consécutive à un zona. Le malade ne fut pas soulagé ; l'insomnie, l'excitation nerveuse ébranlaient sa santé. Je lui fis faire alors des onctions avec une pommade ayant pour excipient du cold-cream et dans laquelle je fis entrer, comme élément actif, le bromure de potassium à la dose de 2 ou 3 grammes pour 30 grammes avec 50 centigrammes de camphre. J'ai égaré la note dans laquelle j'avais transcrit cette formule, et je ne puis en affirmer la dose.
Je recommandai de n'en faire qu'une application limitée ; je craignais la suppression brusque d'un foyer d'irritation diathésique ; en même temps je fis prendre au malade des amers et je lui traçai un régime dont les excitants étaient exclus. Mes prescriptions furent fidèlement exécutées et le prurit, modéré par les premières applications de ce topique, fut rapidement apaisé.
Obs. III. — Madame la comtesse C..., âgée de cinquante-huit ans, de race. arthritique, est sujette depuis son enfance à de fréquents vomissements ; mais depuis quelques années, et surtout depuis plusieurs mois, ils se répètent si souvent après l'ingestion des aliments que la nutrition a été gravement altérée.
La malade est devenue profondément anémique, et sur la peau des membres et du dos s'est développée une éruption de prurigo qui lui cause d' atroces démangeaisons et met obstacle au sommeil. M' étant assuré qu'il n'existait chez cette dame aucune lésion organique, je lui fis appliquer sur l'épigastre un emplâtre de thérlaque et belladone, et je lui fis boire de l'eau de Vais (Saint-Jean). Je lui conseillai des bains amylacés additionnés de 200 grammes de sous-carbonate de soude, un mélange de poudre de riz, de fleur de zinc, de racine de belladone et de poudre de benjoin sur les parties prurigineuses. Ces moyens atténuèrent le prurit sans le faire disparaître. Les ▼omissements avaient presque complètement cessé ; la malade reprenait des forces quand, à la suite d'un refroidissement, elle fut prise de toux et d'un point décote à droite; un purgatif magnésien, des cataplasmes^ firent justice de ces accidents. Cependant le prurit persistait et l'éruption prurigineuse occupait toujours une étendue considérable du dos, surtout entre les épaules et les membres, principalement dans le sens de rextension.
SUR l'action des bromures dans les affections prurigineuses. 3Û1 Je conseillai alors des onctions avec la pommade :
Glycérolé d'amidon 30 grammes.
Bromure de potassium 3 —
Extrait de belladone 0,15 centig.
La malade fut notablement soulagée, mais l'ëniption persista ; je l'engageai alors à appliquer sur une ou deux des agglomérations papuleuses une autre pommade ainsi composée :
Glycérine anglaise neutre &0 grammes.
Amidon ^ —
Bromure de potassium ^ —
Calomel à la vapeur 2 —
Extrait de belladone 0,40 centig.
Cette application fut beaucoup plus efficace que la précédente ; non-seulement le prurit fut apaisé, mais la lésion cutanée se modiOa. Je restreignis l'application de ce topique aux parties qui étaient le foyer principal do la sensation prurigineuse. J'eusse craint, en supprimant trop brusquement les manifestations cutanées de Therpétisme, de raviver l'afTection gastrique, et d'une autre part il fallait calmer le prurit pour rétablir le sommeil, ce grand harmonisateur des actions nerveuses dont le trouble joue un si grand rôle dans les affections herpétiques.
On continua les bains alcalins une ou deux fois par semaine, et je fis prendre deux fois par jour, dans une cuillerée d'infusion aromatique, six à douze gouttes du mélange :
Teinture de Beaumé 3 grammes.
Solution de Fowler 2 —
Teinture de belladone 1 —
A partir de ce moment les vomissements qui dataient de Tenfance et qui, depuis plusieui*s mois, avaient pris des proportions inquiétantes, cessèrent complètement. J'engageai la comtesse C... à se rendre à Fontainebleau pour respirer un air pur et tenter une cure de raisins. L'essai qu'elle en fit ne parut pas lui réussir et elle l'abandonna.
Le 16 octobre je la revis à Paris, engi*aissée, ayant retrouvé des forces. Son teint étail beaucoup moins pâle. Pendant son séjour à Fontainebleau elle avait mis de côté, pendant deux joui-s, ses emplâtres belladones : aussitôt les vomissements avaient recommencé, et cessèrent de nouveau avec leur usage ; le prurigo avait en grande partie disparu ; elle avait bon appétit et pouvait impunément le satisfaire.
I&9 CLINIQUE lltDICAtB.
Dans cette observation, le bromure avait modéré le pruritf mais ne l'avait pas fait cesser comme chez le premier malade.
La différence des conditions dans lesquelles ce prurit s était manifesté explique facilement la différence des résultats. Dans le premier cas, s*il ne constituait pas toute la maladie, il en était l'élément principal. Cet état chagriné de la peau, s'il n'était pas consécutif au trouble sensitif, était évidemment secondaire et n'ei^istait que dans une très^petite étendue des points où le prurit se faisait sentir. Chez madame C..., ce prurit avait pour substratum une lésion dermique très-accentuée, et le calomel, en modifiant cette lésion, a eu probablement la plus grande part dans l'apaisement du trouble nerveux.
JÊBOTISME DIS !..« VfSIVOPi^rSR (1),
Sommaire. — > Définitions» «— EidUtioni tnooitlfs tmi tpprocbttde la vie mettstrnellii.
-— Mêmes exagérttioQS sensorielles 4 l'époque do I4 ménopause. -^ Uémnhàgiê^ •«• Polyménorrhée.
Faits et observations cliniques. -^ Ktdtations génésiqnes ant approches de la ménopause. — Lésions concomitantes de l'appareil génital. — IVoublet néTropa-* tbiques concomitants, -^ Névrose et anémie consécutives.
Traitement de Térotisme de la ménopause.
Messieurs,
Il 7 a des circonstances délicates où le médecin devient le confident de souffrances intimes qui troublent à la fois Técpilibre organique et les sentiments moraux»
Cette étroite union, qui enchaîne et asservit dans une certaine mesura l'être pensant aux instruments de la vie, peut se traduire dans l'état morbide par des désordres intellectuels ou des anomalies instinctives oui échappent au contrôle et à la domination de la force nior$ile. Dans ce cas, une double mission incombe au médecin : tout en cherchant à rétablir l'harmonie détruite, il devra souvent éclairer et rassurer les consciences inquiètes. Au début de sa carrière, l'inexpérience peut affaiblir l'autorité dont il a besoin pour exercer son art avec succès. Voil^ pourquoi j'aj cru utile de faire connaître à mes jeunes confrères une affection qui n'est pas très-rare et qui peut causer quelque embarras à ceux qui la rencontrent pour la première fois.
Je désigne sous le nom A'érotisme (2) de la ménopause un trouble de rinstinct génésique que j'ai observé un certain nombre de fois chez des
(1) Leçon publiée dans la GazeUe hebdomadaire 1870.
{%) J'avais d'abord attribué \ cette aberration instinctife le nom à'érùiomanie^ romi eicellept ami le docteur FoviUe m'<^ ^mX oftserver que pe mot avait été employé par Esquirol di^ns un sens tout différent \ le inqt de nfmpbomanie |ippUqUfM[it l'jdée d'iKlbit tudes perverses qui ne sont pas la conséquence nécessaire de Taffection que je décris ici^ JVd cru devoir créer pour la désigner la dénomination à'érotiême.
femmes arrivées à Tâge critique, et qui très-probablement est plus commun que n'autoriserait à le supposer le silence des gynécologues. On comprend d'ailleurs que bien des motifs peuvent engager les femmes à garder le silence sur un point aussi délicat : il y en a qui regardent comme une imperfection morale ces excitations anomales du sens génital qui constituent un état morbide ; beaucoup se contentent de lutter en silence, ou d'autres s'abandonnent aux entraînements de leur passion sans consulter le médecin qui souvent cependant pourrait intervenir d'une manière utile. Pour ma part, j'ai recueilli sept ou huit faits de ce genre, et je crois utile de résumer les enseignements qu'ils m'ont apportés.
Chez un certain nombre de femmes, le sens génital ne s'éveille que taixlivement, tandis que chez d'autres il devance la puberté ; et l'on voit des enfants non menstruées éprouver et manifester des désirs précoces, qui s'adressent parfois aux gens les moins faits pour les inspirer. J'ai reçu les confidences de mères épouvantées de ces dispositions, qui trop souvent aboutissaient à des excès solitaires, et qui plus tard faisaient place à l'honnêteté la plus pudique et à la vertu la plus irréprochable. Ainsi, aux approches de la vie menstruelle, quand l'appareil génital va révéler son aptitude fonctionnelle, des excitations anomales peuvent se manifester dans la partie du centre nerveux où se centralisent les sensations et les instincts qui appellent ou encouragent l'exercice de cette fonction. Il est curieux de voir à l'autre extrémité de cette période de la vie, quand l'ovaire va rentrer dans le silence, quand Tappareil générateur va s'atrophier et ne comptera plus dans l'organisme, quand la vie individuelle subsistera seule, survivant à la vie de l'espèce, il est curieux, dis-je, de voir ces mêmes exagérations sensorielles se reproduire en dehors du but qui les explique. Ainsi, des phénomènes analogues se manifestent au moment où le lien qui unissait cet appareil à la vie générale va se briser, comme au moment où il se noue ; et cette suractivité fonctionnelle ne se traduit pas seulement par des anomalies nerveuses ; des ménorrhagies, de la polyménorrhée, précèdent très-souvent la cessation de la menstruation, ou, en d'autres termes, des troubles divers de la fonction peuvent survenir avant son abolition.
Le premier fait qui appela mon attention sur ce point remonte à plus de vingt-cinq ans. Je voyais, avec mon excellent maître Chomel, une dame mélancolique, âgée de quarante-six ans environ, dont la folie aboutit peu de temps après au suicide. Une de ses amies, personne de la vertu la plus austère et la moins suspecte, me confia que cette pauvre femme était complètement abandonnée par son mari, qui depuis plu-